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la terre sainte, sept années après la conquété des Indés ; et d’arracher Jérusalers des "thains dés infidèles. L'or était l'objet immédiat de ses recherches dans le Nouveau-Mondé, et l'on a péifie:à comprendre la crédulité empreséée avec laquelle il recüeillit tous les*renséignements qui pouvaient flatter ses espérdhces de découvrir tout-à-coup d'immenses richesses. Ni les fatigües , ni les révers né purent caliner l'ardeur de son esprit, et là confiancéäveugle | qu'il avait d'abord inspirée à ses partisans devint üné éause de répulsion se 4 leurs yeux s'ouvrirent à la réalité de leur situation: La € stance qu’il ne cessa d’avoif en ses illusions l'exposa à l'am dérision de ceux dont il'avaï trompé simplicité, et dont il traitait l'abattement et les murmüres avec la sévérité haulaine d'un visionnaire convaincu paf l'expérience de la vérité de ses visions. Ses partisans mécôntents eurent sans douté de bonnés raisons de l’accuser d'une rigueur extraordinaire; cat l'enthousiasme s'efforce souvent de déracinet les vices par des moyens violente, sans donifier aux habitudes vertueusés le temps de germer et de se défélopper. Quand Ferdinand et Isabelle privèrent Colomb du gouvernement d'Hispaniola, ils n’eurent , à ce qu'il paraît ; d'autre désir que de lui ôter un pouvoir dont il était incapable de se segir. Ils lui fournirent même d'abord les moyens de quitf j où sa vie se trouvait à chaque instant menal naturel doux et bon ne pût approuver lé conçus Colomb, de réduire les Caraïbesà l'éfhVage n’en continua pâs moins, tant qu'elle véeut:, dé"traiterl'dmi- | ral avec la faveur due à son génie et à ses services éminents. Après la mort d'Isabelle, il reçut encore de Ferdinand autant de marques de considération qu’un enthousiaste en peut attendre d’un prince froid et réfléchi (1).
Le corps de Colomb, enterré d'abord"@ans l'église le Sainte-Marie de Valladolid, fut ensuite transporté à Séville. Mais l'an 1556, on Je fit partir pour Hispanfola, où on l'étisévelit près du grand autel, dans la cathédrale de Saiñit:Dû of S gue, Il y demeura jusqu’ en 1795, époque à laquelle lesFrühe çais obtinrent la cession d'Hispaniola, Däns cattäolfcoristance,
(4) Nävarrete, t, r, pe 67.
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nistance,
£. qui pouvaient honorer la mémoire de l'illustre mort, embelli- ” rent cette cérémonie, On déposa les réêles de Colôtfib dans la
mille passèrent à
CHAP: II
des Espagnols ne voulant hi batidonnet à un peuple étranger la dépouille mortelle d’un homme dont le;sauvenir se rattachait si glorieusement- à la période la plus brillante de leur histoire; résolurerit de la transporter à l'ile dé Cuba. Toutes les solennités religieuses, toute la pompe militaire
cathédrale de la Havane, et ce dertiier tibut de considération, payé à sa renommée après un läps de {rois siècles, excita un enthousiasme äussi vif ph que eelüi qui l'avait accueilli
don Dis sevit d’abord rayer de soutenit à là ap}
réclamations un long pr vcès contre le fisc royal; afin de faifé déterminer d'un. mäj | ère précise quelles étaient les gene du Nouveau-Moñ ï jévo fils de don Diégo; tét Indes pour les titres de duc de 1 la nv «LE “ son droit à un
Nuno Gelves de Porto Gallo, descendu
d'une fille de don Diégo Colomb. Ce fut donc une branche de. la noble famille de puce D. hérita des dignités de
l'amiral ; les ducs de Vetagua fufent, en 4719, élevés au premier rang de grands" ne. Ainsi soir peu à
sn dibipu conceVoir jadis Chrisaus de Vi
peu toules les espéra tophe Colomb. Mais éragua se vit dépouillé de toutes ses propriétés et réduit à 18 dernière détresse par les révolutions qui enlevèrent à l'Espagne ses colonies des Indes occidentäles. Il $e vit en conséquence obligé de s'adresser à son gouveftiement pour .en obtenir une indemnité. On a fait droit à sa réclamation , et, il y a quelques années ; une que de 24,000 dollars lui a été accor 1 x "3 Mes revenus uba et de Porto-Rico (1). Destous les grands hommes qui ont ren
0 d'importants
(1) Life of Gotütibus, abrldged by wWasilihgtôn Irvitig. 1330, p. 357.
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services à l'humanité par leurs travaux ou par leur intelligence, il n’en est peut-être aucun qui au premier aspect paraisse avoir dépassé plus complètement l’époque dans laquelle il vécut, ou avoir agi plus indépendamment de toute impulsion extérieure que ne le fit Colomb. L’enthousiasme qui le détermina à traverser l'Océan pour aller chercher un nouveau monde lui appartenait en propre ; il était de plus le résultat d'une réflexion mûre et bien dirigée ; enfin, la justesse avec laquelle il combina toutes les circonstances qui dénotaient l'existence d’une contrée trans-atlantique suffirait seule pour prouver la vigueur et l'étendue de son génie.
Cependant la découverte de l'Amérique avait été préparée par une longue série d'événements. Le perfectionnement de la boussole, l'adoption de l’astrolabe pour mesurer les hauteurs en mer, la hardiesse maritime inspirée à tous les peuples par les découvertes des Portugais,.indépendamment du développement si général et si rapidéïde l'énergie politique et des spéculations scientifiques en Europe, avaient amené l’époque de Colomb à cet état de maturité où la géographie ne pouvait plus rester Fésserrée dans ses anciennes limites, . mais devait nécéssairement s'étendre sur toute la surface du globe. Lorsqué Cabral, le navigateur portugais qui conduisit une flotte aux Indes orientales , en 1500, S'éloigna en pleine mer afin d'éviter les vents contraires qui règnent sur les côtes de l'Afrique, il fut jetéssur la côte du Brésil , de sorte que l'enthousiasme et l'audace de Colomb n’anticipèrent que de douze annéëBicette découverte aécidentel!e, Empressonsnous de le reconnaitre toutefois, une pareille réflexion ne porte aucune atteinte au mérite de Colomb, car la supériorité d’un grand homme consiste à se distinguer parmi ses semblables, et non pas à s’en séparer. Tant que les progrès sociaux dépendent des progrès scientifiques et non pas seulement du hasard, les spéculations d’un homme de génie doivent nécessairement avoir un rapport intime avec les idées de plusieurs antres esprits distingués de son temps.
Nous neporterions également aucune atteinte à la réputation de Colomb, si nous supposions , ainsi que l'ont fait quelques savants, que l'Amérique avait été visitée dans l'antiquité par des navigateurs phéniciens, et que les renseigne-