CHAPITRE XXII
LT à VOYAGES DE DYRON, WALLIS3' CARTERET , ETC.
’ æ KA Motiis qui poussaient Jes Français à faire des umnralrotiqus — Les les
Falkland, — Les forêts simulées. — Le gibier apprivoisé — Etablissement fondé par Bougainville.— Voyage du commodore Byron.— Ses instructions, — Recherche de l'île Pepys, — Rapports avec les Patagons. — Le port Egmont#- Les tles du Désappointement, — Les îles du roi Georges, — Tinian, — Wailis et Carteret. — Leur séparation. — Wollis arrive à Otahiti, — Conduite des naturels. — Corteret ‘découvre l'ile Pitcairn. -- Les îles Salomon. -- La Nouvelle-lrlande. — Les Îles Falkland rendues à l'Espagne. -- Voyage de Bougainviile autour du monde. — Anecdotes de Daré, -- Les Nouvelles-Cyclades, — La Louisiane,
à Lorsque Ge III monta sur le trône PAngleterre, la civilisation et là science avaient fait d'assez grands progrès pour que les intérêts de cette dernière fussent de quelque poids, même dans les calculs politiques. Le jeune monarque lui-même avait un goût très-prononcé pour les études géographiques, et le désir qu'il manifestait d'illustrer son règne par quelqnes importantes découvertes trouva toute sorte an auprès de ses ministres, que poussaient des sentiments beaucoup moins désintéressés.
Pendant les guerres qui avaient récemment agité l'Europe, les cofsaires des nations ennemies, croisant dans les mers du Sud , Avaient fait une triste expérience des dangersiqui accompagnaient cette favigation lointaine, Les Francais’, qui avaient eu beaucoup à souffrir de la supériorité maritime con- IL, 50
quise par l'Angleterre, et qui se trouvaient complètement expulsés de leurs établissements du Canada, tommencèrent à chercher les moyens de contrebalancer cés pertes, èt d’assurer, pour le cas d'y ne guerre à venir, léurs intérèts commerciaux, Ils pensétéit pendant quelque temps à fonder, dans les iles Falkland, üfié colonie qui aurait pu devenig, en quelque sorte, un “de potih les navires destinés à l'Océan Pacifique. Les cors@ltes de Saint-Malo, en donnant à ces îles le nom de Malouines, emprunté à leur ville natale , semblaient s'être acquis à leur possession un droit vague et mal défini.
En 1765, M. de Bougainville, officier qui avait servi avec distinction dans les guerres du Canada, entreprit de fonder, à ses propres frais, un établissement dans cês tles. Le gouvernement français accepta sa proposition : en conséquence, le 45 septembre de 14” Même année, il fit voile, de Saint- Malo, emmenant avec lui, en qualité de colons, plusieurs des mâlheüreux que Muccès des armes britanniques dans l’Amétique du nor@vavait dépouillés de leurs possessions à la Nouvelle-Écusse, où, comme disent les Français, dans l’Acadie. Le 8fvrier 1764, arrivé à l'extrémité orientale des tles Falkland, il entra clans une grande baie, à laquelie il donna le nom de Baie des Français. Il découvrit que sir Richard Hawkins et Woodes-Rogers, en signalant sur ces côtes l’existence de vastés forêts, avaient été abusés e trompeuse apparence. Des bouquets de roseaux élevéparés par d'étroits intervalles, couvraient les basses terres. Les tiges de ces roseaux, ayant la couleur de feuilles sèches, s’élevaient à la hauteur de plus de six pieds, et se développaient ensuite en rejetons de couleur verte; en sorte que le tout, à peu de distance, avait l'aspect d’un bois taillis. Le gibier et le poisson abondaient en cet endroit ; et la confiance entière de ces amimaux attestait qu'ils n'avaient jamais été troublés ahparavant par le voisinage de l'homme. Les oiseaux se laissaient prendre à la main; les lièvres et les renards ne manifestaient aucune crainte. Le 47 mars, la colonie fut fondée ; et trois semaines.ensuite, Bougainville repartit pour la France, laissant derrière lui, dans son nouvel établissement, vingt-sept individus, dont cinq femmes, L'année suivante, lorsqu'il revint à
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hbre de cent cinquentéi envoyèrent fgaison d'huile et de peaux de‘phoques, t des avantages que leur prospérité pouvait
s de la France excitèrent assez naturellement } gouvernement anglais, et le désir de mettre à exécution” que que projet analogue se manifesta par les encourägements que Ja cour accorda à divers plans de découvertes. En 1764, le commodore Byron fut chargé de faire un voyage dont l'objet était brièvement et clairement indiqué dans les intructions que voici :
« Considérant que rien ne peut tourner davantage à l’honneur de notre nation, comme puissante maritime, à la dignité de la couronne britannique, et atlx prop rès du commerce et de la navigation, que de découvrir dès “pays j jusqu'à présent inconnus ; considérant qu’il est raisonnable de croire quel’on peut trouver:dans l'Océan Atlantique, entre le cap de Bonne- Espérance et le détroit de Magellan , des terres et des îles d'une grande étendue que n'aurait encore visitées aucune puissance européennes îles et terres situées sous des latitudes qui en permettent l'accès à la navigation , et dont le climat conviendrait à la production des denrées dont le commerce fait usage ; considérant que les îles de Sa Majesté san Pepys et les îles Falkland, placées dans les parages'ci: “elles aient été découvertes pour la pt e .depuis par des navigateurs anglais; ont inées de façon, à faire juger exactement
dessus exposés, et jugeant
ne entreprise de ce genre
J'Toyaumes jouissent.à cette
heure; a qu convenable qu'une expédition partit dans cèt objet. »
Les navires éuinée pour ce voyage étaient un sloop, le
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LUE à ou portant seize et’le second ving-quatre L | } de
étaitsdoublé en cuivre, circonstan arquable:en ce trèsqu’e le signale un des premiers er 2 et des plusimportants seule faits:par l'amirauté anglaise pour déterminer l'eficatitéide … le
ce mode de conservation destiné à pré leboïs desire gueu seaux contre l'attaque des vers. Le doublage LCHIVRÉ avait détre
été recommandé à l’amirauté dès l’année 4708; mais ess: qu'ils dieuls d'abandonner Jes routines pratiques, les. pr és agita N\ (ir invité la flotte de l'amiral Keppel. en 1768, un seul 1 Y gi terre doublé. g le gens Les vaisseaux rrivèrent à Rio-Janeiro vers le milieu de s’ava septembre, et, après y être restés environ un mois, ils se plus € remire en mer, Jusqu'à ce moment leur destination avait par d été un secret, mais, en quittant la côte dû Brésil, le commo- d'eux dore fit monter les équipages sur le pont, et les informa qu'au homn lieu d'aller aux Indé: atales ils partaient pour‘un voyage parais de découvertes; s’ils le CO iduisaient bien, ils auraient droit des à double paie. Cette nouvelle fut reçue par les marins avec sauva, dés: acclamations de joie; bientôt néanmoins ils eurent un | tagna avant-goût des difficultés qu'ils étaient destinés à rencontrer. hideu A Rio-Janeiro, considérablement incommodés par la cha- yeux ( leur, et supposant que leur voyage s'agcomplirait dans des un ce régions du méme ordre, les matelots avaient vendu tous leurs l’autre vêtements, de.laine ; mais après avoir navigué au sud, pen- tures dant une semaine à peine, ils eurent à subir un froid plus | mais a xique celui des plus rudes hivers en Angleterre. pouva ils n ’étaient pas encore au-delà du 36° de latitude ble qu bleme reconi É é }pays envirq tait un différ A jaunûtre et d'un a spmidaliééà: celui de exami: dunes au sud de l’Anglète prit quélquakdivres dont les qu la chair était aussi blanchéfque léneige. PAM LR ils le En qu | ir, Byrofpartit à la rechérche dé l'ile mettre Pepys, marquée par,Cowley, sons le 47° dedätitude sud ; Les mais après avoir navigué quatre jour8 sans résültat, bien Famir persuadé que cette île n'existait pas, il revint sur le continent ne l’a