‹ Histoire Générale des peuples de l'antiquité a nos joursChapitre 103 sur 344 · ME · texte numérisé non relu

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[/ADMINISTRATION. — LNTALIE ET LES TROX IN- ES. — Toutes les cités de la Péninsuk r'Naiont pas soumises au même régime, selon que Renie entendait les récompenser, leur donner à espérer ; i- P châtier. Dans le premier cas, elles recevaient le droil à-. ■- . ' avec toutes ses prérogatives, mais leurs citoyens ne pouvaient voter qu’à Rome. Le droit latin appartenait a la seconde catégorie. Il ne comportait que les droits civils, mais les magistrats locaux devenaient citoyens complets. Ces cités s’administraient elles-mêmes. On les appelait municipes. La troisième catégorie était celle des préfectures gouvernées directement par la métropole. Une bonne conduite leur permettait de passer dans une catégorie supérieure.

Il y avait aussi des cités fédérées, à régimes divers, sous le contrôle de la métropole. Fous les Italiens devaient le service militaire, les citoyens complets dans les légions, les autres comme auxiliaires.

Enfin, tout un système de colonies romaines ou latines, d’un caractère militaire, constituaient un puissant organe de surveillance, propageaient les mœurs romaines, excitaient le désir de jouir des mêmes droits que leurs membres. On laissait généralement les provinces se régir d’après leurs traditions, mais en remaniant ce qui pouvait entretenir l’idée nationale. Elles s’administraient sous le contrôle des gouverneurs romains. Ceux-ci étaient jusqu’à Sylla des magistrats, consuls et préteurs; à partir Porte du de Sylla, les mêmes magistrats à leur sortie de charge (proconsuls, propréteurs) . La durée de leur mission était d’un an, mais pouvait être prolongée. Leur pouvoir était discrétionnaire, sous réserve de respecter le statut de la province. Ils étaient juges au criminel, et, dans les affaires graves, au civil. Des légats les assistaient pour la guerre et l’administration, des questeurs responsables devant le Sénat pour les finances. Les provinciaux payaient de lourds impôts : tribut ou impôt personnel suivant la fortune de chacun ; vectigal, impôt foncier payé en nature (blé) ou en espèces ; portorium, droits de douane; réquisitions diverses.

L’exploitation de certaines richesses naturelles : mines, carrières, etc., appartenait à Rome.

La levée de l’impôt était affermée au corps des publicains, chevaliers romains qui en tiraient un profit considérable. Ils y ajoutaient l’usure. Leur puissance les rendait presque inviolables et, plutôt que de recevoir les plaintes dirigées contre eux, les gouverneurs préféraient trop souvent partager les bénéfices illicites. Le Sénat lui-même était trop intéressé aux abus pour se montrer équitable.

Les provinces trouvèrent dans la domination romaine l’ordre et la paix et s’en accommodèrent. Néanmoins on peut dire que sous la République elles furent cruellement exoloitées.

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