Pray, ann. 1472, etc
2. On en trouva le récit détaillé, p. ex. dans Fessier-Klein, t. III, p. 106 et suiv.
demandèrent une entrevue pacifique. 11 parut à cheval dans un costume de soie blanche brodée d’or et garnie de perles, entre le roi Casimir et son fils Wladislas. Le traité, qui fut confirmé le 12 février 1475, attribuait à la royauté hongroise la Moravie et la plus grande partie de la Silésie, à peu Xirès la moitié des Etats soumis à saint Wenceslas.
La dernière et la plus longue période du règne (1475-1490) est aussi la moins compliquée et la plus constamment glorieuse. Les relations avec les pays slaves, Bohême et Pologne, ne sont que xiassagèrement troublées, et la politique hongroise poursuit alternativement ses deux grands ennemis, le Turc et l’Empereur1.
C’est en grande partie avec des soldats magyars auxiliaires que le prince Etienne de Moldavie remporta une victoire qui délivra momentanément son jjays; et une partie des étendards conquis furent envoyés à Mathias2. Le roi luimême, laissant la régence à Emerich Zâpolva, vint assiéger Szabacs, menace constante j>our la Hongrie, et s’en empara aux applaudissements du monde chrétien. Son lieutenant Bâthory mit en fuite les Turcs de Moldavie déjà effrayés à l’apxiroche du fils du grand Hunyade. Le feu des croisades ’se rallumait dans les âmes : un jour que les frères Michaloghli, célèbres pillards musulmans, avaient emmené du butin et des captifs au-delà du Danube, Pierre et François Doszy conduisirent leurs couq^atriotes à la vengeance. Les prisonniers gardés dans une vallée voisine, en entendant
1. Y. sur le commencement de cette période et la fin de la précédente, en ce qui concerne la question austro-liongroise, les Monument a habsburgica (au temps de Maximilien), par J. Chmel, 3 vol. (Vienne, 1854-1858, surtout II, p. 3-122).