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II. ASSYRIE

LE PAYS. — L’Assyrie s’étend sur les deux rives du Tigre, dans la plaine élevée qui domine les terres alluviales de la Babylonie. A l’est, elle est bordée par le Zagros; au nord, par les monts d’Arménie; à l’ouest, elle n’a pas de frontière naturelle. Dans la partie occidentale, le sol forme un plateau ondulé, coupé de collines crayeuses; dans la partie orientale, riche en métaux, s’étendent des collines boisées, d’importantes vallées fertiles en céréales et en fruits. La pierre calcaire abonde, mais elle est de qualité inférieure.

Dans les ruines d’Assur, la première capitale, les plus anciens documents sont des sculptures analogues aux sculptures sumériennes.

Zarikoum, prince de cette ville, est vassal de Bour-Sm, roi d’Our, au XXIV' siècle, époque où les Sumé¬

riens exercent aussi une certaine influence sur les adorateurs d’Ashour, établis dans la région du mont Argée, en Cappadoce.

APERÇU HISTORIQUE. — L’origine des Assyriens est inconnue; peut-être forment-ils un rameau détaché de la migration qui a conduit les Akkadiens en Babylonie. Pendant plusieurs siècles, ils demeurent sous la domination de la Babylonie et subissent 1 influence des Mitanniens, peuple d’origine probablement aryenne, établi entre eux et la boucle de l’Euphrate. Au XIV"' siècle, quand les Hittites atteignent l’ajjogée de leur puissance, s’ils s’émeuvent des tendances de l’Assyrie à se rendre indépendante, ils commettent la faute d’abaisser le Mitanni et ne peuvent obtenir de Babylone une expédition qui ruinerait les prétentions assyriennes. Ashourouballit, roi d’Assyrie, n’hésite pas à nouer des relations avec l’Égypte sans passer par l’intermédiaire du roi de Babylone, son suzerain; il intervient dans les affaires intérieures de ses voisins, il commence cette politique de conquête qui, au siècle suivant, permettra à Salmanasar P*' (vers 1290-1260) d’asseoir sa domination jusqu’à Carchémish sur l’Euphrate, à Toukoulti-Inourta P’’ (vers 1260-1240), de s’étendre sur la Commagène au nord-ouest, vers le lac de Van au nord, jusqu’au golfe Persique au sud, et de régner sept années durant à Babylone.

La puissance assyrienne subit ensuite une éclipse; quand elle reprend conscience de sa force sous Téglat-phalasar P'' (vers 1115- 1 I I 0) , elle conquiert à nouveau la Commagène, la région du lac de Van et une partie de la Syrie du nord jusqu’à la Méditerranée. Domination éphémère ; Ashour-bêl-kala, fils de Téglath-phalasar, ne peut conserver cet empire. Le relèvement commence sous Adadnirârî II (vers 910-890), dont le petit-fils, Ashour-nâtsir-apla II (884-860), reçoit le tribut des peuples du Naïri de la Commagène, de la Syrie septentrionale, de Carchémish à Tyr et Sidon. Salmanasar III (859-824) entre en conflit avec le royaume de Hamath, soutenu par Damas, Israël, Ammon, la Cilicie, quelques villes de Phénicie et des nomades; contre cette coalition il livre la bataille de Qarqar (854) ; douze ans plus tard il assiège Damas et vient recevoir au Nahr-el-Kelb les tributs de ses vassaux syriens. Son fils aîné suscite une révolte des principales villes assyriennes, et le pouvoir est affaibli par ces luttes intestines; au temps de Shamshi- Adad V (824-810), les vassaux d’au delà de l’Euphrate ont cessé d’envoyer leur redevance annuelle.

Adad-nirâri III (810-782) impose sa domination du golfe Persique et de la frontière de l’Élam jusqu’au désert d’Égypte, mais vers le nord les progrès sont à peu près nuis. Les Mèdes, établis sur le plateau iranien, commencent à s’agiter, l’Ourartou tente de rétablir son indépendance. Téglath-phalasar III (745-727) fait quatre campagnes contre Arpad, intervient dans les affaires du lôdi, lutte contre Damas, pille Gaza en Philistie, établit Osée sur le trône d’Israël, compte comme tributaires les rois de la Commagène au nord, les princes arabes de Teima, de Saba, de Badana au pays de Madian, au sud. Après la mort de Nabonassar, il se fait proclamer, à Babylone, roi de Sumer et d’Akkad (729), sous le nom de Poulou. Salmanasar V (727-722) assiège trois ans durant Samarie, la capitale d’Israël; cette ville succombe à la fin de 722, dans le second mois du règne de Sargon (722-705) . Au début de 721, l’armée assyrienne est battue par les Élamites alliés de Babylone, où l’Araméen Mérodach-baladan II s’est emparé du pouvoir; mais elle l’emporte à Qarqar sur une nouvelle coalition de Hamath, de Damas, de Samarie, formée à l’instigation de l’Égypte; une seconde ligue, dans la région de Gaza, subit aussi une défaite. Au nord de l’empire, Oursâ P*’, roi d’Ourartou (Arménie) , noue des intrigues; de 719 à 714, il lutte contre l’Assyrie, et la région n’est pacifiée qu’après sa mort. Em 713, Sargon étend la frontière du nord-ouest jusqu’à l’Halys; en 711, en Philistie, il détruit Gath et les deux Asdod, dont le roi, poussé par 1 Égypte, a essayé de soulever Philistins, Juifs, Édomites et Moabites. Au début de 709, il a reconquis Babylone et il s’y fait introniser roi; il reçoit les tributs de Dilmoun dans le golfe Persique, du roi des Mèdes définitivement vaincu, et dans l’île de Chypre il fait ériger une stèle à Citium.

Sennachérib (705-681), vainqueur de Babylone, où est revenu Mérodach-baladan II, et des tribus araméennes du Bas-Euphrate, fait un raid contre les Kassites et des démonstrations contre les Mèdes. En 701 il assiège Tyr, dont le roi à reconquis Chypre, jadis placée sous sa dépendance, mais ne peut s’en emparer. Dans la plaine, au sud d’Akkaron, il livre bataille aux troupes égyptiennes alliées des rois révoltés d’Ascalon, Jaffa, Akkaron et Jérusalem; cette dernière ville est assiégée, le roi Ezéchias doit [irornettre le tribut et abandonner une partie de son territoire. En Babylonie, Sennachérib intronise un de ses fils. Les années sui-

.SlATUE d'un prince d'AsSUR. - C.e personnage, de 1 époque du roi de Lagash Our-NInâ. porte une barbe en collier qui le différencie de ses contemporains sumériens :

il ic tient <ians la même altitude respectueuse et est vêtu comm<* eux dr kaunakès. ! e style est identique à celui de- statues sumériennes; les piedf et la hase font défaut. Comparer avec la statue de Lougal- <jaloum. p. 14 iMarhre blanc.) — •Musée de R«rlin. Fouille.s de Qal at Shergât.

vantes il guerroie au Kurdistan, en Cilicie, au pays de Tabal. En 694, il fait construire une flotte pour aller attaquer Mérodachbaladan sur la côte élamite; le roi d’Élam en prend prétexte et envahit la Babylonie, qui se révolte: il est lui-même détrôné par les siens; son successeur meurt bientôt et le jeune Houmban-menanou, allié de Babylone, livre aux Assyriens la bataille indécise de Haloulé (690) . La même année, après une démonstration contre les nomades arabes d’Adoummatcu (El Djôf) , une armée assyrienne va camper à Lachis, menaçant Juda et l’Égypte; une épidémie, aggravée par les privations subies pendant la traversée du désert et propagée par des rats, l’oblige à battre en retraite.

Peu après, Babylone, où s’agite encore un prétendant, est prise, ruinée, incendiée.

En 681, Sennachérib est assassiné par son fils aîné; un autre de ses fils lui succède, Assarhaddon (681-668). Il restaure Babylone. Le premier des rois d’Assyrie il pénètre en Égypte; à sa troisième campagne contre ce pays, au début de 671, il atteint Memphis et organise le Delta en principautés tributaires.

La fin de son règne est assombrie par une révolte consécutive à la désignation de son fils aîné, Shamash-shoum-oukîn, pour la viceroyauté de Babylone, et d’un fils puîné, Assurbanipal (669-626) , pour la couronne d’Assyne. Il meurt au cours d’une nouvelle campagne contre l’Égypte; deux fois l’armée assyrienne remonte le Nil jusqu’au delà de Thèbes; la Syrie, toujours prête à se révolter, n’osera plus nouer d’intngues. Shamash-shoum-oukîn demande du secours contre les Élamites qui ont envahi son territoire (66 1 ) : c est le début d’une suite de guerres contre l’Élam, qui se termineront par le sac de Suse en 640; entre temps, vers 652, le roi de Babylone a formé une vaste coalition où l’Élamite se rencontre avec 1 Arabe du désert syrien ; son territoire a été ravagé, lui-même a péri dans l’incendie de son palais (648) . Plusieurs expéditions sont entreprises contre les Arabes. Psammétique, en Égypte, tente de former une ligue contre l’Assyrie et reçoit des renforts de Gygès, roi de Lydie, ancien allié d’Assurbanipal. Sur le plateau iranien, les Mèdes, entrés en conflit au siècle précédent avec les Assyriens et vaincus par Sargon, se sont groupés; leur roi Fravarti (vers 647-625) a triomphé du roi des Perses qui, à la suite du sac de Suse, s’est emparé d’une partie de l’Élam et s’est proclamé roi d’Anzan; maintenant il affronte l’Assyrie, mais il est défait et reste sur le champ de bataille. Cyaxare, son fils, réorganise l’armée et vient assiéger Ninive. A la mort d’Assurbanipal, deux de ses fils lui succèdent et ont à lutter contre des usurpateurs. A Babylone, Nabopolassar se proclame indépendant et fait alliance avec Cyaxare qui vient une seconde fois assiéger Ninive. Cette ville est prise et détruite (612) ; 1 empire assyrien disparaît; les Mèdes et les Babyloniens se partagent ses dépouilles.

L’histoire de l’Assyrie est celle d’un empire exclusivement fondé sur la puissance militaire. A des périodes d’extension succèdent des périodes de revers. Les peuples vaincus sont tout d’abord simplement soumis à un tribut; plus tard, on les déporte, on incorpore leurs guerriers dans l’armée assyrienne, on organise des provinces sous la direction de gouverneurs militaires.

Mais les vaincus ne se laissent pas assimiler et l’édifice, péniblement construit, s’écroule subitement sous les coups d’un peuple jeune, soigneusement instruit des méthodes de son adversaire.

Ionienne : ce sont les prêtres des temples de Sippar, d’Ourouk, de Babylone, que l’on consulte au sujet des traditions du culte. Elle n’exerce pas toutefois une influence aussi profonde: en Babylonie, les principales œuvres d’art, par exemple, sont exécutées en l’honneur et pour la gloire de la divinité; en Assyrie, tout concourt à l’exaltation du prince.

Le dieu suprême, Ashour, est identifié à Anshar, dieu antérieur à Anou le dieu du ciel. Comme Mardouk pour les Babyloniens, il est le créateur de l’Univers et de l’humanité; cependant, l’Assyrie ayant été longtemps soumise à Babylone, il tient de Mardouk sa puissance et a pour mission particulière de soumettre à son joug tous les hommes. On le représente par un buste humain prêt à décocher une flèche contre l’ennemi et émergeant du disque ailé emprunté à la symbolique des Égyptiens par l’intermédiaire des Hittites. Son épouse, Ishtar l’Assynenne, est une déesse guerrière, armée de l’arc et de 1 épée. Les autres principales divinités sont empruntées au panthéon babylonien. Les temples sont construits comme les sanctuaires babyloniens, avec les différences de matériaux et de technique qui distinguent également les édifices civils. A Assur, le temple d’Anou et d’Adad est formé de deux sanctuaires jumeaux dans une même enceinte et comportant chacun une tour à étages.

Le clergé se divise en trois classes comme à Babylone; les prêtresses paraissent être moins nombreuses qu’en Babylonie. Au sommet de la hiérarchie est le roi. En considération de la mission particulière de son dieu, il assume, en accédant au trône, le devoir de travailler à lui soumettre les peuples qui ne le connaissent pas encore, à châtier ceux qui tentent de secouer son joug : la guerre, pour l’Assyrien, est un devoir de religion.

Prière publique et privée, offrandes, sacrifices, solennités annuelles sont essentiellement les mêmes qu’en Babylonie. La fête principale des grandes divinités est également une akiiou. En 655, à l’akitou d’Ishtar d’Arbèles, Assurbanipal conduit lui-même le char sur lequel est placée la statue de la déesse et, dans le cortège, elle est précédée des rois vaincus, de la tête coupée du roi d’Élam, Téoumman.

Comme à Babylone, la crainte des dieux est le fondement de la religion; une longue vie est la seule récompense que l’on puisse espérer, et l’Assyrien, en général, n’attend aucune rétribution de ses œuvres dans un autre monde.

Cylindre assyrien. — Près de 1 arbre sacré que domine le disque ailé du dieu Ashour, deux génies font le geste de prospérité. Cette scène religieuse, essentiellement assyrienne, est reproduite dans des bas-reliefs et jusque dans les broderies des vêtements d’apparat, (Cornaline rouge. Haut. : 0™,032.)

— Musée du Louvre.

LA RELIGION. — La religion assyrienne ne diffère pas, dans son essence, de la religion baby-

TempLE D Anou et AdaD a As.SUR, vers la fin du deuxième millénaire. — Essai de restauration dû à W. Andrae, qui a exploré Qal’at Shergat, site d’ Assur, P'-' capitale de l’Assyrie. Ce temple, dédié à deux divinités, est le seul qui comporte deux tours ou ziggourats. (D’après W. Andrae, Der Anu-Adad Tempel.)

L'ORILNT CLASSIQUE

LES INSTITUTIONS PUBLIQUES ET PRIVÉES. — Le Gola’ERNEMENT. — Le dieu Ashour est le maître du pays; le roi, son vicaire, est, dans les derniers siècles de la monarchie, entouré d’une cour somptueuse où les deux principaux officiers sont des chefs militaires, le lourlan de droite et le tourlan de gauche. X’iennent ensuite le commandant du palais, le grand échanson et une vingtaine d’autres grands officiers. Les principales cités sont sous la direction de gouverneurs, et ceux-ci tentent souvent de se rendre indépendants du pouvoir central. Des gouverneurs, Téglathphalasar III (745-727) en établit aussi sur les villes conquises quand il ne trouve pas chez les princes locaux une docilité suffisante, et il transplante en masse les populations vaincues; ses successeurs, non seulement développent cette méthode, mais, pour obtenir plus d’homogénéité dans leur empire, établissent à demeure des colons assyriens dans les cités nouvellement soumises. Ils ne parviennent pas à une fusion complète de tant d’éléments disparates.

L’Armée. — D’ordinaire, le roi prend part aux expéditions militaires et les dirige personnellement. C’est un de ses devoirs les plus impérieux. Il ne les entreprend d’ailleurs pas sans avoir consulté la divinité et obtenu des présages favorables, sans avoir reçu des gouverneurs des villes-frontières les rapports des espions envoyés par eux dans les territoires de l’ennemi.

Nous ne connaissons bien la composition de l’armée assyrienne qu’au premier millénaire; les bas-reliefs décoratifs des palais complètent, à cette époque, les descriptions et permettent de suivre le développement de l’armement à mesure que l’Assyrie réalise ses desseins. Le recrutement des troupes dans le pays même ne saurait suffire à entretenir les effectifs d’une armée qui fait la guerre chaque année : c’est pourquoi l’on compte, parmi les corps réguliers, des légions étrangères, formées de prisonniers à qui la vie sauve a été accordée, et, pour chaque campagne, on convoque les alliés des régions voisines de celle où l’on va batailler.

La protection personnelle du prince est assurée par une garde du corps, primitivement troupe d’élite formée des meilleurs soldats ; son recrutement devient de siècle en siècle plus difficile : Sennachérib et ses successeurs sont obligés d’y introduire par milliers des prisonniers de guerre, et c’est une cause de faiblesse pour la puissance militaire assyrienne au \'II® siècle.

L’armée du premier millénaire comprend des chars, de la cavalerie, de l’infanterie, du génie. Des membres du clergé interprètent les présages et entretiennent le moral de la troupe.

Le char, monté sur deux roues, est traîné par deux chevaux ornés de plumes et de houppes ; un cheval de volée est en outre souvent représenté sur les monuments. Primitivement, deux personnes y prennent place, le conducteur et un archer; plus tard, on adjoint

un servant avec une arme défensive, le bouclier, et au temps d’Assurbanipal il existe deux porte-bouchers. Le char du monarque et des principaux chefs porte une enseigne, emblème divin dont la présence excite le courage des combattants, comme chez les peuples modernes le drapeau national.

La cavalerie, connue en Babylonie dès le temps de Nabuchodorosor P'', ne semble pas avoir été introduite dans l’armée assyrienne avant Ashour-natsir-apla ; elle se développe ensuite rapidement et joue bientôt un rôle plus important que celui des chars. Les anciens cavaliers montent à cru et sont accompagnés d’un servant également monté; au temps d’Assurbanipal, le cheval est recouvert d’un caparaçon et le servant a disparu. La principale arme offensive du cavalier est l’arc; la lance est rare, mais chaque guerrier porte, suspendue au côté, une dague pour le corps à corps. Une sorte de cotte de mailles lui couvre la poitrine et sa tête est protégée par un casque conique.

L’infanterie se compose d’archers et de porte-boucliers armés de la lance. L’arc, en bois ou en corne, est à simple ou à double courbure; la flèche de bois, empennée, se termine par une pointe métallique en fer de lance ou en harpon; l’archer est instruit à tirer debout ou à genoux, en avant ou en arrière. Dans les temps anciens, à la guerre de siège, il est protégé par une cotte de mailles descendant jusqu’aux pieds et un casque à couvre-nuque ; en rase campagne, il se vêt plus légèrement et, au moins pendant les marches, est pieds nus et tête nue. Les porte-boucliers ont pour mission de couvrir les archers pendant la bataille et dans le corps à corps ils prennent eux-mêmes part à la

lutte avec la lance. Le bouclier varie de forme et de matière suivant les époques et selon les usages auxquels il est destiné. Il en existe de petits, de deux pieds à deux pieds et demi de diamètre, en bronze, en cuir ou en jonc tressé; les plus anciens sont ronds, d’autres plus récents en demicercle; de plus grands, rectangulaires, peuvent protéger plusieurs soldats. A la guerre de siège, contre les projectiles, pierres ou brandons, on utilise de très grands boucliers, primitivement en bois et plus tard en roseaux.

Les reliefs font connaître d’autres armes offensives, la fronde, l’épée, la hache, mais elles ne constituent jamais 1 armement de corps distincts.

Le génie a pour fonction d’améliorer et d’élargir les chemins. En montagne, il utilise des pics de fer; pour le passage des petits cours d’eau, il construit des ponts avec des troncs d’arbres ou des ponts de bateaux; la traversée des fleuves s’effectue au moyen de bateaux et de radeaux. Il est chargé de la fabrication et de l’entretien des armes et des chariots, des machines de siège, de l’établissement des camps. Élevé sur plan circulaire ou rectangulaire, le camp assyrien est une véritable forteresse, avec mur d’enceinte garni de tours.

I AHIS DF. Douh-SharROUKIN. — Essai de restauration dû à l'architecte Thomas, membre de la mission Place qui a poursuivi les touilles entreprises par Botta en 1842, à Khorsabad, site de Dour-Sharrouhin, ville bâtie par Sargon ’à la lin du \III' siècle. La plate forme sur laquelle s élève le palais couvre une superficie d’environ 10 hectares. (D'après

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