II. LA QUERELLE DES INVESTITURES
LA MAISO.X DE FRANCONIE ; HENRI III. — APO¬ GÉE DE L.A PUISS.ANCE I.MPÉRIALE. — Avec Henri II
s’éteignait la maison de Saxe; un Franconien, Conrad II, fut élu roi. On l’avait choisi parce qu’on le croyait faible; mais Conrad continua la politique de son prédécesseur. Les ducs qui voulurent résister furent déchus; il les remplaça à son gré, chargeant son fils ou se chargeant lui-même d’administrer les duchés; enfin, pour soutenir l’autorité monarchique, il voulut unir à l’Église, contre la grande féodalité, la petite noblesse italienne et allemande, qui reçut de lui le privilège de l'hérédité, refusé en droit aux grands feudataires. Politique habile pour le présent, mais dangereuse pour l’avenir, car elle consacrait l’extrême morcellement des territoires et l’émiettement de la souveraineté. En 1 033, à la mort de l’oncle de sa femme, Rodolphe III, Conrad hérita du royaume d’Arles; c’étaient les anciens royaumes de Provence et de Bourgogne, le reste de la Lotharingie, que Conrad rattachait à l’Allemagne; mais le royaume d’Arles ne se confondit pas avec elle.
Le fils de Conrad, Henri III le Noir (1039- 1056), put lui succéder sans opposition; son père avait, d’ailleurs, pris soin de le faire élire et couronner de son vivant. Maître d’immenses domaines patrimoniaux (Bourgogne, Bavière, Souabe et Carinthie) , époux d’Agnès de Poitiers, fille de Guillaume d’Aquitaine, il s’appuya sur la petite noblesse et se crut assez fort pour rétablir peu à peu les grands duchés, dont les titulaires n’étaient plus, comme jadis, des chefs nationaux. C’est à eux qu’il s’adressa pour faire observer la « pai.x de Dieu », proclamée par lui à Constance (1043) conformément au vœu du clergé français. La fusion des anciens peuples allemands était maintenant bien avancée; au contact de l’Italie, la même civilisation, développée par le culte des lettres et des arts, se répandait partout; le germanisme conquérant s’imposait à la Slavie; bon gré mal gré, les rois de Bohême, de Pologne et de Hongrie devaient reconnaître la suprématie allemande. Dans Rome enfin, où il allait chercher la couronne impériale (1046), Henri III sut agir en maître. Il revenait à l’idéal des Ottons, à la conception du Saint-Empire, tuteur de la papauté.
Par le fait des barons romains, il y avait, en 1046, trois papes; Henri les fit déposer par un concile et remplacer par Clément II, un Saxon. Il nommait déjà à tous les évêchés en Allemagne, en Italie, en Bourgogne; désormais, il put désigner lui-même le souverain pontife, et il usa quatre fois de cette prérogative en faveur d’évêques allemands, honnêtes et pieux. D’ailleurs, il voulait sincèrement travailler à la réforme de l’Église, la guérir des maux dont elle souffrait; il regardait cette tâche comme une obligation de son devoir d’empereur, et il s’en croyait capable. Aucun roi de Germanie, pas même Otton le Grand, n’avait joui d’une telle puissance, et si bien obéie, au nord et au sud des Alpes; mais il laissa pour successeur, en 1056, un fils en bas âge, et, pendant la minorité de Henri IV, une grande lutte allait commencer entre l’Empire affaibli et l’Église qui, d’ell e-même, se régénérait.
LA RÉFORME DE L’ÉGLISE AU XP SIÈCLE. — HENRI IV ET GRÉGOIRE VII. — LA QUERELLE DES INVESTITURES. — L’Église, l’Église séculière surtout, était victime de sa trop grande richesse territoriale et aussi de la part, de plus en plus grande, qu’elle avait prise dans l’organisation et le gouvernement des royaumes. Partout, depuis longtemps, rois et seigneurs avaient la prétention de disposer à leur gré des sièges épiscopaux. Pour ne pas laisser tomber en des mains hostiles les grands fiefs d’Église, ils en investissaient, moyennant l’hommage, qui bon leur semblait. Tantôt la nomination et l’investiture étaient gratuites, tantôt aussi elles se faisaient à prix d’or, et les élus ou les acheteurs n’étaient pas toujours bien recommandables : des laïques avaient acquis ainsi des évêchés et reçu tous les ordres en quelques jours; mais ce qu’on voyait plus souvent, en Italie surtout, c’était le nouveau prélat s’établir en son évêché avec ses hommes d’armes, ses chevaux, ses chiens, sa concubine ou sa femme légitime, l’épiscopesse, car presque tous étaient mariés. Le « nicolaïsme » ou mariage
L’ALLEMAGNE ET E’ITAEIE DL' IX® AU XIIU SIECEE — 215
des prêtres, et la « simonie » ou trafic des investitures ecclésiastiques, se pratiquaient aussi bien dans le clergé inférieur que dans le haut clergé.
Les réguliers, eux aussi, avaient souffert de leur trop grande opulence. Mais il s’était trouvé toujours quelque moine de stricte observance pour rappeler le triple vœu de pauvreté, chasteté et obéissance, rétablir la règle ou instituer un ordre nouveau.
C’est au fils d’un paysan de Toscane, Elildebrand, d’abord moine dans un couvent de Rome, puis à Cluny, conseiller de cinq papes successifs, enfin pape lui-même sous le nom de Grégoire VII, qu on fait habituellement honneur d’avoir entrepris la réforme de toute l’Église d’après les principes de soumission et de hiérarchie qui réglaient les rapports des abbayes clunisiennes. Cependant, l’idée même de la réforme dite grégorienne est antérieure à Hildebrand, et elle n’a pas été inspirée uniquement par Cluny. Dès le X® siècle, on la voit apparaître en quelques couvents ou évêchés d’Italie et surtout de Lorraine; c’est de là qu’est vraiment parti le mouvement de réforme; la première application en fut faite par un Alsacien, le pape Léon IX. Mais ce pape et ses successeurs, Victor II, Étienne IX, Nicolas II et Alexandre II, se trouvèrent fort bien des conseils et de l’appui que leur fournit Hildebrand. A la fois mystique et réaliste, il savait profiter à merveille des circonstances pour réaliser son rêve et celui des réformateurs : l’Église purifiée, affranchie de tout pouvoir laïque, entièrement subordonnée au pape, plus grand et plus puissant que l’empereur; car il était juste et bon que l’Église, fille de 1 Esprit de Lumière, d Abel et de Jésus, dominât le pouvoir laïque, fils de Caïn et de Nemrod.
Ce fut d abord, sous la minorité de Henri IV, l’affranchissement de la papauté. L impératrice régente, Agnès, avait, smon nomme, du moins confirmé les papes Étienne IX et Nicolas II ; mais celui-ci, dans la première année de son pontificat, réunit en I 059, au Latran, un concile composé presque uniquement de Erançais et d’Italiens. A 1 instigation d Hildebrand, le concile déclara que, désormais, le pape serait élu par les seuls cardinaux, c’est-à-dire par les évêques de la campagne romaine, les prêtres et les diacres des paroisses de Rome ; autant que possible, lî serait choisi dans le clergé romain.
La régente protesta vainement contre une décision qui, malgré des réserves de forme, rendait le pape indépendant de l’empereur et des barons romains. Le même concile condamna les nicolaïtes et les simoniaques.
De toute évidence, ces décisions du Latran ne s’imposeraient pis sans de vives résistances- Mais Hildebrand trouva partout des alliés. Contre les simoniaques et les nicolaïtes, il exploita dans l’Italie du Nord les rancunes et les passions des misérables, de la populace en guenilles, les « Patarins », heureux de courir sus aux prêtres et aux évêques, dont ils jalousaient et haïssaient la richesse et la puissance. Au besoin, pour exciter la colère du peuple et même des bourgeois, il y avait des moines tout pleins d’ardeur et prêts, pour imposer la réforme, à s’armer eux-mêmes; en 1 062, ils livrèrent bataille devant Rome quand l’impératrice et
Trois des dix-huit bas-reliefs en bronze consacrés à saint Adalbert (V. page 213) et décorant la porte de la cathédrale de Gnesen (Pologne) ; seconde moitié du XII'^ siècle. 1 ® Mort de saint Adalbert, tué pat les Prussiens ; 2“ La tête du saint est plantée sur un pieu ; son corps, roulé dans un linceul, y est attaché ainsi qu’à un arbre. Un aigle veille sut les restes de saint Adalbert ; 3“ Le toi de Pologne, Boleslas le Vaillant, rachète les reliques. Un jeune Polonais enlève avec respect la tête du saint du plateau d une balance tenue par un Prussien. Les Prussiens se trouvent à droite; le roi Boleslas et sa suite, à gauche. Tous s’étonnent que la tête soit si légère et que, pour la tacheter, il ait fallu prendre si peu d’or dans la grande corbeille placée près ae la balance.
Palais de GoslaR. — Rome n était, pour 1 Empire germamque. qu une capitale idéale. Otton 111 seul y a résidé. Aix-la-Chapelle ne fut pas davantage une vraie capitale allemande. Les empereurs séjournaient dans leurs châteaux patrimoniaux ou dans ceux des villes impériales. Les princes de la maison de Saxe se plaisaient tout particulièrement sut les pentes du Harz. Ils s’y firent construire au XI® siècle le palais de Goslar ; c’est le plus vieux des palais impériaux. 11 a été en partie reconstruit
aux X'I® et XIII® siècles.
les simoniaques essayèrent vainement d’établir un antipape. Hildebrand procura, d’ailleurs, au Saint-Siège des guerriers plus redoutables que ces moines batailleurs : il lui donna les Normands de l’Italie méridionale.
Vers le début du XP siècle, une bande de Normands français, venus en pèlerinage au monte Cargano, entra au service de nobles d’Apulie insurgés contre les Grecs. En ces régions, où Grecs, Lombards et Sarrasins étaient sans cesse en lutte, il ne manquait pas de besogne pour des mercenaires. D’autres Normands de Erance accoururent, par familles entières, dans l’espoir de « gaigner », et, de fait, ils vainquirent tour à tour et dépouillèrent Sarrasins, Grecs et Lombards. Le pape Léon IX voulut intervenir. Il se fit battre lui aussi et perdit Bénévent (1053). Afin de jouir tranquillement de ce qu ’lls avaient pris, et pour mettre leur âme en paix avec Dieu, les chefs normands, Robert Guiscard, Robert d’Aversa, Roger, promirent foi et hommage au Saint-Siège, tribut et secours militaire pour les fiefs de Capoue et de Bénévent, l’Apulie, la Calabre et même la Sicile (celle-ci encore au pouvoir des Musulmans) . Conseillé par Hildebrand, le pape Nicolas II accepta (1059). Ayant donné aux Normands absolution pleine et entière, il en fit ses vassaux et la papauté disposa d’une armée redoutable.
En 1073, à la mort d’Alexandre II, le peuple romain, d’une voix unanime, acclama « Hildebrand pape », Les cardinaux ratifièrent de leur vote cette nomination irrégulière. Hildebrand, devenu Grégoire \ II, continua d’appliquer ses théories et gouverna l’Église en maître absolu. Certes, il s’entoura de conseils et sollicita les avis; mais il avait posé ce principe : « L’Église romaine n’a jamais erré, elle n’errera jamais. » Ses légats s’en furent dans toute la chrétienté porter ses ordres, en poursuivre l’exécution, veiller à la conduite des princes et des rois. Défense fut faite aux laïques de distribuer des évêchés et des abbayes. Anathème contre quiconque aurait vendu ou acheté des charges d’Éghse.
Henri I\ gouvernait personnellement depuis 1 065, Il lui fallut dix ans pour rétablir son autorité en Allemagne, et ce furent, en Saxe notamment, des luttes plus barbares que jamais, où des serfs étaient écorchés vifs ; enfin, grâce surtout aux bourgeois des villes, qu’il combla de privilèges, en 1075 l’Allemagne était domptée. ÎVlais Henri, pour être tout à fait le maître, entendait, comme son père, disposer de l’Église, choisir les évêques, auxquels il confiait une partie du pouvoir.
Le moine chétif et frêle qui occupait le Saint-Siège ne lui paraissait pas très redoutable. Alors que Grégoire prétendait commander au monde, ses vassaux normands refusaient de lui obéir; dans Rome, ses barons le narguaient, et Cencio l’enlevait dans son église, la nuit de Noël (1075). Au synode de M’orms (2-4 janvier 1076), Henri fait donc déposer le pape par les évêques allemands, et demande au clergé et au peuple de Rome de lui donner un successeur. Mais Grégoire assemble aussitôt, au Latran, un concile d’évêques italiens et français (février 1076). Henri est excommunié, ses sujets déliés de leur serment de fidélité; l’Allemagne se soulève; une diète, réunie à Tribur en octobre, parle de nommer un nouveau roi, et le pape se propose de venir à Augsbourg pour régler les
LE HAUT MOYEN AGE
• Jîaires allemandes. Alors, en plein hiver, Henri IV s’en vient niendier son pardon. Trois jours, il reste pieds nus dans la neige, en c hemise de pénitent, devant la porte du puissant château de la comtesse Mathilde de Toscane, le château de Canossa, où le pape ^’est enfermé. Le troisième jour, Grégoire consent enfin à le recevoir (28 janvier 1 077) . Henri se prosterne devant lui; le pape le relève, lui pardonne, mais il ne reprendra les insignes royaux qu’après s’être justifié devant la diète, en présence du pape ou de son légat. Ayant osé désobéir, il est déposé par les princes, ses ennemis, et remplacé par son beau-frère, Rodolphe de Souabe (mars 1078). Cependant, par les évêques qui lui restent fidèles, il fait déposer Grégoire et nommer un antipape. Clément III (1080). En de rudes batailles, Henri et Rodolphe s’affrontent ; Henri est vaincu près de Grona, mais Rodolphe est tué. Laissant alors l’Allemagne incomplètement soumise, Henri franchit les Alpes, prend la couronne d’Italie, marche sur Rome. Il échoue d’abord (1081) ; mais, trois ans plus tard, il s’empare de Saint-Pierre et du Latran et son antipape le sacre empereur (mars 1 084) . Grégoire, cependant, peut tenir dans le château Saint-Ange jusqu’à l’arrivée de Robert Guiscard et de ses bandes normandes, grecques et sarrasines; il est délivré, mais ses libérateurs achèvent de saccager la ville ; des femmes, des enfants sont vendus comme esclaves. L’an d’après, Grégoire meurt à Salerne, dans les États de Robert Guiscard.
Pendant près de quatre ans, Henri put garder un certain avantage contre la papauté; mais la situation changea quand un Français, ancien prieur de Cluny, Urbain II, fut nommé pape. Tandis que, péniblement, Henri luttait contre l’Allemagne soulevée par le pontife, Urbain déchaînait à Clermont-Ferrand l’enthousiasme de la croisade et apparaissait comme le vrai chef de la chrétienté (1 095) .
Sous le pape Pascal II (1099), encore un Clunisien, Henri IV voit l’insurrection s’étendre en Allemagne; son second fils, Henri,
Li. l'iF.ux Roi Henri II et sa femme sainte Cunégonde offrent au Christ i.A I atheühale de Bamberg qu'ils ont fait construire. — A la partie supéneiiri , mire ,aml Pierre et l'emjrereur. le Christ est dans une Mandorla (gloire en lortne d amande ; le doux fruit de 1 amande, dans un dur et vil noyau, est le symhole de I incarnation). 1 out à fait au bas. on voit l'auteur de la miniature oflranl onlivreau ouverain. .Miniature du manuscrit /-/cnricr et Ciinis’undo; viia.
élu roi de Germanie en I 098, affecte une grande piété, chasse les prélats mal vus de Rome, débauche les derniers partisans de son père et le force à abdiquer (I 104) . Deux ans après, le vieil empereur meurt à Liège, accablé par la douleur et la misère.
Henri V avait trahi son père; il trahit de même la papauté dès qu’il se crut assez fort. Vainqueur de la féodalité allemande, des Hongrois, des Polonais et des Tchèques, il pénétra en Italie, réclamant le droit de nommer à son gré évêques et abbés. Pascal II, pour sauver la réforme ecclésiastique, proposa l’abandon par l’Église de tous les fiefs avec tous les droits qui y étaient attachés; l’empereur n’aurait plus à en investir les prêtres, les élections seraient libres dans une Église toute détachée du temporel. Les évêques allemands, possesseurs de grands fiefs, firent échouer le plan du souverain pontife qui, fait prisonnier, dut accorder, par privilège, à Henri, le droit d’investiture. Mais, bientôt, Pascal se ressaisit; en Saxe, en Lorraine, en Westphahe, les légats pontificaux fomentèrent des soulèvements contre l’empereur, et, après un conflit de dix ans, Henri V et Calixte II signèrent le concordat de Worms (I 122) : le pape donnerait aux évêques, librement élus, la crosse et l’anneau; l’empereur, le sceptre et les droits régaliens.
RÉSULTATS DE LA QUERELLE DES INVESTI¬ TURES. — On pensait avoir rendu la paix au monde par ce partage des investitures. Du moins, la réforme ecclésiastique, solennellement confirmée au concile de Rome (1 123), était définitivement acquise. Le pape, vrai chef de l’Église, groupe tout le clergé sous sa main. L’empereur, au contraire, règne sur une Germanie où les grands duchés ethniques sont brisés, mais où grandit une noblesse héréditaire de plus en plus nombreuse et incommode. Pour la tenir en échec, le pouvoir royal doit rechercher l’alliance des villes; car l’Église allemande, soutien des rois de Germanie, commence à leur échapper, profitant de la réforme accomplie. La Bourgogne, l’Italie, à la faveur des luttes entre le pape et l’empereur, se sont partiellement affranchies. Enfin, la Pologne, la Bohême, la Hongrie, les États Scandinaves se détachent de la vassalité ou de l’influence allemande : le pape a aidé leurs princes à prendre la couronne et il leur a donné des évêques indépendants.
La lutte a donc tourné au détriment de l’empereur et du royaume germanique; mais elle ne va pas tarder à reprendre, car le partage des investitures n apportait qu’une solution théorique.
En Italie, les villes ont largement bénéficié, d’abord de la réforme religieuse, ensuite de la querelle des investitures. Les unes se sont débarrassées de la domination des évêques qui n’ont point voulu obéir au pape; dans les autres, l’empereur a chassé les évêques qui se sont soumis. Puis, les deux pouvoirs adverses, pour se faire des alliés, ont multiplié les concessions aux communes : ce sont partout, maintenant, des républiques ceintes de hautes murailles, gouvernées par leurs consuls, leurs notables et leurs assemblées populaires, où domine 1 aristocratie bourgeoise. Mais des haines souvent inexpiables opposent ces villes les unes aux autres pour le plus grand malheur de 1 Italie et pour l’avantage des empereurs, presque toujours assurés de trouver au sud des Alpes une clientèle et un appui.