‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 82 sur 179 · Dlugosz, 1. VI, p. 604 et suîv · texte numérisé non relu

Dlugosz, 1. VI, p. 604 et suîv

2. Raumer ( Geschichte der llohenslaufen , III, 313), estime que fanion de l’Empire latin d’Orient avec la Hongrie lui aurait donné des chances de durée et aurait tenu les Turcs à distance de l’Europe.

cela n’était facile à se procurer. Les Vénitiens, dont on ne pouvait se passer pour avoir une tlotle, en agirent avec le roi.de Hongrie comme un vieil usurier avec un grand seigneur ruiné. Ils se firent céder à perpétuité la précieuse Zara plus le droit d’importer dans le royaume toutes leurs marchandises, les unes moyennant un faible droit, les autres sans rien payer. De plus une fort belle somme était stipulée pour la location des navires et devait être acquittée en quatre échéances rapprochées. Pour avoir assez d’argent ii fallut force emprunts, force impôts et jusqu’aux vases sacrés et aux plus rares trésors des églises, tels que la couronne de Gisèle et le calice enrichi de pierreries de l’abbaye de Tihctny. Quant à la composition de l’armée iL fallut recourir à de nombreux étrangers, car la nation magyare n’avait pas changé de sentiment comme la famille royale au sujet des croisades.

Partie de Spalato dans la fin d’août 1217 2, la Hotte d’André Il s’arrêta d’abord à l’ île de Chypre, où les chefs de la féodalité d’outre-mer lui firent grand accueil. On débarqua ensuite à Ptolémaïs. Les premières expéditions furent assez heureuses, notamment une attaque héroïque jusqu’à l’imprudence dirigée contre le Mont-Thabor. Mais les succès s’arrêtèrent là : les brouillards du Liban découragèrent le roi de Hongrie qui retourna dans l’ile de Chypre où il fut quelque temps malade. Les mauvaises nouvelles qu’il reçut de ses

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