Hungarœ gentis avitum cognomcn, Presbourg
4. L. cit. jî-80; — Jerney croit trouver la justification de son système dans Léon VI, Tactica, c. xvm.
5. A Magyar vezérek Icora (p. 21). M. Szabô remarque, d’après une brochure.de M. Jaszay, qu’en 1849 les x^aysans prenaient les noms
LES ORIGINES ET L’ÉPOQUE PAÏENNE
Une huitième tribu vint faire corps avec la nation magyare, à la suite d’une guerre civile chez les Khazars : les vaincus, qui prirent le nom de Kabars1 quittèrent leur pays, et furent reçus dans l’Etel-Kôz sur un pied d’égalité. Peu après l’arrivée de ce renfort, un peuple aussi nombreux et aussi brave ne put manquer d’attirer l’attention des politiques de Byzance, toujours habiles à saisir au vol les alliances utiles, et à corriger, parles merveilleuses ressources de leur diplomatie, leur irrémédiable décadence militaire. L’éternelle guerre bulgare avait recommencé sous le roi Siméon, qui, pour venger le commerce bulgare gêné à Constantinople et interdit à Tliessalonique, ravageait la Macédoine; l’empereur Léon VI, qui était monté sur le trône en 886, ayant subi quelques défaites, et renonçant à lutter avec ses seules forces, envoya des ambassadeurs négocier une alliance avec Arpâd. Cet incident de la politique orientale détermina la grande carrière historique des Magyars 2.
Us traversèrent la Roumanie actuelle et franchirent le Danube : les Bulgares, qui venaient de détruire l’armée impériale, se trouvèrent attaqués à leur tour. On ne connaît pas exactement les événements de cette guerre : les cavaliers hongrois, commandés par Levente, üls d’Arpad, ont proba-
des généraux dans un sens collectif. Cette habitude n’est d’ailleurs point particulière à la Hongrie.