‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme] (volume 2)Chapitre 66 sur 94 · IT · texte numérisé non relu

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la première fois alors, ils élurent un commandant. L'animosité nationale et l'amour du gaitifont sur les hommes plus d'influence que la terreur; les rangé des boucanigrs, après leur désastre de la Toftue, furent bientôt regarnis, En 1650,

un assez grand nombre d'entre eux, montés sur des canots, pénétrérent dans une rivière des côtes desMosquites ; et, après avoir lutté’près d’un mois contre la puissance du courant et les chutes d'eau qui leur bârraient le chemin, ils traversèrent le pays jusqu’: à la Nouvelle-Ségovie , qu'ils pillèrent, et redescendirent sains et saufs la rivière. Comme ils ne reconpaissaient d’autres droits à l’autorité, que l’esprit de conduite courage, leurs chefs étaient tous remarquables par leur oute per sonnelle et le souvenir des exploits audacieux én 8 accomplis ; mais, l'humanité n'avait pas d'accès Bus, se d'inutiles Arai ont anus l gloire

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ateign rent l'apogée: de leurap exercer sur eux une aütorit :à peu 4688; Son premier exploit, inouiïe. A: la tête d’un corps de + aie hommes volontairement réunis sous ses ordres , il prit et pilla la ville de Puertodel-Principe, dans l’île de Cuba, au centre de la puissance espagnole. L'entreprise qui suivit fut dirigée contre Porto- Bello, l’un des principaux ports et des mieux fortifiés que possédassent les Espagnols dans les Indes occidentales. Morgän disposait à peine en cette occasion de quatre cent soixante James ; mais samarche fut si rapide , qu’il surprit la ville et

la trouva sans défense. En donnant l'assaut à un fort qui faisait mine de tenir, il obligea ses prisonniers , pour la plupart religieux "des deux sexes , à dresser eux-mêmes les échelles contre les murailles. Quand la garnison se fut rendue , il Ja renferma dans le’fort, et, mettant ensuite le feu au magasin de poudlte , il détruisit d'un seul coup les hümmes et les pierres qui lui avaient résisté..Il saccagea ensuite Maracaïbo et la ville voisine de Gibraltar : puis spenhardi par ses succès, il tinticonseil avec ses officiers pour détépminer laquelle de ces

298 VOYAGES MOD ERNES a D Étcovvarmis uv, iv. trois places, Carihagène, la Vera-Cruz, où Pauañis, Àl fallait maintenant attaquer. Où. ‘jugea que Panamig a était la plus riche, etelle fut désigfiée. Morgan avait alors sous ses ordres trente-sept vaisseaux armés et plus dé: deux, mille hornnies.

Cette expédition importante ne ‘s'äcomplit pas sans des difficultés et des fafigues sans nombre. Mais le neuvième jour de leur voyage, les boucaniers vinrent en vue de la mer du Sud, et sur le soir ils purent ‘distinguer les .claghers de Panama. Les Espagnols, bien que supérieurs en nombre, furent défaits en bataille rangée, et les boucaniers s 'emiparérent de la ville. Dans leur cruauté ils n’épargnèrent ni le sexe, ni le rang. Beaucoup d'habitants s’échappèrent par mer avec À leur fortune , et cherchèrent:u n refuge dans les îles de la baig/dl Panama, Mais: Morgan, équipant une grand chargeä de soldats nombreux et bien armés, poursuite, Ce détachement captura plusieurs vaisgéal desquels était parfaitenfént dis constance, .en appart euse, faillit êtr fatale, aux. caniers ; une: #e eux en vint à débérer comment

| de Morgan, et résolut de chercher fortune dar ud; d’où il serait facile, après.que le pillage les aurait énrièhis, de regagner l'Europe par les fndes orientales. Morgan sut heure sement empécher cette défection, et revint sain et sauf de Panama , emmenant avec lui six cents prisonniers, dont la plupart lui servaient comme bêtes de somme, et cent soixante-quinze mules chargées de butin. Quelques : années après, il fut fait chevalier et obtint le gouvernement de la Jamaïque ; cet emploi lui fournit l’accasion de déployer unê sévérité extraordinaire contre ses ânciens associés.

L'autorité de Morgan avait réussi à différer, mais n° iovaie pas détruit le projet des houcaniers. Le 5 avril 4650, trois cent trente-un d'entre eux, Anglais pour la plupärt, commencèrent leur expédition en traversant l'isthme de Darien ; chadiéhomme était pourvu de quatre grands biscuits a appelés dough- boye (enfants de pâte), et armé d'un fusil, d'u pistolet et d’un sabre. Parmi ces ayenturiers se tréilVatent William Dampier, qui n'occupait point à cette époque le rang distingué auquel ses talents le poussèrent plus tard, et Lignel

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