‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 49 sur 179 · Szalay, Fessier-Klein, etc · texte numérisé non relu

Szalay, Fessier-Klein, etc

2. Erdy Jânos : Réyiséktani Kôzlemények , Pesth, 1868, in-4% avec des planches reproduisant les objets trouvés dans le tombeau païen de Vereb, et dont le plus curieux est le crâne du guerrier.

divers objets qui ressemblent à ceux que l’on a trouvés dans les tombeaux livoniens, plutôt qu’à ceux trouvés en Allemagne, avec des pièces d’argent portant le nom de Bérenger, et provenant sans aucun doute des incursions en Italie. Pas un seul vers ne nous est parvenu de ces chroniques chantées par les bardes Magyars, les Hegedôs, en l’honneur des héros ou à l’occasion des fêtes de famille joyeuses ou lugubres, des mariages ou des funérailles1. L’Église du moyen-âge les a proscrites comme entachées de paganisme et propres à en perpétuer les erreurs aussi bien que les souvenirs2. Au moins pouvons-nous en affirmer l’importance dans la vie hongroise de cette époque 3 : la musique des tziganes, si populaire encore aujourd’hui, est un lointain écho des vieux hegedôs.

Les regrets ne sont pas éternels, et les peuples n’en peuvent pas vivre. Vers la fin du dixième siècle, il fallait que la Hongrie entrât dans une phase nouvelle ; de même que les incursions et la guerre presque permanente n’étaient plus possibles, de même les vieilles mœurs, issues du régime nomade, allaient s’effacer devant la civilisation chrétienne très-imparfaite, mais enfin, devant la civilisation chrétienne des peuples voisins.

1. Toldy : Gesch. der ung. Lit., p. 36. — Flegedii signifie aujourd’hu violon.

2. Am. Thierry (II, 3i8), cite le huitième canon du Synode de Bude.

3. Symplionias atque dulces sonos cithararum et fistularum cum omnibus cantibus joculatorum habebant ante se (Anon., ch. xlvi, etc.)

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