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L’ITALIE DE 1268 A

Pise était gibeline; Florence, sa voisine, était guelfe. Henri VII, appelé par les Pisans, ne put prendre Florence (1313), et, à la fin du siècle suivant, Pise, déchirée par les discordes intestines, tombait aux mains des Florentins. Dès lors, elle devint comme une sorte de ville morte, dont les beaux monuments attestent l’ancienne splendeur.

Genes. — Si Gênes détruisit la prospérité commerciale des Pisans, elle fut elle -même sérieusement atteinte dans ses luttes contre Venise, son autre rivale.

Les Vénitiens avaient, en 1 204, poussé sur Constantinople la quatrième Croisade qui détruisit l’Empire grec et y fonda l’Empire latin. « Seigneurs d’un quart et demi de cet Empire », ils avaient eu d’immenses avantages pour leur commerce. Mais les Génois, en 1261, aidèrent à la restauration de l’Empire grec et établirent leur prépondérance sur le commerce de tout l’Orient. Ils allèrent sur les côtes de la mer Noire attendre les caravanes qui, au travers de l’immiense Empire des Mongols, leur apportaient les riches produits de la Chine. Jusqu’au milieu du XIV*^ siècle. Gênes l’emporta sur Venise en puissance et en richesse.

Puis ce fut la décadence. La révolte des Chinois contre les Mongols (1368) brisa le grand Empire qui s’étendait du Pacifique à la mer Noire; les routes de caravanes furent abandonnées : c’était la ruine des Génois. Vers le même temps, les flottes de Gênes, d’abord victorieuses, étaient vaincues dans l’Adriatique (1 380) par les Vénitiens. Une des principales raisons de la décadence de Gênes, ce furent les continuels changements politiques, les luttes intestines qui déchiraient la cité, luttes des familles guelfes des Fieschi et des Grimaldi contre les familles gibelines des Doria et des Spinola, luttes du peuple contre l’aristocratie pour s’emparer du pouvoir et nommer le doge (ou duc) , qui remplaça en I 339 les capitaines de la liberté pris dans les familles nobles et que contre-balançait insuffisamment Vabbé ou défenseur du peuple. De part et d’autre, les factions, au fort des querelles, appelaient l’étranger ou le voisin, dont on voulait ensuite secouer le joug : Charles VI de France (1391-1399), le marquis de Montferrat (1399-1413), les ducs de Milan (1421- 1435), puis encore le roi de France (1458).

Venise. — Venise, devenue la première des grandes républiques maritimes, avait grandi, inexpugnable à l’abri de ses lagunes. Toujours elle avait trouvé le moyen de maintenir son indépendance. Tout entière occupée des choses du commerce, les grandes passions qui avaient agité le Moyen âge ne l’avaient guère troublée. « Nous sommes Vénitiens d’abord, chrétiens ensuite », disaient les citoyens de Venise. Dans les Croisades, ils n’avaient vu qu’un moyen de s’enrichir, et l’on sait le profit qu’ils avaient tiré de la quatrième Croisade. Si le rétablissement de l’Empire grec (1261) avait porté un coup funeste aux Vénitiens, par contre la ruine de l’Empire mongol leur fut très favorable.

Le trafic d’extrême Orient, qui ne pouvait plus passer par l’Asie centrale, prit la route de mer depuis la Chine jusqu’au fond de la mer Rouge ; de là, il gagnait le Nil et Alexandrie. Les Vénitiens, au mieux avec les Musulmans d’Égypte, envoyaient deux fois par an leurs flottes charger à Alexandrie la soie, les bois précieux, les épices. La vente à très haut prix de ces denrées exotiques et des produits de luxe de leur industrie (verrerie, glaces, soieries) explique l’extraordinaire richesse de Venise, la splendeur de ses palais et de ses églises qui miraient dans les canaux leurs façades étonnantes, faites de matériaux précieux enlevés le plus souvent aux ruines antiques et apportés dans la cité des lagunes par les navires vénitiens. La flotte de Venise était, au milieu du XV siècle, la plus considérable qu’on eût encore vue, et, chaque année, dans une cérémonie symbolique, le doge jetait un anneau dans l’Adriatique pour renouveler le mariage de l’État vénitien avec la mer, source de puissance et de richesse. A cette époque, Venise,

d’ailleurs, ne se contentait pas de ses nombreux comptoirs du Levant et de ses possessions insulaires de l’Archipel et de la côte dalmate : à l’ouest de ses lagunes, profitant de la faiblesse ou de la décadence de ses voisins, elle avait soumis toute «la Terre Ferme» jusqu’à l’Adda.

Mieux que toute autre, elle avait su employer les condottieri, les espionnant avec tant d’habileté qu’ils étaient déjà perdus même avant de savoir qu’on les espionnait : tel Carmagnola, le conquérant de la «Terre Ferme», qui, mandé à Venise sous prétexte de discuter les plans de campagne, était arrêté et exécuté sur la piazzetta de Saint-Marc (1432). Par contre, elle récompensait magnifiquement qui la servait bien, et on le voit assez par les superbes statues équestres de Gattamelata, par Donatello, et de Colleoni, par Verrocchio, qui se dressent toujours, la première à Padoue, la deuxième à Venise.

La « sérénissime république de Venise » avait poursuivi patiemment sa politique sous la direction exclusive d’une aristocratie marchande, véritable caste, fermée depuis 1297. Les patriciens de Venise laissaient le peuple travailler et parfois s’amuser à sa guise; mais ils lui refusaient tout pouvoir. Le doge, élu à vie par le Grand Conseil des Patriciens en I I 72, n’était plus, au XV' siècle, qu’un personnage d’apparat. L’autorité véritable appartenait à ce Grand Conseil et aux Conseils plus restreints qu’on en avait successivement tirés : le Sénat, chargé de déclarer la guerre et de signer la paix; le Conseil des Dix (1333), qui avait pouvoir de surveiller la conduite politique de tous les citoyens et de puiser à son gré dans le trésor; enfin, les trois Inquisiteurs d’État (1454), chargés d’espionner toute la cité, même le Conseil des Dix, et de punir de mort ceux qui paraissaient dangereux. Enquête, jugement, exécution, tout se passait dans le plus grand secret.

Florence. — Toute différente de Venise est Florence la Belle, la ville de l’Arno. C’est une grande cité industrielle dont l’industrie la plus fameuse est la fabrication et la teinture des draps fins, l’art de Calimala. Elle gagne ainsi beaucouj) d’argent, que font fructifier encore ses banquiers, aussi habiles que les Lombards. Sa richesse, son goût très sûr lui donnent une place à part dans le grand mouvement de la Renaissance. C’est là qu’il commence vraiment en peinture, sculpture, architecture; c’est en dialecte florentin que se fixe, en des œuvres superbes, la langue littéraire de toute l’Italie. Elle ressemble à Athènes par son culte des lettres et des arts et par toutes les agitations d’un gouvernement démocratique.

A Florence, les nobles qui veulent jouer un rôle dans la cité doivent se faire inscrire dans quelqu’une des corporations où se rangent les Florentins; et encore, les ordonnances de justice de 1293 et 1 294 les empêchent d’être nommés « prieurs », chefs de ces corporations ou « arts ». Les prieurs des corporations qui passent pour les plus honorables, — « les arts majeurs » (notaires, banquiers, médecins, merciers, fourreurs, drapiers) , — sont investis du

Venise. Galerie de l'Arsenal. Modèle du « Bucentaure ». — C'eît du haut de celte somptueuse galère que le doge jetait chaque année un anneau d or dans 1 Adriat.que. — Les premières épousailles de Venise avec la mer. du haut du « Bucentaure », remontent au siècle, au temps du doge Pietro

Orsolo 1 1. l'r. .\i i\ \Ri.

Verrocchio. Monument du Colleone (détail). — Cette tête de condottiere, avec ses yeux mauvais et sa lèvre dédaigneuse. est étonnante de vie et de brutalité. Cl. Ali.nari.

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l-juvoir, ma’ pour un temps très court, deux mois seulement; ils lormcnt le ^ ionseil exécutif ou Seigneurie, dont le président est le Giinl.n iiüi de Justice, chargé de faire régner l’ordre et, au son ii: . I • lie, d’apjreler le peuple aux armes. D’ordinaire, l’autorité d : . leurs est extrêmement restreinte, car il leur faut compter avec ■ dilférents conseils ou assemblées populaires. A Florence, vers la tin du XIII siècle, les luttes entre Guelfes (les Noirs) et Gibelins (les Blancs) sont plus violentes que n’importe où. En 1301, les Blancs, Dante parmi eux, étaient proscrits, dépouillés de tout. Florence resta une cité guelfe. Mais le conflit s’éleva entre les arts majeurs, « le peuple gras », et les arts mineurs, « le peuple maigre », qui réclamaient une place dans le gouvernement. Puis, après la courte tyrannie (1342-1343) de Gauthier de Brienne, duc d’Athènes, qu’on avait appelé, mais qui n’arriva jias à remettre l’ordre dans la cité, il y eut la lutte entre les « arts » et les ciompi, pauvres ouvriers qui n’étaient classés dans aucune corporation. Un moment, les ciompi s’emparèrent du gouvernement avec le cardeur Michel Lando (1378), qui s’efforça pendant trois ans de gouverner avec fermeté et modération; mais ils commirent de tels excès qu’ils furent renversés (1382). E’aristocratie, dirigée par les Albizzi, reprit alors la direction de la république pour une cinquantaine d’années, pendant lesquelles Florence étendit sa domination sur presque toute la Toscane, notamment sur Pise. En 1434, les Albizzi furent bannis et le peuple rappela d’exil les Médicis, leurs rivaux : c’étaient des banquiers, qui s’étalent rendus populaires en assistant les pauvres et en protégeant les « arts mineurs ». Cosme l’Ancien fut, pendant trente ans (1434-1464), le vrai maître de Florence; toutes les places, toutes les fonctions étaient à ses amis; rien ne se faisait que par les conseils de ce « Père de la Patrie ». En apparence, Florence restait toujours une cité aussi démocratique; comme autrefois à Athènes, on tirait au sort les magistrats et l’on bannissait les citoyens dangereux. Mais le pouvoir déguisé des Médicis allait bientôt devenir une véritable tyrannie.

Milan. — De la domination des délia Torre, Milan, la grande

Fl.oHl Si K. Lk. FaI.AI.S Vieux (1298). — C'élait le siège de la Seigneurie, c'està dire du gouvernement. Ce palais forteresse n a. au rez-de-cliaussée. (|ue de rares OUI '-riure^ •, d'i mâchicoulii- et des créneaux le couronnent; sa tour, haute de 94 , est fortifiée comme un donjon. Le Bargello, l ancien palais forteresse

de la .Seiüneurie, était beaucoup moins élevé.

ville de l’Italie du Nord, était tombée depuis 12 76 sous celle des Visconti.

Ce furent parfois d’affreux tyrans, terriblement perfides et cruels pour leurs ennemis. E’un des Visconti, Jean Galéas, acheta à l’empereur Wenceslas le titre de duc de Milan (I 395) et prit à son service les meilleurs condottieri. Il conquit la plus grande partie de la plaine du Pô, nombre de villes de l’Italie centrale ; il allait attaquer Florence et se proclamer roi d’Italie quand il mourut en 1402.

Aussitôt, toutes ses conquêtes furent perdues, et Venise en prit une large part.

Cependant, l’un de ses fils, Philippe- Marie, put restaurer, en grande partie, l’œuvre de son père. Eorsqu’il mourut, en 1447, sans laisser d’enfant mâle, les Milanais fondèrent une république sous le patronage de saint Ambroise; mais un condottiere fameux, François Sforza, gendre de Philippe- Marie, détruisit la république ambroisienne, au heu de la défendre contre Venise. Il fit, au contraire, la paix avec les Vénitiens et se proclama duc de Milan (1450). Ce fut, pendant seize ans, le plus puissant souverain de l’Italie du Nord et sa puissance s’augmentait de la vive amitié qui le hait à Cosme de Médicis.

Naples. — A l’autre bout de la Péninsule, Naples et la Sicile, soumises à l’absolutisme monarchique auquel les avaient façonnées les Normands et Frédéric II, furent en proie aux luttes des maisons d’Anjou et d’Aragon, qui aspiraient l’une et l’autre à refaire l’unité du grand royaume méridional.

Ea conduite scandaleuse des reines de Naples, Jeanne T® (1343- 1382) et Jeanne II (1414-1435), aggrava encore l’état trouble du pays. A Robert d’Anjou, le chef des Guelfes italiens contre Henri VI, avait succédé sa petite-fille, Jeanne P*'. Accusée bientôt d’avoir fait assassiner le cousin qu’elle avait épousé, André, elle fut contrainte de s’enfuir pour échapper à la vengeance de son beau-frère, le roi Eouis de Hongrie. Rentrée en possession de son royaume en 1350, elle installa dans Naples la pire des tyrannies; puis, n’ayant point d’enfants, elle adopta pour héritier Eouis P'' d’Anjou, frère du roi de France Charles V ; mais Charles de Duras, neveu du roi de Hongrie, s’empara du trône, et Jeanne fut mise à mort ( I 382) .

Eouis II d Anjou essaya vainement de disputer le trône à Eadislas, fils de Charles de Duras. Eadislas le vainquit et, développant son succès, il paraissait capable de ranger sous sa domination toute la Péninsule, lorsqu’il mourut prématurément. Alors, le pouvoir passa à Jeanne II, sa sœur, plus dissolue encore que Jeanne T®. N’ayant point d’héritier direct, elle adopta et désigna tour à tour pour lui succéder Alphonse V d’Aragon et Eouis III d’Anjou. Ajirès une lutte marquée par des alternatives de succès et de revers, Aljihonse d’Aragon finit par l’emporter; il battit le roi René d’Anjou, frère de Louis III, et s’empara de Naples. Comme il était déjà maître de la Sicile, le royaume des Deux-Siciles se trouva reconstitué ( 1 442) .

Rome. — L’épisode le jilus marquant dans l’anarchie qui désole, en l’absence des papes, les États de l’Église et Ronrie, c’est la tentative de Cola Rienzi. De très humble origine, mais instruit, éloquent, tout entêté des souvenirs antiques, Rienzi, au mois de mai I 347, entrejnend de ressusciter la république romaine, puisque le jiajie s’obstine à rester en Avignon. Il ameute le peuple et chasse les barons, jirend le titre de Libérateur de Rome et de tribun auguste, s’entoure d’une pompe magnifique et bat monnaie à son effigie. 11 cite à comparaître devant lui les deux compétiteurs à l’Emiiire, Louis de Bavière et Charles de Luxembourg, jiour prononcer entre eux. Bientôt, cependant, excom.munié jrar le pape et

L ART DE TISSER. — L un des 54 bas-reliefs décorant à Florence le Campanile du Dôme (construit par Giotto au début du XIV' siècle). Ce bas-relief d’Andrea Pisano représente un métier de tisserand; l'ouvrière qui tient la navette est guidée par une femme debout, drapée à l’antique, sorte de divinité protectrice de cet art de Calimala, qui fit la fortune des Florentins. (T,. .Vi.iwri,

SAINT AUGUSTIN PART DE ROME POUR ALLER ENSEIGNER A MILAN LA RHÉTORIQUE ET LA PHILOSOPHIE.

Tous les personnages portent le costume du XV^ siècle. A cette époque il y a encore à Rome quantité de tours féodales et de maisons fortes, qui se drejsent à côté de ses églises et dominent les murailles. — Fresque de Benozzo Gozzoli (1465). — Eglise Saint-Augustin, à San Gimignano. cl. aunari

abandonné par le peuple, qu’il s’aliénait par son despotisme et son luxe,

Rienzi fut obligé de s’enfuir (décembre 1 347) . Sept ans plus tard, il revenait pour aider le cardinal Albornoz à rétablir l’autorité pontificale dans les États de l’Église; mais, s’étant rendu insupportable aux Romains, il fut tué dans une émeute (octobre 1 354) .

Quant au cardinal espagnol Albornoz, rude homme de guerre et fin politique, il réussit, après dix ans d’efforts, à faire rentrer dans l’obéissance les barons et les communes. Urbain V revint à Rome en 1 367, mais pour en repartir trois ans plus tard, Albornoz étant mort et les cardinaux français regrettant Avignon. Il fallut les menaces des Romains de choisir euxmêmes un pape et les ardentes prières de sainte Catherine de Sienne pour décider la papauté à revenir à Rome (1377).

Sous le pontificat de Nicolas V (1 447-1 455) , Étienne Porcari ourdit un complot qui le conduisit à la potence (1453). C était un de ces humanistes dont la cervelle était hantée par les souvenirs de l’antiquité et qui rêvaient l’impossible restauration de la primitive république. Ce rêve, il le paya de sa vie, 1 année même où 1 Empire romain d’Orient disparaissait de la carte de l’Europe (1453).

LA LIGUE DE LODI (1454). — Le pape, devant la menace d une invasion ottomane, tenta de pacifier toutes les querelles, de terminer toutes les guerres et de former une ligue pour la défense de 1 Italie. Milan et Venise, qui luttaient depuis un demi-siècle pour dominer la plaine basse du Pô, firent la paix à Lodi (1454); puis, grâce à François Sforza, à son ami Cosme de Médicis et à Alphonse V, une ligue fut conclue pour vingt-cinq ans entre tous les États italiens.

Il se constitua alors un système politique des cinq grands États, lesquels s’entendirent pour maintenir l’équilibre et la paix : le Saint- Siège, dont une série de papes remarquables releva le prestige; Naples; Florence sous les Médicis; Milan sous les Sforza, qui

avaient remplacé les Visconti; Venise.

La Sicile et la Sardaigne furent unies à l’Aragon; les princes piémontais, les Este, ducs de Ferrare, Modène et Reggio, les Gonzague de Mantoue, Gênes, Lucques, Sienne, les petits princes de la Romagne (vassaux du pape) , gravitèrent dans l’orbite des cinq grandes puissances. Ce système assura à l’Italie une période de tranquillité, pendant laquelle virent le jour une grande partie des chefs-d’œuvre de la Renaissance. C’était la première fois qu’on arrivait à s’unir, mais les dissensions intérieures et l’égoïsme mercantile des Vénitiens devaient rendre précaire un accord mal établi.

Outre les ouvrages indiqués page 222, on consultera :

Ady (C.-M.), a History of Milan under ihe SfoTza (1907). — AmARI, La Guerra del üespro siciliano (1886). — BeLOTTI (R.), La Vita di Bartolomeo CoIIeoni (1923). — BlocK (W.), Die Condottieri (1913). — BROW¬ NING (O.), Guelfs and ghibellines, 1256-1409 (1893); — Age of the condottieri, 1409-1530 (1895). — CaDIER (L.), Essai sur l'administration du royaume de Naples sous Charles E’’ et Charles II (T Anjou (1881). — Cacgese(R.), Roberto (TAngià e suoi tempi (1922). — • CaRO (G.), Genua und die Machte am Mittelmeer, 1257-1311 (1895-1899). — ClPOLLA (C.), Sioria delle signorie del 1313 al 1530 (\880). — Del GiUDICE (G.), Codice diplomatico del regno di Carlo I e II d'Angià (1902, 3 vol.). — Del LuNGO (J.), Da Bonifado VIII ad Arrigo VII, pagine di storia fiorentina (1899). — FaRAGLIA (F. -N.), Storia délia lotia ira Alfonso d'A rasone e Renato d'Angià (1908). — GaLLI (E.), Facino Cane e la guerra guelio-ghibellina dell Italia Settentrionale, 1360-14,0 (1897). — JoRDAN (E.), Les Origines de la domination angevine en Italie (1909). — LlSlNl (A.), Il Constituto del comune di Siena, üolgarizzato nel 1309-1310 (1903,2 vol.). — MoNNlER (Th.), Le Quattrocento (1901. 2 vol.). — OrsI (P.), Signorie e principati (1901). — PasoLINI (P.-D.), / Tiranni di Romagna e i papi (1882). — Perrens (F.), La Civilisation florentine du XIIR au XVr^ siècle (1893); — Histoire de Florence (1877-1890. 9 vol.). — RiCOTTI, Storia délia compagnie di Ventura in Italia (1845). — Ro- DOCANACHI (E.), Histoire de Rome de 1356 à 1461 (1923) ; — Cola di Rienzo (1888). — RoDOLICA (Fl.), La Democrazia fiorentina nel suo tramonto, 1378-1382 (1905). — RomaNO (G.), Gian Galeazzo Visconti (1891). — SlGHINOLFI (L.), La Signoria di Giovanni da Oleggio in Bologna, 1355-1360 (1905). — SoRANZO, Rio IV e la politica italiana nef/e lotta coniro i Malatesti, 1457-1463 (1911); — La Lega italica, 1454-1455 (1924). — SORBELLI (A.), La Signoria di Giovanni Visconti à Bologna (1901) ; — Francisco Sforza a Genova, 1458-1466 (1901). — WuRM (H. -J.), Cardinal Albornoz (1892). — ZeLLER (J.), Les T ribuns et la Révolution en Italie (1874).

DoNATELLO. — Statue de Gattamelata . C’est la première statue en ronde-bosse qui ait été faite en Italie depuis 1 antiquité. Donatellos est inspiré de la statue équestre de Marc-Aurèle à Rome et des chevaux de Lysippe à Venise. Les statues de Gattamelata et Colleone ont été élevées avec la permission de la république de Venise, mais aux frais des fils des deux Condottieri.

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