‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 41 sur 179 · Cunctos pœne delevit, dit Flodoard · texte numérisé non relu

Cunctos pœne delevit, dit Flodoard

3. Palacky, I, 218. Il s’appuie avec raison sur ce texte de la Vita S. Udalrici : quamvis incredibilis numerus illorum occisus fuisset, tantus tamen exercitus eorum remanebat. .. D’ailleurs, les Ann. Sangall. disent : multi compreliensi sunt.

les fuyards, avant que Boleslas les eût repoussés et se fût emparé d’un de leurs chefs, Lehel'.

Ce Lehel et un autre chef nommé Bulcs compliquent les memes légendes. On peut se rappeler que ces deux noms figurent au premier rang dans l’armée d’Arpad ; mais il n’est pas inexplicable qu’ils reparaissent au bout d’un demi-siècle. Les sources les plus différentes parlent, avec des détails inconciliables il est vrai, mais enfin toutes les sources parlent de Lehel et de Bulcs à la bataille d’Augsbourg. Deux petitsfils ont bien pu porter le nom de leur aïeul à la tête de deux tribus magyares. D’après un chroniqueur hongrois, Lehel et Bulcs, amenés après la bataille devant Conrad, et interrogés par lui sur la cause de leur cruauté envers les Chrétiens, lui auraient répondu : nous sommes la vengeance divine et le fléau envoyé contre vous. Puis Lehel aurait demandé à jouer une dernière fois de son cor, et s’en serait servi pour assommer Conrad et l’étendre mort à ses pieds1 2. Suivant d’autres traditions. Lehel et Bulcs, avec une multitude de prisonniers, auraient été pendus après la bataille, cruauté que les Hongrois auraient vengée par le massacre de vingt mille captifs3; ou bien ils auraient été pendus à Ilatisbonne, après avoir tenté de s'enfuir parle Danube; ou bien enfin Lehel serait tombé entre les mains des Tchèques. Tous ces récits, à moitié concordants, à moitié contradictoires, montrent à quel point l’imagination des peuples fut frappée par la nouvelle d’Augsbourg.

Parmi les princes qui envoyèrent des ambassadeurs à

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