‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 48 sur 179 · Kezai : de Nobilibus advenis (dans Endliclier · texte numérisé non relu

Kezai : de Nobilibus advenis (dans Endliclier

2. On peut le supposer d’après l’exemple de la famille ducale, et d’après un surnom flétrissant donné à Menmarôt, qui avait plusieurs femmes.

3. V. au ch. ni pour les analogies entre ce système et celui des Slaves.

LES ORIGINES ET L’ÉPOQUE PAÏENNE

vinrent propriétaires pour une partie et seigneurs pour le reste. Dans les premiers temps, la tribu ducale, celle qui vivait sous l’autorité immédiate du prince, s’établit au centre de la contrée, du côté de Pesth et d’Albe-Royale, plus riche peut-être, mais sans aucune suprématie.

Les anciens Magyars goûtaient peu le séjour des villes, et longtemps cette vie sédentaire a continué à leur répugner. Longtemps ils laissèrent les villes aux habitants qui les avaient précédés, ou aux colons étrangers qu’ils appelèrent dans leur empire. Maîtres de la plaine, ils se contentèrent d’être les souverains des montagnes sans y habiter, ce qui a fait dire qu’ils avaient détruit les populations de la plaine ou les avaient chassées dans les montagnes. Les historiens patriotes défendent leurs ancêtres contre ces accusations L Ils soutiennent que les Magyars ignoraient la cruauté contre ceux qui ne résistaient pas; que les seuls prisonniers de guerre devenaient esclaves, et encore avec l’espoir d'obtenir leur liberté; que le régime de la liberté commune n’a disparu que devant le régime féodal.

Quoi qu’il en soit, nous devons regretter de n’avoir pas de documents plus nombreux et plus positifs sur l’état social de cette époque; mais surtout d’avoir perdu jusqu’aux traces de la première culture intellectuelle des Magyars et de leur première industrie. L’archéologie nationale, très-active dejjuis quarante ans à Pestli et dans la province, a trouvé bien peu de chose sur cette époque; signalons toutefois le tombeau païen de Vereb1 2 renfermant des étriers, des mors,

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