RE TS
Pres
Éerecste Ta
gps 2
D RE © à
les parents des Anglais qu’ils rencontrent, surtout lorsqu'ils ont besoin de leur: secours.
Bruce raconte ensuite qu’en allant de Terfoowey à Cosseir, il vit plusieurs montagnes nues de jaspe, de granit et de marbre d'une grande variété de couleurs, mais principalement rouge et vert. Il supposa, en conséquence, que la mer Rouge avait tiré son nom de quelques-unes de ces collines, qui s'étendent jusque vers ses bords, et dans lesquelles le marbre rouge prédomine. À Cosseir , il s’'embarqua sur un petit bâtiment arabe dont les planches étaient cousues ensemble. L'objet de son voyage était d'aller visiter une île appelée par les Arabes la montagne des Émeraudes, nom qui offrait des attraits irrésistibles à un voyageur si passionné pour le merveilleux. 11 y trouva quelques cristaux verts, connus en Orientsous la désignation générale d’émeraudes ; mais, comme ces cristaux n'étaient pas les véritables émeraudes des lapidaires européens, il s'efforce de faire perdre à cette montagne merveilleuse le titre immérité que les Arabes lui avaient donné.
Jidda, qu’il visita ensuite , présentait un aspect si misérable, que l’activité de son commerce et la manière dont se faisait ce commerce lui causèrent une vive surprise, Les Anglais expédient à crédit des cargaisons précieuses à des marchands arabes ou tures, qu’ils ne connaissent pas ; ces opérations ont lieu et sont réglées par l'entremise de certains courtiers, dont la probité ne repose en apparence sur aucune garantie, « Ces courtiers indiens ne sont ni des mahométans ni des chrétiens, mais ils jouissent de la confiance des peuples des deux religions. Assis sur un tapis, ils prennent un chäle indien dont ils recouvrent leurs épaules , ainsi que d’une serviette, et qu'ils étendent par dessus, leurs mains , puis ils parlent en même temps de différentes choses , de l'arrivage des bâtiments de l’Inde ou des nouvelles du jour, comme s'ils ne s’occupaient en aucune manière d'affaires sérieuses. Pendant vingt minutes environ, ils se touchent mutuellement les doigts, qui restent cachés sous le châle, et le marché se conclut ainsi, sans qu’un seul mot ait été prononcé concernant l'objet vendu, et sans qu’on se soit servi ni de pe ni d'encre pour en rédiger les clauses.
Jidda est l’un des lieux les plus nislstins d'une côte remar-
quable par son insalubrité. A l’est de la ville, au sortir de la porte, commence un affreux désert , où les Bédouins se sont construit des huttes avec des paquets de joncs. Ces Bédouins alimentent Jidda de lait et de beurre. La ville doit son importance aux avantages de sa position sur le bord de la mer. Les marchandises de l’Inde qui sont débarquées dans son port s'expédient à la Mecque, d'où elles se dispersent ensuite sur tous les points de l'Orient.
Malgré les lettres de recommandation que le gouverneur de Jidda lui avait données pour le naybe de Masuah, Bruce n'échappa pas sans peine à larapacité peu scrupuleuse de ce chef;
. mais sa fermeté et des circonstances heureuses lui permirent enfin de quitter ce pays, et de continuer son voyage dans l'Abyssinie. La route qu'il suivait traverse d'aboï®Une plaine étroite et nue, de laquelle il aperçut les trois chaînes sucessives des montagnes de l’Abyssinie ; la première composée de collines ardues, couvertes entièrement de broussailles ; la seconde plus élevée , plus escarpée, plus sauvage et plus aride ; la troisième, ligne non interrompue de pics et d’aiguilles qui seraient regardés comme très-élevés dans tous les pays de l'Europe. Après cette description modérée , notre auteur ajoute inconsidérément : « Une masse prodigieuse , la montagne de Taranta, domine tous ces sommets. Cette montagne est probablement l’une des plus hautes du globe ; sa dernière pointe, presque toujours cachée dans les nuages , ne devient visible que lorsque le ciel est parfaitement pur ; en tout autre temps, des brouillards et d'épaisses ténèbres perpétuelles la dérobent aux regards des voyageurs. Les éclairs , le tonnerre et l'orage sillonnent , ébranlent et ravagent ses flancs escarpés. »
En descendant la montagne de Hamhamou , il vit quelques huttes de la tribu de Hazorta, qui, pour toute nourriture, boit le lait de ses troupeaux. Tous les bestiaux broutaient les branches des arbres et des broussailles, au lieu d'aller paître sur les gras et beaux pâturages des côteaux voisins du fleuve. Le càprier atteint, dans ce pays, à la hauteur de l'orme anglais.
D'immenses troupeaux d’antilopes traversèrent la route de notre voyageur, pendant qu'il gravissait les collines situées