‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 15 sur 179 · Peut-être kobors, vagabonds · texte numérisé non relu

Peut-être kobors, vagabonds

2. Les Annal. Bertin. (862) disaient déjà : Hostes ante illis populis inexperti, qui Ungri vocantur. On trouverait même ce mot dans quelques récits relatifs au huitième siècle ; mais il s’agit sans doute d’une troupe isolée, ou de quelques Avares ou Bulgares que la terreur générale a ensuite fait confondre avec les Hongrois.

HISTOIRE GÉNÉRALE LES lluNGROIS

Jblement remporté plusieurs victoires et repris une partie, du butin conquis en Macédoine. Ensuite, ils retournèrent dans leur pays, soit qu’ils aient fini par subir une défaite, soit que les négociations du prince bulgare avec la Cour impériale leur eussent ôté tout motif de continuer la lutte l.

D’ailleurs une attaque de leurs vieux ennemis les Petcliénègues 2 les rappela dans l’Etel-Kôz : c’était une vengeance du prince bulgare qui avait fait alliance avec ce peuple grossier et féroce3. Ils trouvèrent leurs familles dispersées, dépouillées de tout, leurs campements dévastés, le sol désormais inhabitable.

Il fallait donc quitter l’Etel-Koz. La seule direction possible était celle du Nord-Ouest, et ils marchèrent de ce côté où ils devaient rencontrer, soit comme alliés, soit comme ennemis, de nouveaux peuples slaves, les Russes de Kievv et les Galliciens, et de plus, suivant une tradition contestable, les Cumans, peuple de race turque. Une aussi énorme migration que celle des Magyars devait laisser des traces, nonseulement dans leurs propres chroniques, mais dans les souvenirs des Russes. En effet Nestor nous parle, dans un passage malheureusement peu clair, des « Ougres qui s’approchèrent » des rives du Dniéper, et campèrent avec leurs chariots non » loin de Kiew ; nomades comme les Polowces (les Cumans),

1. Constantin, 1. cit. ch. xl (il appelle Levente Ato’jVTiva) ; — Schafarik, Slavische Alterthümer, t. Il, p. 180. Stritter [Memoriœ populorum, t. 111. 2e partie, ch. i et ii), résume comme toujours les données des écrivains byzantins.

2. Les premiers rapports des Magyars avec les étals de l’Europe ne seront exposés qu’au ch. ni.

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