‹ Histoire Générale des peuples de l'antiquité a nos joursChapitre 14 sur 344 · C «J CT · texte numérisé non relu

C «J CT

'tîT 4) "s 4) "0 O

:! Bf

O JJ g

Go §

to

Ji O

ri

L’HOMME PREHISTORIQUE — XI

artificielles de la Marne, il en est sept qui présentent des sculptures. On y voit la hache de pierre polie, noircie avec soin, tandis que le manche a la couleur de la roche. D’autres sculptures figurent très grossièrement des êtres féminins, parfois reconnaissables uniquement au nez, placé au sommet de la tête, à un collier et aux seins. Des observations du même genre ont été faites ailleurs. En Bretagne, par exemple, sur des dolmens, la hache est assez souvent gravée au milieu d autres signes considérés comme mystiques. La hache aurait un caractère sacré, en raison des services qu’elle rendait, comme celles gravées dans les vieux sanctuaires de la Crète. Quant à la sculpture féminine, elle représenterait une divinité.

En dehors des soins dont on entourait les morts, un autre argument a été invoqué en faveur de la croyance à des esprits et à une autre vie.

A diverses reprises, des crânes trépanés ont été recueillis dans des sépultures néolithiques. La trépanation a été faite par raclage, au moyen d un éclat de silex. Parfois, dans le crâne luimême, on en rencontre une rondelle qui a pu être prélevée après la mort, et on a émis l’hypothèse suivante : certaines maladies, comme l’épilepsie, étaient attribuées à des esprits malfaisants auxquels on ouvrait une porte de sortie en trépanant le sujet. Et, comme celui-ci avait acquis une sorte de caractère sacré, on prélevait une rondelle qui, tantôt lui était restituée et tantôt était conservée comme amulette par les vivants. C’est, évidemment, une explication bien hypothétique.

Quoi qu’il en soit, ce qui est indéniable, c’est que, durant l’époque néolithique, nos ancêtres en sont arrivés à un degré de civilisation qui ne permet plus de les considérer comme des primitifs.

Page 1