CHAPITRE V
HERNANDO CORTEZ, r
Education de Cortez, — 11 arrive à Cuba, — 11est désigné pour commandéfune ex pédition contre la Nouvelle-Espagne.— 11 décline l'autorité de Van I bâtit la Vera-Cruz. — Commegcemeg$.de ses conquêtes. — 11 défoit les Tlascalans. —- Massacres à Cholula. — Les Espagnols entrent dans la cité de Mexico. — Danger de leur situation, — Cortez se saisit de Montezuma. — 11 défait Norvaes. — névolte des Mexicains. — Mort de Montezuma. — Bataille d'Olumba. — Triomphe des Espognols. — Reddition de Mexico, — Alvarado marche! Guatemala. — Expédition de De Oli. — Cortes conduit une ormée de M à Hondux:s, — Convention de Badsjoz, — Loyasa est envoyé avec une flotte aux Moluques. — Sa destinéc. — Voyage de la Pataca. — Cortes envoie Saavedra pour prôtefassistance.à
Loyasa, rise des Portugais. — Saavedra découvre 18, Nouvéfle-Guinée ei d'autr Sa destinée, — Cortez devient l'objet de jolousies politiques: — 11 revient gue. — Comment il y est reçu. — 1l retourne à Mexico avec une
autorité restreinte. — 11 découvre la Californie.— 11 perd sa fortune en expéditions inutiles, — 11 revient en Espagne. — Sa campague d'Afrique. — 11 est abandonné par la cour. Sa mort,
Les grandes révolutions dans l'histoire de l'humanité mettent d'ordinaire eu relief l'énergie de tous les caractères et de tous les talents, et offrent ainsi un tableau des plus remarquables. La découverte de l'Amérique, le plus important peut-être des événements qu'offre l'histoire du monde , justifie pleinement cette observation, Dans le nouveau continent, les Bspagnols furent meñés à la conquête par une série d'hommes héroïques, dont les vastes desseins et le courage indomptable étaient parfaitement d'accord avec la grandeur du théâtre sur lequel ils étaient exposés aux regards du monde,
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GHAPi V. HERNANDQ GORTEZ. 54
Parmi les plus remarquables d’entre eux il faut compter Her: nando Cortez. Get homme illustre naquit en 1485 à Médelin, dans l’Estramadure , d'une famille noble, mais pauvre. Destiné au barreau , il reçut une bonne éducation ; fais. à mesure qu'il avahçait en âge; l'extrême ardeur de s0û caactère le montra‘peu disposé auX études de la vie scolastique , et le poussa vers la profession des armes. L'Italie était à cette époque la lice la plus attrayante pour les hommes qui aspiraient à la gloire militgite : une maladie empècha seule Corfortune. Il était réservé à de plus remarquables exploits q en pouvaient: produire les luttes également lalancées de la güerre européenne. En 1804, il partit pour Hispüni jls; où il en reçu par le gouverneut Ovando, qui était en mêmé temp Pa un de ses parents éloignés. L'état de sa santé l'empécha cette expédition d'Uräba, où bon, Pizarro et nlstétits autres qui figurèrent entuite d'uné manière si lot
les affaires du Nôüveau-Monde y; sgivirent cet infortuné Ex : 44, Gortez partit avec Le Vel me pour l'ex
mandant.
ditios: ‘ TT agi le stiné de cet officiér par son app
cation +1 détails tie s. L'impétuosité de sa \étlonée avait:fuit place.à WT ) d'activité persévérante ; et la franchise de facilement la confiance
de, ses tee 4 Nés; Lorsque Grijalva revint de la Nouvelle-Espagne qu'il avait découverte ; Velasquez équipa immédiatemenit die expédi -pout;la coriquête de te pays : j mais, d'un earäctète faible et séupéonneux , il eût mis
| dspoïtante mission dans lès malus d'un holsine qu'il eût penké Y'avoir droit w qui déjà se Mt distingué, Gené
dahs son choix pi ggvhions tes dela jalousie ét de la prudence, il désignà enfin Herti ortez, qui s’embarqüa èn conséquence le 18 nôvemb 18 avec dix navirés montés par six ou "Sept-céfits hommes, et portant dix-huit chevaux ainsi Qüé qiélques pièces d'artillerie, Il n'eut pas
plutôt quitté le rfage que Velasquez se smdt t de la mesure tu.
qu'ilavait prise eri Placant des forces sir bles sûtit jus ordres d'un dont {f redotitait les cralgnait ses S0RèteE intentions ; mais il
a opitard pou
Tevenir sur cette erreur. Cortez, seefiant à l'attachement de ses soldats , déjoua facilement tous les efforts du gouverneur pour le rappeler à terre, et poursuivit son voyage sans plus d’inquiétudes.
Au mois de mars 14519 les, Espagnols débarquèrent sur la côte de Mexico. Les Indiens virent avec terreur et admiration ces hôtes étrangers. La grandeur de leurs navires , les foudres de l'artillerie, et par-dessus tout la force et la vitesse des cheyaux les remplissaient d'étonnement, et les amenèrent à M les Espagnols avec un respect
! t superstitieux dont ces derniers ne tardèrent pas à prendre avantage. Cortez apprit bientôt que le pays dans lequel il était arrivé faisait partie des états de Montezuma, dont le vaste‘ “empire s'étendait d'une mer à l’autre et cena les domaines de trente puissants caciques. Le capitaine espagnol.demandait avec in- Rise à être conduit vers le prince indien ; mais la prudence spressentiments des Mexicains s 'opposaient à une telle dé- 15 he; ils firent valoir tosles raisonnementset employèrent tous les artifices qui pouvaient détourner Gortez de son projet. On lui envoya de la cour des présents magnifiques consistant en: ‘ustensiles d'or et Me à mérveilleuseinent travaillés, en faits dé plumes. Or, plus les Mexicains montraient à quel pointe set de civiligation ils étaient parvenus , plus les Espagnols : étinaient à vouloir parvenir jusqu'au cœur de, : L'héroïque Cortez, sans se laisser effrayer par les” ret ages «2 ‘qu'il recevait ?
sur le pouvoir et le caractère: ontez "qui gouvernait despotiquement un empire x; et populeux alors consolidé par une re politique de cent trente! apnées, et qu'on disait capable de 1 ner au combat une’ armée de deux cent
mille hommes ; ré H “e t.de braÿer tous les dangers plutôt que d'abandonner unéfoie.si glorieuse , et voulut entreprendre tout d'abord une Cotiquéte he de son auducieuse ambi-
tion.
Il commenca ses préparatifs en éleyant la cité de Vera- Cruz, puis il brûla tous ses navires de ne laisser à ses guons d’ alternative que la ëstruction où lacon- En NT de mettre Gans ses intérêts quelques- Ales indiens qu'avait méconténtés le, caractère