L'HOMME PRÉHISTORIQUE
Agrafes en bronze, bague et bracelet en or, vases peints de l'aGE du fer. — D’après Déchelette, Manuel d’ Archéologie préhistorique, celiique et gallo-romaine.
char, avec un riche mobilier; il portait au bras un anneau d’or. A Nanterre (Seine) , les chevaux avaient été inhumés avec le guerrier.
En résumé, l’âge du fer a été l’épanouissement de la civilisation de l’âge du bronze, civilisation qui nous a été importée de l’est et du sud de l’Europe, et dont il faut chercher en partie l’origme en Asie Mineure.
CONCLUSION
De tout ce qui précède se dégagent les conclusions suivantes :
L’Humanité est partie de bien bas. Au commencement de l’époque quaternaire, l’Homme ne possédait qu’une industrie des plus rudimentaires et, au point de vue physique, des caractères qui se rencontrent chez les Singes anthropomorphes. Un bon nombre de ces caractères ont persisté fort longtemps, tout en s’atténuant peu à peu.
Au fur et à mesure que son cerveau s’est perfectionné, il a appliqué son intelligence à améliorer son outillage et son bien-être. Les conditions dans lesquelles il s’est trouvé placé ont certainement exercé une influence sur son évolution physique et intellectuelle.
Peu à peu, après avoir perfectionné son outillage et assuré son existence matérielle, il a développé ses facultés intellectuelles les plus élevées. Le troglodyte, vivant de la chasse, est devenu artiste.
Lorsque, au début de notre époque, les conditions climatériques et la faune ont subi d’appréciables changements, l’Homme paraît avoir rétrogradé un moment; son art, notamment, dénote une complète décadence. Mais il s’est ressaisi et, de nouveau, il a accompli des progrès sensibles. Il est devenu pasteur et agriculteur, sédentaire et constructeur. Que ces progrès soient dus en partie à l’arrivée d’envahisseurs qui avaient évolué plus rapidement dans des régions moins mclémentes, le fait est probable. Ce qui est certain, c’est qu’à partir de cette époque, l’Humanité ne devait plus s’arrêter dans la voie où elle s’était engagée. En une vingtaine de siècles la civilisation a atteint un degré des plus remarquables. Il y a eu des moments d’arrêt et même des périodes de recul, mais la loi du progrès trouve ici une vérification éclatante.
BIBLIOGRAPHIE
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— Reinach (Salomon), Répertoire de l'art quaternaire (1913). — Les grandes monographies publiées par l’Institut de Paléontologie humaine, fondé par le prince Albert T de Monaco, sous le titre général : Peintures et gravures murales des cavernes paléolithiques; elles ont pour auteurs : AlcaldE DEL Rio (H.), Breuil (abbé H,), Capitan (D'' L.), Cartailhac (Ém.), Obermaier (abbé H.), Peyrony (D.), Sierra (le P. Lorenzo), Willouchby ’Verner (colonel). Les monographies sont consacrées à la Caverne d'Altamira (1906), à la Caverne de Font-de-Caume (1910), aux Cavernes de la région Cantabrique (1912), à la Pasiega (1913), à la Pileta (1915), à la Cat’erne des Combarelles (1924).
Le nombre des publications consacrées à la Préhistoire est si considérable qu’il faudrait un volume pour en donner une liste à peu près complète. Les sources ont été publiées dans beaucoup de recueils et de revues, notamment dans les Comptes rendus du Congrès international d'anthropologie et d'archéologie préhistoriques, les Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l Homme, l'Anthropologie, les bulletins et mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, de la Société préhistorique de France, de l'École d'anthropologie de Paris, le Journal de la Société des A méricanisles de Paris, la Revue archéologique, et maintes revues locales de sociétés françaises et étrangères.
Les pyramides de ghizeh.
Tombeaux des rois : Chéops, Chéphren et Mycérlnus. La plus grande des pyramides, celle de Chéops, mesurait primitivement 145 mètres de hauteur.
('L. lîoISSONNAS.