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San-Anti Jaissa volontaietient dévancer , et ue faussa ct e au reëte de l'escadre pour s’en retourner
en Espagtié: Le Santiago avait fait naufrage peu de temps auparavant, Ce fat dôtie:avec trois vaisseaux , seuls débris de sa flotte, que Magellan, le 98 novembre, sortit. du détroit et pénétra . triomphant da 18 le vaste Océan qui avait été si long: ne l’objet de recherches 6bstinées.
Le nom de Mer du Sud, donné à.cet Ucéan par Balboa, qui. avait s ment en vue la petite porta qui baigne les ives ‘él de l'isthme, de Darien, et celui d'Océan-Paeifique té Espagnols qui naviguaient sur les-fners tranquilles du Pérott et du Chili, sont l'un et l’autre des désignatidns trop restreintes pour la plus vaste réunion d’eatt'qui sé trouve sur la surface du globe re, Magellan mit trois mois et vingt jouts pour traverser cet Océan depuis le détroit qui porte son nom jusqu'aux iles Philippines , où il attiva le 146 mars 1821 , et il n’est pas médiocrement reniurquable que, duf'ant un si long voyage sur des mers qu’on a depuis trouvées couvertes d’iles bien peuplées , il n’en ait rénicontré que deux; l'une et l'autre si solitaires et si aban- D données en appatéliee qu'il leur donna le nom de Desven. rence turadus où malheureuses. On doute qu'elles aient été visitées x rieur de hoüvéan pat lés Européens depuis le jour où elles furent à A découvertes pour la première fois. temps
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CHAP, IV. DÉCOUVERTES BSPAGNOLES. x?
Parvenu au groupe qui depuis a reçi le noÿp d'iles Philippines, Magellan fut bien accueilli par le roi de Zébu; ce monarque fut assez courtois pour se reconnaître le vassal du roi d'Espagne, et, dès les premières exhortations, il conseutit à embrasser la religion chrétienne. En conséquence, 1kMfut baptisé avec une grande partie dé son peuple. Un naturel de Malacca, qui avait accompagné l'expédition espagnole, servit d'interprète en cette occasion , Les marchands de cet archipel connaissant presque tous les diomes indiens. L'esprit naturellement audacieux de Magellan fut si transporté par le
léfen dre son royal prosélyte contre to Prait avoir, Cette proposition fut im Mdiatement
Méeorps choisi d'Espagnols commandés par Magellan mareha contre un prince du voisinage, hostile au roi chrétien de Zébu. Mais à peine les gucrriers européens avaient-ils pénétré sur le territoire énnemi , qu'ils se trouvèrent entourés par une immense multitude qui les assaillit de pierres et d’autres ptéjectiles. L Espagnols, animés par l'exemple de leur chef, se détendiréht tout un jour avec un courage indomptable ; mais leurs munitions s’épuisèrent et il fallut songer à la retraite. En les voyant reculer, les ennemis redoublèrent leurs attaques. À ce moment fatal une grosse pierre frappa Magellan sur la tête et l'étourdit, une seconde lui cassa une jambe, et, comme il tombait, une pluie de javelines vint l’achever, Ainsi périt, victime de sa témérité, un homme à qui son génie aussi bien que son courage éminent donnaient la chance d'accomplir les plus grandes entreprises. La navigation qu’il avait dirigée laissait bien loin, par la hardiesse de ses plans et la manière dont elle avait été conduite, celles qui l'avaient précédée. Magellan possédait au plus haut degré le talent de commander. La disposition rebelle de ses officiers, : qui avait ses racines dans une antipathie nationale, ne passa jamais daus leurs équipages, et les matelets regardaient généralement l'amiral avec la déférence implicite qu'on accorde à un être naturellement supérieur, ÿ
A la mort deMagellan, le roi de Zébu, oubliant en même temps ea religion nouvelle et Sn amitié pour les Espas
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h8 VOYAGES MODERNES DE DÉCOUVERTES. LIV, IV.
gnols, mit traftreuisé ei tä mort tous ceux d’entre eux qui demeurèrent sur l'ile. C ux qui étaient encore sur les bâtiments, lorsqu'ils apprirent le sort misérable de leurs compagnons et de leur chef, se trouvant réduits à un trop petit nombre pour manœuvrer trois vaisseaux, brûlèrent la Conception, et, avec les deux autres, partirent à la recherche des Moluques. Ils touchèrent sur différents points de la côte orientale de Borneo, passèrent au nord de Célèbes et arrivèrent enfin à Tidor, l’une des Moluques, où le souverain de leiles reçut avec joie lorsqu'il apprit qu’ils étaient ennemis és Portugais, lesquels avaient pris sous leur protection le ide Ter! late son antagoniste. La Trinidad, quik
voie d’eau ;"demeura à Tidor pour se réparer, et
fut de nouveau en état de tenir la mer, ess
sur les côtes américaines par l'Océan Pacifique : ; mais, battue
pales vents contraires, elle fut obligée de cingler de nou-
veau vers les Moluques , où elle arriva dans un état de déla-
brement complet et où son équipage fut fait prisonnier par les
Portugais. Sur ces entrefaites, la Vittoria, commandée par
Sebastian del Cano, do le cap de Bonne-Espérance et
arriva le 6 septembre 1522 à San-Lucar ; les matelots étaient
presque épuisés par les fatigucs d’un voyage qui avait duré
trois ans et quatorze jours. Ainsi s'acheva, pour la première
fois, un voyage par mer autour du monde.
On peut se faire une idée de ce qu'était l’art nautique à l'époque qui suivit celle de Colomb par les détails du chapitre qu'on vient de lire. Les naufrages étaient fréquents , et l'on payait souvent d’un grand nombre d'hommes la découverte, néanmoins prisée fort haut, de deux ou trois cents lieues de côtes. Les progrès des Espagnols sur les rives du Nouveau-Monde peuvent étre jugés rapides , si on les apprécie d'après l’ardeur et la persévérance qu'il fallut pour les effectuer ; mais ils sont excessivement lents , si on les compare à ce qui aurait pu être fait à une époque où la scie nayale eût été perfectionnée. Néanmoins, lors du voyage + | Magellan , cette science parut faire un grand pas dans une voie d'amélioration. La direction imprimée par ce grand navigateur fut aussi habile que son génie était confiant et audacieux ; la routine des maris ordinaires n'enchaina jamais
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l'élan de ses conéeptions, Ses,projets dhivernage au port Saint-Julian qui effrayèrentSi/fort'ses officiers, déjà disposés à la révolte, suffraient seuls pour montrer l'énergie et l'originalité. de.son esprit. , nine La Wittoriafut tirée sur ke: rivage, et long-ter comme un monument du voyage le plus -rernar fût jamais accompli. Les pilotes reçurent l'ordre d'envoyer leursjournaux à la cour, et les matelots furent bts séparément sur ce qui leur était arrivé durant le voyage. A l'aide desces matériaux on écrivit , par ordre de l'empereur Charles-Quint, une histoiredétaillée de l'expédition ; mais le manuscrit de cet ouvrage. a dù être détruit par les flammes pendantle sac de Rome en 4527 ; et le monde aurait à jamais ignoré les détails du voyage extraordinaire de Magellan sans le récit d'Antonio Pigafetta , gentilhomme vicentin qui accomfiägna cet amiral (4). Pigafetta était un observateur spirituel, .mais excessivement crédule. Sa relation emprunte un grandintérét à la peinture qu'il trace des insulaires de la mér du Sud , ignorés jusqu’à lui des Européens. Nous lui devons aussi les premiers vocabulaires des langues parlées
| chez les peuples qu'il visita. Ceux des tles Philippines et des
Moluques serventencore , et le soin, l'exactitude de leurs définitions a été confirmée par tous les voyageurs qui l'ont suivi. IL ést as sez curieux de remarquer qu'avant son.époque la formule de salut arabe avait déjà été introduite dâtisles iles Philippines. Shakespeare emprunta le démon Setebô8 à son vocabulaire du langage des Patagons (2).
Comme le chemin de la Fittoria autour de la terre s'était
à accompli dans la direction de l’est à l'ouest, c'est-à-dire
dans la même direction que la course quotidienne du soleil , cet astre se trouvait avoir fait, par rapport au navire, une
(1) L'histoire du premier voyage autour du monde, due, comme nous venons de le dire, à Pigafetta, ne fut connue que par des abrégés et des extraits jusques au commencement du dix-neuvième siècle. A cette époque , un manuscrit complet de cet ouvrage fut trouvé par
moretti dans la bibliothèque ambrosienne à Milan, Jansen le publia à Paris dans le cours de l’année 1801, (2) — his art is of such power, It would control my dam’s god, Setchos, —
The Tempest, act. 1, sc. 11,
IL, ÿ
: 2 50 VOYAGES MODERNES DE DÉCOUVERTES. LIV,IV, révolution moindre.que-par rapport à aucun autre point fixe sur la surface du globe a à séquence, lorsque Fou del Cano parvint à San-Lucar , il fut surpris de, compter un jour de moins dans ses caleuls. Il tenait pour le & septembre ce quisur tous les calendriers d'Europe était le-6 du.méme mois. Cette ciéé@hstance , si facile à expliquer, embarrassa quelque peu les savants contemporains, et donha naissance À
plus d’une théorie sans fondements. EN