COUPE TRANSVERSALE - 4. FAÇADE RESTAURÉE
La maison romaine est, de tous les types d'habitations.
la mieux conçue. A l’origine, les Etrusques habitaient une masure sans fenêtres, qu’éclairait une ouverture pratiquée au milieu du toit et par laquelle s’échappait la fumée. Les Romains conservèrent cette disposition ; c’est y atrium.
Plus tard, des chambres furent disposées autour de l’ü frium; au centre, se trouvait un petit bassin ou impluvium, qui correspondait à l’ouverture carrée du toit et recevait l’eau de pluie. Tout contre ïatrium, un vestibule était réservé au maître de la maison: c’était le tahlinum ou cabinet de travail.
Le progrès aidant, les riches familles agrandirent l’habitation par l’adjonction d’un nouvel atrium, entouré
de colonnes (peristÿlium). Le centre de cette seconde cour s agrémentait d’un jardin orné d’œuvres d art. Sur ce jardin donnaient les chambres des maîtres (cubicula) et les salles à manger {triclinia), qui formaient, à proprement parler, l’appartement privé, tandis que le visiteur avait libre accès au premier atrium et au tahlinum.
L’intérieur romain était peu meublé à cause de l’exiguité des pièces, mais les murs étaient abondamment décorés de peintures à fresque; le vermillon, l’ocre et le noir dominaient. Parfois, des revêtements de marbres variés remplaçaient la peinture. Le sol était couvert de fines mosaïques et de tapis orientaux.
Certaines maisons possédaient un étage ainsi que des terrasses garnies d’arbustes et surmontées de
légères constructions en treillage (pergulæ), que les Italiens appellent encore pergola.
Si l’habitation n’avait qu’un petit nombre d’ouvertures sur le dehors, la façade qui bordait la rue principale s’animait, par contre, de boutiques (/ahernœ).
L’image que nous donnons de la maison dite du Centenaire reproduit, grâce à la reconstitution de Léon Chifflot, la disposition de la demeure des Romains aisés, dans les grandes agglomérations urbaines.
Découverte à Pompéi en 1879, c’est-à-dire dix-huit siècles après la destruction de la ville, elle est remarquable parle nombre de ses dépendances et par diverses particularités de distribution, dont voici les principales : deux atria, dont l’un est complètement fermé; la colonnade du péristyle a deux étages, chose très rare; des caves forment le sous-sol et dans l’une est construit un four. Sur Vatriurn principal donnent une chambre ornée de figures égyptiennes et deux ceci : l’un est noir, l’autre est blanc et enrichi d un décor très fin qui a, sans aucun doute, inspiré les artistes décorateurs du XVIII® siècle.
La maison contient encore un appartement privé avec sortie spéciale, où 1 on peut voir une charmante décoration de danseuses nues, ainsi qu’une salle de bains.
Décorée en plusieurs styles, cette villa fut probablement élevée pendant la première époque de la vie romaine à Pompéi; certaines de ses peintures portent la date du 6 novembre de 1 an 15 après J.-C.
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UNE Vil.l.A ROMAINE. LA MAISON DU CENTENAIRE A POMPÉE Reconstitution de M. Léon Chifflot, architecte. Lcole des Beaux-Arts. Paris.
le Sénat, aima la guerre et l’armée. Il périt sous les coups dirigés par Macrin, préfet du prétoire. Il avait combattu les Alamans sur le Rhin et les Parthes. Rome lui dut les Thermes grandioses qui portent son nom et que peuplaient d’admirables œuvres d’art.
MACRIN (217- 218). — Ce simple chevalier ne profita de son crime que quelques mois et ne sut que se faire battre honteusement par Artaban, roi des Parthes. Julia Domna s’était donné la mort après le meurtre de son fils. Mais sa sœur, Julia Mœsa, comme elle intelligente et lettrée, et ses deux nièces, Julia Sœmia et Julia Mammæa, présentèrent aux légions de Syrie Avitus Bassianus, dit Élagabal, fils de Sœmia.
SepTIME-SÉVÈRE. — (Rome. Musée du Capitole.)
Cl. Alinari.
ÉLAGABAL (2 1 8-222) . — Ce fils d’un Syrien et d’une Syrienne était un adolescent corrompu, dépourvu de bon sens, et prêtre du Soleil. L’originalité de son règne consiste dans le triomphe officiel à Rome des cultes orientaux et d’un syncrétisme, philosophiquement estimable, qui tendait à réunir en un seul Être la multitude des dieux païens. Ainsi, tout contribuait à effacer la tradition romaine. Élagabal vécut dans l’orgie, institua un Sénat de femmes pour discuter sur les modes, confia à des barbares et à des danseurs les plus hautes charges. Sa mère Sœmia s’associait à ces turpitudes. Effrayée de son propre ouvrage, Julia Mœsa persuada à son petit-fils d’adopter le fils de Mammæa. Peu après, le dégoût public suscita une émeute où périt Élagabal.
ALEXANDRE SÉVÈRE (222-235). — Il n’avait que
treize ans et sa mère, Mammæa Augusta, « mère de la patrie, mère du Sénat, mère des camps », exerça sur lui une heureuse et durable tutelle, à laquelle elle associa le sage jurisconsulte Ulpien. Le jeune prince professait un syncrétisme large et élevé, car il unissait dans sa vénération Orphée, Jésus, et tous les sages. A l’encontre de Septime-Sévère, il voulut restaurer le pouvoir civil et rétablir la dyarchie d’Auguste en rendant au Sénat toutes ses prérogatives. C’était trop tard, et, par malheur, cet excellent prince avait un caractère faible. Il abandonna Ulpien à la haine des prétoriens, ne soutint pas le ferme consul et illustre historien Dion Cassius. 11 périt avec sa mère dans une émeute militaire à Mayence.
Il soutint une guerre indécise contre l’ambitieux Artaxerxès, fondateur de la dynastie perse des Sassanides, et lutta vigoureusement contre les Germains qui avaient envahi la Rhénanie.