‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 54 sur 179 · Giesebrecht, 1. cit . , t . II, p. 263 et suiv · texte numérisé non relu

Giesebrecht, 1. cit . , t . II, p. 263 et suiv

2. Les lois d’Étienne, formant 56 articles divisés en deux livres, se trouvent dans Endlicber, Monumenta arpadiana (p. 299-324).

3. Thurôczy, c. 30: Totam ecclesiam circuibat, et fracturas sive scissuras parietum ac tectorum, perspicacibus oculis et morose ins— piciebat .

Sanseverino venait fonder une abbaye à Tata, un autre monastère était créé à Weszprim par des religieuses grecques qui recevaient de la royauté des donations et des diplômes écrits dans leur langue.

Quelques-unes des églises et des maisons conventuelles possédaient des écoles, dont les plus élevées formaient des clercs théologiens ; peut-être même le studium generale de Weszprim date t-il de cette époque? Mais la Hongrie ne fut pas alors, et même ne fut dans aucune période du Moyen Age, un foyer de vives discussions théologiques, bien que les opinions de Bérenger sur l’eucharistie ne soient pas sans y avoir éveillé quelque attention 1 2. Elle reçut, non sans résistance mais sans dispute et sans examen, les doctrines et les principes ecclésiastiques qui, en l’an mil, avaient triomphé dans la chrétienté tout entière : elle n’opposa pas llathramn à Pascase Radbert, ni l’indépendance de l’épiscopat aux fausses décrétales3, pourvu toutefois qu’une seule chose fût préservée, l’indépendance de la nation. C’est seulement la Réforme du seizième siècle qui a fait éclore la vie théologique chez ses adversaires comme chez ses partisans; la Hongrie ecclésiastique du Moyen Age a été beaucoup plus pratique et politique que tournée vers les recherches de la science et de la pensée religieuses. En revanche le peuple dont nous étudions l’histoire est plus que tout autre demeuré à l’abri du fanatisme : les horreurs, qui, à diverses époques, y ont été commises au nom de la foi doivent presque toujours être

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