Les Rotnccnische Studien, déjà cités, p
2. Flavius Vopiscus, Aurelian ch. xxxix : Provinciam transdanuvinam Daciam a Trajano constitutam sublato exercitu etpro'vin— cialibus reliquit. .. abductosque ex ea populos in Mæsia collocaAit. — Eutropius, ch. xvm i abductos Romanos ex urbibus et agiis Daciæ collocavit.
ils aient préféré une vie misérable dans les montagnes à la vie civilisée qui leur était offerte au delà du fleuve? Déplus, s’il était resté une population roumaine, nous en trouverions quelque trace dans l’histoire des siècles suivants : or, en est-il question au temps des Avares ? Les voyons-nous, lors de la conquête de Charlemagne, se réclamer de leur puissant voisin, de leur protecteur naturel, le nouveau César d’Occident ? Pourquoi donc le roi Geysa II aurait-il eu besoin d’apiieler des Saxons et des Flamands à fonder des colonies ? Les témoignages ont été mal compris: l’Anonyme ne mérite aucune confiance; les Ausoniens de Prisons sont des habitants delà frontière qui avaient appris le latin ; les Wlachowe de Nestor sont les Francs de l’Empire germanique 1 , ceux de la légende de Métliodius sont des Welches, des colons italiens ; les Daces d’Anne Comnène ne sont autres que des Hongrois. La population roumaine que nous voyons aujourd’hui date du treizième siècle : c’est alors qu’après bien des mélanges elle repassa le Danube pour s’établir définitivement au nord de ce fleuve, laissant dans la région de l’Hèmus une colonie considérable qui existe encore.
L’habile argumentation de M. Rœsler n’est pas absolument convaincante. Ces émigrations de peuples devenus laboureurs et civilisés sont rares, et jamais on n’en aurait vu d’aussi complète.
Mais ce qui est certain, c’est que les Roumains n’avaient pas fondé un véritable État. Les Slaves, surtout ceux du nord-ouest, avaient une bien plus grande importance politique, et ils ont exercé par la suite l’influence la plus décisive