‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 40 sur 179 · I . 17 ta S. Udalrici (Peiiz, IV · texte numérisé non relu

I . 17 ta S. Udalrici (Peiiz, IV

LES ORIGINES ET L’ÉPOQUE PAÏENNE

de sa récente trahison, se dévoue à la cause chrétienne dont le triomphe allait lui coûter la vie, et supporte l’effort de l’ennemi, que le roi Otton vient prendre à revers. Enveloppés à leur tour, les Hongrois s’enfuient; mais les eaux du Lech leur barraient le passage : beaucoup se noyèrent, beaucoup furent massacrés ou pris1. Le camp abandonné livra aux Allemands des richesses énormes ; mais ils payaient cher leur succès : bien des princes et des seigneurs de la plus haute féodalité germanique couvraient de leur corps le champ de bataille à jamais célèbre.

Sur ce fond de vérité indiscutable, l'imagination populaire a brodé plus d’une légende mêlée elle-même d’erreur et de vérité. D’abord on voulait, en Allemagne du moins, que l'armée vaincue eut succombée presque tout entière2; mais, comme le fait observer l’historien national de la Bohême 3, il est impossible que les vainqueurs pesamment armés, et d’ailleurs très-éprouvés au commencement de la bataille, aient entièrement détruit une armée de cavaliers. Un récit du temps nous apprend même qu’ils survécurent en assez grand nombre pour que, dans leur retraite précipitée, les bourgeois d’Augsbourg les voyant venir du haut de leurs murs aient éprouvé un instant d’inquiétude, et pour que la Bohême ait paru menacée d’une invasion par

1. Sur la bataille d’Augsbourg, V. Ann. Sangall. (Pertz, I, 79). — Flodoardi Annales (Pertz, III, 438). — Tliietmari Chronicon (Pertz, III, 746). — Giesebrecht, t. I, 418 et suiv. — Zeller, t. II, 326.

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