Szilâgvi, I
Les seigneurs et le peuple de Hongrie reçurent bientôt un cadavre impérial 1 et une captive impériale i.
Ce long règne agité se dérobe à une conclusion comme à une formule; tout ce que l’on peut faire, c’est de mettre d’un côté quelques sérieux travaux législatifs , le désir respectable de pacifier la chrétienté, le cadre préparé d’un grand État danubien, abritant et pacifiant la diversité des races ; de l’autre, Y absentéisme royal, les vastes et lointaines ambitions, la Dalmatie perdue comme la frontière du nord, le Turc mal combattu, le désordre financier, des guerres aussi inutiles que funestes. Il est probable que dans la balance le mal l’emportera de beaucoup.
1 . Faut-il prendre au pied de la lettre ce que dit Æneas Sylvius (c. 54): occurrunt lugubres Hungari, nec tenere lacrimas in tanta rerum novitate possunt ?