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HÉRACLIUS ET SES SUCCESSEURS

HÉRACLIUS (610-641). — Au moment où Héraclius montait sur le trône, la situation de l’Empire pouvait sembler presque désespérée. L’état des finances et de l’armée était déplorable; les dissensions religieuses s’aggravaient en Syrie et en Égypte, du fait des tendances séparatistes qui troublaient ces provinces; le péril extérieur croissait incessamment. En 612, les Perses prenaient Antioche; en 614, Damas; en 615, Jérusalem, d’où ils enlevaient la relique vénérée de la Sainte Croix. En 61 7, ils campaient à Chalcédoine, en face de Constantinople; l’année suivante, ils se rendaient maîtres de l’Égypte. Les Avars, de leur côté, parvenaient presque sous les murs de Byzance (619). Enfin, les dernières possessions grecques d’Espagne retombaient aux mains des Wisigoths (616).

Héraclius réussit à conjurer ces dangers. Non qu’il fût un prince de volonté toujours ferme et forte : c’était un esprit impressionnable, capable de grands enthousiasmes comme de brusques dépressions.

Saint-Vital de Ravenne. Intérieur. — L’église de Saint-Vital, à Ravenne, commencée entre 526 et 334 et terminée en 547, offre un bon exemple des édifices dits à plan central. Elle a la forme d’un octogone surmonté d’une coupole, que contre-butent huit exèdres reliant les huit piliers de soutènement : autour de ce vaisseau central se développe un bas côté octogonal. De belles mosaïques décorent 1 abside et le choeur. Cl. Alinari.

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