‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 154 sur 179 · Zredna, ép. 4t · texte numérisé non relu

Zredna, ép. 4t

nuer leurs conquêtes, et achever la ruine de l’Empire d’Orient. La réponse adressée au pape fut donc aussi ferme que respectueuse : « Nous ne pouvons accepter votre conseil ; » nous avons toujours désiré le repos et la £>aix, mais un » repos vraiment capable de procurer la sécurité à notre » patrie b » En même temps que se manifestait ce désaccord au sujet de la croisade que le pape voulait interrompre et les Magyars continuer, recommençaient les anciennes querelles relatives à l’investiture des dignités ecclésiastiques1 2. Les choses en vinrent au point que Nicolas fit arrêter et mettre en prison un ambassadeur hongrois, ce que le Gouverneur lui reprocha d’autant plus vivement que cet acte de violence était commis dans la libre année du Jubilé3.

Il était d'autant plus dur pour les Hongrois de se voir gênés par le Saint-Siège, qu’ils se préparaient alors à combattre les Hussites établis sur leur propre sol. Chose étrange, l’Empereui; et Piccolomini avaient une telle influence sur la cour de Rome qu’ils trouvaient en elle une alliée contre Jean Ilunyade, l’adversaire de l’hérétique Giskra; solidement établi dans les montagnes hongroises les plus rapprochées de la Moravie, Giskra était de fait l’allié des princes autrichiens4. Le Gouverneur, avant de combattre ce redoutable chef, eut soin de se réconcilier avec deux grands seigneurs qui le jalousaient, le vieux vaïvode Ujlakv et le Palatin Gara , le premier irrité de voir son ancien élève le réduire au gouvernement de la Transylvanie , le second

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