‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 47 sur 179 · V. au ch. i · texte numérisé non relu

V. au ch. i

3. Avec les colonies bulgares vinrent s’établir sous Taksony un certain nombre de Musulmans, dont les descendants, appelés Ismaë-

et n’obéissant qu’au roi, tantôt des chevaliers allemands ou d’habiles politiques italiens1, attirés par les présents royaux et par la grande situation où les plaçait aussitôt la faveur royale : fait très-important pendant plusieurs siècles de l’histoire hongroise.

Les coutumes sociales étaient en rapport avec les institutions x>olitiques. Tous les membres de la famille et même de la tribu se regardaient comme frères ; ils étaient tous libres et tous nobles; c’est là l’origine de la nombreuse petite noblesse qui a toujours été le nerf de la Hongrie. Le mariage était respecté, et la polygamie probablement interdite2. Les chefs de famille et de tribu ôtaient comme les ducs eux-mêmes, à moitié héréditaires, à moitié électifs ou acclamés. Les terres assignées à la tribu et à la famille par le duc ou par l’assemblée de la Nation, étaient la propriété de tous3, même lorsque les diverses branches de la famille se les étaient partagées pour y construire des huttes qui devinrent peu à peu des maisons, et pour y faire paître les troupeaux en attendant la culture. Les chefs n’avaient pas encore de domaine à part ; c’est seulement lorsque le régime de la Hongrie fut devenu agricole que les chefs de-

liles dans tous les documents, conservèrent longtemps leur religion (V. dans le t. VII des Mémoires de T Académie de Saint-Pétersbourg, 1822, p. 627, le travail de Frœlm : de Daschkiris quœ memoriœ jj rôti ita sunt ab Ibn-Foszlcino et Jakuto, et la G do g . d'Aboulfeda, ti'ad. Reinaud, Paris 1838, p. 294).

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