‹ Histoire Générale des peuples de l'antiquité a nos joursChapitre 209 sur 344 · L’ALLEMAGNE ET L’ITALIE DU IX' AU XII U SIECLE · texte numérisé non relu

L’ALLEMAGNE ET L’ITALIE DU IX' AU XII U SIECLE

San GiMIGNANO et ses tours. — Les riches Italiens mettaient alors leur gloire dans la possession des tours les plus hautes, qui étaient, à la fois, des forteresses et des habitations, et dont les balcons, surplombant la rue, servaient aussi bien à l'agrément qu’à la défense. Si à Milan, à Pise, elles ont disparu et s’il n’en existe plus qu une seule à Rome, il est, près de Sienne, une petite ville, San Gimignano, construite aux X1E‘ et Xlll" siècles, qui les a conservées presque toutes.

Gibelin, que l’histoire oppose à celui des Welf ou Guelfes. Henri le Superbe s’étant révolté, la lutte des Guelfes et des Gibelins s’étendit partout entre adversaires et partisans de l’empereur, en Allemagne, en Bourgogne, en Italie.

Conrad l’emporta; Henri le Superbe fut dépouillé de ses vastes domaines, et son fils,

Henri le Lion, ne put obtenir que la Saxe.

Toutes ces guerres avaient pour conséquence d’ébranler l’autorité monarchique. Au delà des Alpes, Roger II avait repris l’Italie du Sud : le pape était chassé de Rome, où un disciple d’Abailard, le moine tribun Arnaud de Brescia, prétendait restaurer l’ancienne République et ramener le clergé à la pauvreté évangélique.

Le pape appela Conrad à son aide; mais, pour saint Bernard, il valait mieux laisser Rome aux rebelles que le tombeau du Christ aux Musulmans. Conrad se croisa donc avec la plus grande partie de la noblesse ( I 1 46) .

Néanmoins, les Saxons obtinrent de mener euxmêmes la guerre sainte, non en Orient, mais à leurs frontières, contre les Slaves païens, qu’ils devaient convertir ou exterminer. A son retour (I 149), Conrad III eut voulu s’occuper des affaires d’Italie; les attaques des Welf, alliés de Roger II de Sicile, le retinrent en Allemagne jusqu à la fin de son règne (I 1 52) .

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