‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme] (volume 2)Chapitre 77 sur 94 · CHAP. XXIIT. VOYAGES DE BYRON, ETC · texte numérisé non relu

CHAP. XXIIT. VOYAGES DE BYRON, ETC

pour y faire sa provision de bois et d'eau. Durant cette partie du voyage’, le temps était généralement ‘resté beau , mais, très-froid , et il fut reconnu par tous nc$ voyagenrsique la seule différence entre le milieu de l'été dans ces régiôns et le milieu de lhiver.en | Angleterre n'était que dans la-longueur des jours. Lé vaisseaux pénétrèrent ensuite dañs: le détroit de Magellan, êt ils avaient à peine jeté l’ancre’lors< qu'ils apégçurent sur le rivage un grand nombre;de cavaliers agitant en l'air une sorte de pavillon blanc, comme pour les inviter à une conférence. Byron se rendit immédiatement à terre | d'un’détachement bien armé. Laissant ses gens le rivage , prêts à agir suivant les circonstalecs, il

s’avança seul vêrs les naturels qui , bien qu’au nombre de plus de cinq cents, parurent alarmés à son approche. Enfin, par des gestes et des expressions amicales, il, décida lui d'eux, qui semblait un chéf, à se risquer auprès'@e lui. « Cet homme, dit le commodore, était d'u iné,stature gigantesque et

des monstres à forme humaine. La peau ‘dé quelque’ himal sauvage était jetée sur ses épaules comme le plaid d'un montagnard écossais, et il était peint de me à Ini donner la plus ontemplée. L'un de ses

1e" hé, ion’ 6 ur de l’autre, et le reste de sa figure était: D itbouillé avec dos peintures de diverses couleurs. Je “tien ésurai point &à taille ; mais autant que j'en peux juger eu le comparant à moi, il ne pouvait guère avoir moins de sept pieds. ». Quelque. formidable que fût l'extérieur des Patagons, on les trouva rémarquablement traitables et remplis d'égards. Ils acceptaient avec

reconnaissance les CA «1e qui leur étai nt offerts, sans indhité ; ét Byron ayant

éc'une réelle s mprise , 1e quitta fort satisfaits de sa visite et souhäitan®, dû moins ils le témoignaiént: par leurs signes, qu'ilt LS biéntôt

mettre leur hospitalité à l'épreuve.

Les navires avancèrent ensuite dans le détroit jusqu’à Port- Famine où nos voyageulÿ trouvèrent le pays plus riche qu'on ne l'aurait cru d’après les rigueurs du climat, La terre était

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couverte de fleurs qui ne ‘cédaient ni en beauté ni en parfum'à ce es h cultive dans les jardins de l’Edrope. Le langage‘ let + emphatique avec lequel le commodore Byronts'attache à vanter les régions magellaniques, trahit les vues-d'ün fondateur de colonies, car il gute : « si ce n'était la rigueur du froid et la durée de } per bien cultivé, pourrait, à mon avis, deven des plus beaux de l'unifere: » Après avoir renouvelé le bois'et l'eau dé'ses deux navires , il revint sur ses pas, et sortit du détroit pour chercher. es îles Falkland.

tôtaprès son arrivée dans ces'les, il décou côte'oëtidentale un port auquel ik donna le nom td Egmônt, ‘et qui lui parut un des plus beauË*du monde. La marihe anglaise toute entière aurait pu s’y tenir parfaitement à l'abri de tous les vents. C'est alors qu'il prit possession du pays en Li donnant solennellefñent le nom d'îles Falk-

sem i ef DÉC perflue.

t ainsi na sa mission, en ce qui concernait ces iles, il continua son voyage vers la mer du Sud, dans laquelle il comptait pépateer par le détroit de Magellan. Byron avait accompagné Jord Ansor dans son voyage autour du sa et envis \ invincible effroi le passage étroit cependant il eut à lut- ËS : il mit sept semaines à le

repos, et vécurent sans cessé dans les appréhensions que faisait naître l'incertitude du “Climat. Ses rapports avec les misérables habitants de ce pays perdu n’amenèrent aucun résultat intéressant. On les trouva fort épris de la musique, et quand un des:marifé leur avait procuré le plaisir de l’entendre, ‘ils lui en‘témolghäient leur reconnaissance en coloriant DE La à la mode düipays. Enfin, le 9 avril, les vaisseaux duf détroit, et'entrèrent dans la mer du Sud. « Il est

pr obäble erve ‘le commodore Byron;°q laprès avoir lu ce * récit des diflcultés et des périls qui ont’aäccompagné notre passagé à travers le détroit de Magellan, chacun en conclura qu'on ne devrait jamais s'y risquefffÿmais moi qui ai deux fois doublé le cap Horn, je suis d’un avis tout-à-fait contraire.

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Je pe lentent détroit Drake € les difû qu'il a du pri navigat jamais.

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