‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 38 sur 179 · Vita Vieberti a. 946 (Perlz. VII · texte numérisé non relu

Vita Vieberti a. 946 (Perlz. VII

LES ORIGINES ET L'ÉPOQUE PAÏENNE

gnaler son avènement (947) par quelques succès qui lui donnèrent trop de confiance. Les Italiens, à qui le nom seul des Hongrois faisait éprouver une véritable terreur, et qui priaient saint Geminianus de les défendre de leurs flèches1, les Italiens cette fois encore n’essayèrent pas de lutter. Bérenger II, en guerre avec Lothaire, fils de Hugues, voyant arriver une grande armée conduite par le nouveau duc, préféra payer la rançon du royaume d’Italie au moyen d’une forte somme d'argent levée sur les églises ; aussi fut-il accusé d’avoir cherché un prétexte pour ruiner son peuple d’impôts2. C’était la dernière invasion en Italie.

La France fut éprouvée davantage : les incursions n’avaient jamais été aussi fréquentes ni aussi prolongées qu’elles le furent pendant les premières années de Taksony, en Alsace, en Franclie-Conté, jusque dans le Languedoc3, jusque dans le royaume d’Arles, où Conrad imagina de les mettre aux prises avec les Sarrazins 4. Au nord, la ville de Cambray leur résista; mais la Lorraine, livrée par son propre duc, fut plus que jamais dévastée. Ce torrent périodique allait être arrêté par la bataille d’Augsbourg : depuis 955 1a France ne revit plus les Hongrois 5.

La bataille d’Augsbourg est le point culminant de cette

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