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Or, .a - un* : du loi - est communiquée à sa royauté. Avec lui, la mai'on ca; pi-e retrouve et élargit son auréole que l’égoïsme di Phiiii.;>e Au p b ^ quelque peu ternie. Deux figures d’une
incomparable pureté dominent l’histoire de France au Moyen âge : la première est celle de saint Louis, la seconde sera celle de Jeanne d’.Arc.
Nous verrons, en étudiant les institutions, comment l’idéalisme se traduit, sous saint Louis, dans la conduite de la politique intérieure. La politique extérieure en est imprégnée. Henri III, fils de Jean sans Terre, a repris pied en France. Beaucoup pensent qu’il a des droits sur les terres tenues jadis par son père; les seigneurs du Poitou, intéressés à perpétuer les rivalités royales, lui sont en partie favorables. En 1242, le roi de France mène dans l’Ouest une campagne dont l’épisode saillant est la victoire de Saintes. Puis un rapprochement se fait entre les princes. La loyauté de Louis IX a séduit Henri III. Celui-ci fait un voyage en France en 1254. Enfin est conclu le traité de Paris, signé en 1258 et ratifié en 1259. Nous verrons, à propos de la formation territoriale de la France capétienne, comment se traduisait ce pacte sur la carte. Politiquement, le traité avait le caractère d’un règlement amiable de la querelle anglo-française. Le roi de France inféodait à nouveau au Plantagenêt une partie des fiefs de Jean sans Terre, moyennant hommage lige; le roi d’Angleterre, par contre, abandonnait tout le reste. Ce traité, critiqué aussi bien en France qu’en Angleterre, devait, dans la pensée de son auteur, créer une situation juridique nette et durable, et, par la voie de l’équité, assurer la paix entre les deux maisons si longtemps ennemies.
La même confiance dans la paix par le droit inspire à saint Louis, à la même époque, un arrangement de tous points analogue avec l’Aragon. La Catalogne, fragment de la mouvance carolingienne, est passée à la dynastie aragonaise, qui, d’autre part, a des possessions en Languedoc et en Provence. Par le traité de Corbeil (1258), Jacques le Conquérant, roi d’Aragon, abandonne toute prétention au nord des Pyrénées, à l’exception de Montpellier, fief de sa mère; en échange, saint Louis renonce à tous droits en pays catalan.
Cette politique étrangère, exclusivement fondée sur la justice et la loyauté, explique les fréquents recours des contemporains à l’arbitrage du saint roi : Flamands, comtes de Bar et de Champagne, Empire germanique et Saint-Siège, roi et barons d’.Angleterre. Entre ces deux dernières parties, Louis IX prononce, en 1264, sa sentence la plus célèbre, le « dit d’Amiens ».
L’auréole morale de saint Louis est peut-être plus brillante encore en Orient qu’en Occident. L’idée de croisade est déjà une idée du passé. Mais saint Louis considère l’expédition d’outre-mer comme le devoir strict d’un roi chrétien. Il a fait le voeu et entend l’accomplir. Joinville, qui l’accompagne à contre-cœur, rend manifeste le contraste entre la foi vivace du roi et la froideur de son entourage. Louis IX part d’Aigues-Mortes, seul port royal sur la .Aléditerranée. Il se dirige vers l’Égypte. Battu et pris à Man-
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Saint Lotis portant le .m.idèle de la Sainte-Chap. lle. — Miniature d'un manuscrit de la Vie de saint Louis. — Bibliothèque Sainle-Geneviève. .Ms 782.
Divers épisodes de la vie de saint Louis. — .Miniatures illustrant un manuscrit des Grandes Chroniques de France sous Charles V. — Bibliothèque Nationale. Ms. français 2813, f" 265.
Sillon, franchissent les Albères; mais, ravagés par le typhus, ils battent en retraite : le roi, atteint par l’épidémie, est rapporté en litière jusqu’à Perpignan où il meurt.