‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 16 sur 179 · Constantin, ch. XL. — Schafarik, 1. cit · texte numérisé non relu

Constantin, ch. XL. — Schafarik, 1. cit

LES ORIGINES ET L’ÉPOQUE PAÏENNE

» et venus de l’Orient, ils déclarèrent la guerre » tants de ces contrées 1 . »

Voici maintenant le récit du Notaire Anonyme, be^ucQiï^) plus explicite, plus légendaire malheureusement 2.

Les princes russes, trop faibles pour résister dans les murs de Kiew, appellent à leur secours les sept chefs cumans avec d’innombrables cavaliers. Avant la bataille le duc magyar adresse un discours en règle à ses soldats. « Ne soyez pas effrayés en voyant cette multitude de Iluthè- » nés et de Cumans: la force n’est pas dans le nombre, mais » dans le courage. Ne savez-vous qu’un seul lion met en fuite » de nombreux cerfs, comme dit un philosophe? Qui peut » résister aux guerriers de la Scythie : n'ont-ils pas vaincu » Darius, roi des Perses? » Il leur parle ensuite de Cyrus, d’Alexandre et d’Olvmpias. Transportés , comme il était naturel, par cette savante éloquence, les Hongrois sont entièrement vainqueurs, et font voler à coup de glaive les têtes rondes des Cumans semblables à des citrouilles.

Les princes russes, assiégés dans Kiew, voyant apporter des échelles pour l’assaut et n’espérant plus aucun secours, demandent la paix. Ils l’obtiennent moyennant un tribut de dix mille marcs, plus un présent consistant en mille chevaux, avec leurs selles et leurs brides ornées à la manière russe, en quarante chameaux de transport, en quarante jeunes esclaves et en fourrures d’hermine ; en outre les principales familles devaient fournir des otages. Les Russes, désirant se débarrasser de ces hôtes incommodes, les enga-

1. La chronique de Nestoi’, trad. Louis Paris, (Paris, 1834, 2 in-8° p. 31, années 6395 à 0406 (880-996).

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