‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme] (volume 2)Chapitre 23 sur 94 · LIV: IV · texte numérisé non relu

LIV: IV

eine dé- Ja côte de sud, t prenant ë, Mais la S'OpPOSa is retoutdevinrerit ayant été damnation | cour, qui ne pouvait on forcée; d'Amérigo te-chef.

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CHAP, Lit. PREMIÈRES DÉCOUVERTES DANS L'AMÉRIQUE. 35

Indiens, qui l'arrétèrent avec cinq de ses compagnons ; après avoir massacré leurs captifs, ils les firent rôtiret les dévorèrent Les Espagnols, demeurés à bord des navires et témoins de cette horrible catastrophe, furent tellement découragés ar la perte de leur commandant qu'ils mirent nm ten ens à la voile pour retourner dans leur patrie, renonçant ainsi à continuer ce voyage, qui, sans la mort cruelle de Solis, eût robablement obtenu le résultat désiré, c'est-à-dire la pr | vigation de l'Amérique du sud, | ïi La découverte de la mer du Sud ou de J'Océan Pacifique faite peu de temps auparavant cette expédition , et due naturellement à l'ardeur ave laquelle les Espagnols se préci + taient toujours en avant du côté de l'Occident, offrait 44 de grands encouragements à la persévérance des navigateurs Hojeda, ce hardi cavalier qui s'était tant distingué à Hispanoie sous Colomb, puis ensuite dans maint autre voyage de lécouvertes , se rendit en 4501 au golfe de Maracaiho, avec l'intention d'établir une colonie dans la province qu'on lui avait assignée. Mais il avait un caractère trop yiolent pour pouvoir commander, Des dissensions s’élevèrent ms ses

#+ compagnons qui, se révoltant contre lui, le chargèrent de

chaines, Dans cette situation, il se jeta lui-même à la*mer tellement plein de confiance en sa force physique qu'il es érait nager jusqu'à la terre et échapper ainsi aux mutins Ce. pendant le poids de ses chaines de fer était trop lourd ; et il allait disparaitre à jamais sous les vagues, lorsqu'une barque envoyée à son secours le sauva d'üne mort certaine.

Cei homme extraordinaire que sa hardiesse , sa force et son

L infatigable activité rendaient si propr > act l'propre à planter l'étendard 2 de la domination espagnole sur des rivages inconnus, fut de

| DOHVEau tenté, en 1509, pat la concession royale d'un immense territoire, d'aller former un établissement sur Jaftôte septentrionale de l'Amérique du sud. Le roi lui avait donnéla vaste

À étendue de pays comprise entre le milieu du golfe de Darien

ou d'Uraba ( c'est-à-dire des canots) et le ca i

: s)et p Vela, nommé

sm la Nouvelle-Andalousie. Mais Nicuessa, riche gentilé

ét d'Hispaniola , ayant obtenu le pay#qui s'étendait epuis le cap Vela jusqu'au cap Gracias a Dios, Hojeda vit

k avec indignalion ce rival inattendu prendre ainsi sa part d'un

domaine dont il ne possédait pas même encore a moitié. Parmi ses compagnons se trouvaient quelques hommes dont les noms devaient briller plus tard d’un vif éclat, Le vieux marin Juan de la Cosa lui servait de pilote. Balboa, Francisco Pizarro faisaient partie de son expédition, et une maladie imprévue «le forçant de rester à Hispaniola avait seule empêché Hernando Cortez de se joindre à lui,

A peine ent-il atteint les côtes de Carthagène que, pour se conformer aux instructions royales, Hojeda commença par exhorter les Indiens à embrasser les doctrines du christianisme, à traiter les Espagnols en amis ou en alliés , et à re* connaitre l'autorité du roi de Castille. Mais les simples habitants du pays, ne comprenant rien à d'aussi étranges propositions, y répondirent par une.attaque vigoureuse et en essayant de repousser dans leurs navires ces étrangers qu’ils regardaient probablement comme des ennemis dangereux. Bien que le bruit épouvantable et les effets terribles des armes à feu leur eussent causé d’abord une grande fra*’eur, ils revinrent bientôt à la charge avec un courage peu ordinaire parmi les naturels du Nouveau-Monde. Malgré la supériorité de leurs armes et les avantages de leur discipline, les Espagnols furent incapables de résister aux flèches empoisonnées et aux masses toujours grossissantes des Indiens. Ils périrent tous, au nombre de soixante-dix, victimes de leur imprudence; le pilote Juan de la Cosa était au nombre des morts, et Hojeda ne dut son salut qu’à la rapidité de sa fuite. Lorsque ceux qui étaient réstés à bord des navires et qui ignoraient le sort de leurs compagnons envoyèrent quelques heures après une barque suf'le rivage pour s'informer de ce qu'ils étaient devenus, les matelots trouvèrent leur commandant caché dans un petit bois, et à demi mort de fatigue et de faim. ,

Instruit par son désastre récent, Hojeda évita désormais toute collision avec les habitants belliqueux de ces contrées, et il parvint enfin à bâtir un fort qu'il nomma Saint-Sébastien, Ta protection de ce saint lui paraissant sans doute capable de garantir 1 colôns des effets des flèches empoisonnées, Mais la famine nétarda pas à se faire sentir dans la colonie naissante ; des maladies se déclarèrent, et les souffrances de ses compa-

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