Liutprand (1. cit. , p
aux courses en Allemagne, môme dans le Nord : à la mort de Henri l’Oiseleur, il crut la Saxe affaiblie et la fit envahir; mais le jeune roi Otton, déjoua toutes ses tentatives1 2. La mort d’Arnulf de Bavière allié des Hongrois, leur rendit toute liberté de ce côté, et leur rouvrit une route plus facile vers la France du Nord et la Belgique : si le nouveau duc de Bavière, Berthold, les vainquit en 943 % nous ne voyons pas qu’au delà du Rhin ils aient subi aucun grave échec3. Plusieurs fois ils portèrent la terreur en Champagne et en Bourgogne, et môme au sud d’Orléans : Luxeuil comme Dole, de nombreuses villes, de nombreux monastères furent détruits. Des légendes merveilleuses s’attachèrent à ces sombres récits : tel moine avait défié toutes les flèches sans être atteint d’une seule; tel Hongre ayant frappé un autel de pierre n’avait pu en détacher sa main ; miracle plus étonnant, un moine de Belgique avait converti quelques-uns de ces païens4. Mais aucune résistance sérieuse ne leur était opposée. Ainsi, malgré Mersebourg et quelques autres défaites, lorsque Zoltân mourut en 947, les Magyars n’avaient presque rien perdu de leur formidable élan.
Nous savons peu de chose sur Taksony, le fils de Zoltàu. Ce jeune et vaillant prince de dix-sept ans était destiné à un règne assez triste, car la fortune de son peuple dans les luttes offensives allait s’épuisant. Il eut le maheur de si-