CHAPITRE VIII
Homme primitif; ancienneté des types ethniques.
I. — A ses débuts, et pendant bien des siècles peut-être, l'espèce humaine a dû présenter Thomogénéité de caractères que nous trouvons chez les espèces animales ou végétales occupant une aire peu étendue. Est-il possible de retrouver quelques-uns des traits de nos premiers ancêtres au milieu de la diversité de proportions, de teint, de figure que présentent leurs descendants? En réalité, nous en sommes réduits, sur ce point, à quelques conjectures que permettent à peine déformer les phénomènes de Tatavisme, du croisement et Texamen micrographique du pigment cutané.
Dans toutes les races humaines, on voit apparaître des individus isolés à cheveux rouges ou plutôt roux. Le tierceron de nos colonies présente très souvent cette particularité ; en Europe même, on la voit assez fréquemment se montrer chez les fils de parents dont Tun est blond et Tautre brun.
Or, Darwin et Isidore Geoffroy ont constaté que, chez les animaux, le croisement entre deux races très différentes a fréquemment pour résultat de faire reparaître chez les métis quelques-unes des particularités de coloration du type spécifique primitif, qui avaient disparu chez le père et la mère. En rapprochant ce fait de ce qui se passe chez Thomme, on est conduit à admettre comme probable que nos premiers ancêtres avaient la chevelure tirant sur la teinte rouge plus ou moins roussâtre.
Le pigment cutané, qui donne aux individus et aux races leur couleur caractéristique, examiné au microscope, présente toujours quelque chose de plus ou moins jaune. Cette couleur ressort d'une manière remarquable chez le métis du Nègre et du Blanc, c'est-à-dire chez le Mulâtre, dont le teint n'est à peu près jamais vraiment intermédiaire entre ceux de ses parents. En invoquant encore les faits que je viens