‹ Histoire Générale des peuples de l'antiquité a nos joursChapitre 36 sur 344 · L->R1L.\T CLASSIQUE · texte numérisé non relu

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uhars entre la Cilicie et l’Egypte et, ne pouvant rivaliser en Méditerranée avec la puissance maritime de Tyr, il s’unit à elle pour fonder les jrorts d’Élath et d’Eziongaber au fond du golfe Élanitiqu. , d’où ses vaisseaux cinglent vers le mystérieux pays d’Ophir. L-e grand commerce disparaît avec lui; plus tard Josaphat, roi de Juda, s’entend avec Ochosias, roi d’Israël, pour construire une nouvelle flotte, qui est détruite avant d’avoir quitté le port.

L’industrie chez les Israélites, peuple agriculteur, n’a jamais fait de progrès considérables. Salomon doit faire venir de Phénicie des ouvriers pour la construction du temple et du palais.

Le forgeron-armurier fabrique des socs, des hoyaux, des haches, des bêches, des aiguillons, des épées, des fers de lance. L’orfèvrefondeur sort de son creuset des idoles et des bijoux. L’ouvrier en bois est tour à tour charpentier, menuisier, charron, ébéniste. Les maçons sont en même temps tailleurs de pierres; ceux de Byblos, en Phénicie, semblent avoir eu un renom particulier, coipme en France les Limousins. Dans chaque maison, les femmes filent et tissent la laine et le lin; il existe des foulons, des tanneurs, des fabricants de tentes; on trouve aussi des graveurs, des parfumeurs. Les mêmes artisans se rencontrent aujourd’hui encore dans les villages d’Orient; celui dont les oeuvres nous permettent le mieux de suivre le développement de la civilisation depuis les origines, c’est le potier. Les débris de céramique dans les différents strates des ruines sont souvent les seuls témoins de l’art et des influences qui se sont manifestées.

Les plus anciens vases utilisés en Syrie sont des vases grossiers, faits à la main, polis à l’aide d’os ou de silex, parfois égratignés avec un outil dentelé ou décorés de cordelettes. Puis apparaissent, en Palestine, en Phénicie, dans la Beqâ’a, des vases décorés de lignes rouges ou brunes, à panse souvent sphérique, des écuelles rougeâtres à bords peints en noir.

L’usage du tour est introduit par les Égéens; leur poterie peinte, à décor géométrique, pénètre jusqu’à Carchémish, dans la Syrie septentrionale. Des vases de fabrication mycénienne ou cypriote sont importés et on en fabrique sur place des imitations.

Aux figures d’animaux en teintes plates succèdent des figures à dessin en traits minces sur des vases plus élancés, en terre plus fine.

Au premier millénaire, dans la Beqâ’a comme en Palestine, on se sert de gourdes décorées en rouge et noir, les unes de fabrication locale, les autres importées de Cypre.

Dans une dernière période, du IX® au VI® siècle, la céramique palestinienne manque d’intérêt. Pas de types originaux, pas de décoration en dehors de quelques combinaisons de lignes noires ou rouges. Certains vases de cette époque portent sur l’anse une estampille : scarabée aux ailes éployées ou disque ailé, au-dessus duquel on lit en caractères hébraïques l’inscription « au roi », et au-dessous le nom de villes qui avaient probablement un monopole de fabrication.

LA LITTÉRATURE. — De l’ancienne littérature hébraïque, il nous est parvenu des fragments recueillis dans la Bible, mais non des textes originaux comme nous en avons pour les civilisations qui ont fleuri aux bords du Nil, en Mésopotamie et sur le plateau anatolien. Le sol de Canaan n’a guère conservé de documents épigraphiques : quelques tablettes, l’inscription de Siloë.

ROLE DES HÉBREUX DANS L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ. — La Bible porte témoignage du rôle tout particulier rempli par Israël dans l’histoire ancienne de 1 Orient. Peuple de pauvres agriculteurs, de civilisation médiocre, dans une région toujours soumise à la convoitise de puissants voisins, il est le seul à se dégager du polythéisme, à proclamer le Dieu unique, souverain maître non plus d’un clan, d’une tribu, d’un peuple, mais de l’humanité tout entière. Cette conception de la divinité n’atteindra son plein développement que dans le christianisme.

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