‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 11 sur 178 · LIV. Y · texte numérisé non relu

LIV. Y

ix de glace donnaient goût désa-

t atteint la ces s'éten- > apparence intenir plus ‘aient quelidence leur ler , par un ventüre ne ccident était ilérriveraits [ouvelle-Zéar le 62e trois heures illes à cellés om d’aurore ire qu'avant a suite de ce rs reprises.

ée, il put, à qu’il n’exissituée à une ent dix-sept trois mille » fois en vue la Nouvelle- Baie Sombre ultés de son Au ; ses soins ement maindes courants ent employé, ‘ment réussi.

it au détroit était arrivé

1 d'après la nature des courants qui venaient du sud, A cu

L'Aventure, séparée de la Résolution, avait continué plus au nord, et suivi les côtes de la terre de Van-Diémen, dans la direction du sud et de l’est. Le capitaine Furneaux rapportait « qu'à son jugement, il n’y avait pas de détroit ee cette terre et la Nouvelle-Hollande, mais seulement une baie très-profonde. » Cook avait le projet de vérifier le fait, mais, le considérant comme suffisamment établi par l'opiniont'd! > son collègue , il résolut de poursuivre ses recherches à l’est? entre les 44° et 46° de latitude. Toutefois, avant de quitter le détroit de la Reine-Charlotte , il réussit à établir avec les naturels des rapports amiables et réciproquement avantageux. La première preuve qu’il leur donna:deïses intentions favorables à leur égard, fut d’intrâd e plusieurs espèces d'animaux utiles ; il mit à t( et un bélier, plus un bouc et une chèvre. Il tt un jardin, dans lequel il sema toutes les variétés de légumes, propres à la cuisine, qu'il jugea devoir prospérer dans ce climat,

Bien que la saison d'hiver fût arrivée, Cook résolut de ne

4 | pas perdre son temps dans une inactivité complète. Ses vais- L | seaux étaient en bon état , ses équipages bien portants ; Lu

pensa qu'il pouvait , en toute sécurité, tenter d’exaninl l'Océan méridional jusqu’au 46° de latitude, puis, après s’être rafraichi dans quelqu’une des’iles situées entre les tropiques revenir en été pour continuer ses recherches sous une lati* tude plus élevée. Son voyage de la Nouvelle-Zélande, vers. l'est n’amena aucune découverte intéressante, et ne futvariés 4 a 2 par aucun des acéidents ordinaires de la navigation. Tljug

continent de quelque étendue ne pouvait se trouver ï

suivie Carteret; il ne put pas nourrir plus long-temps l'est oùr de trouver une terre semblable; et cette cireonstance,, x Si que les maladies auxquelles était en proie 'équipageide l4 venture, le décidèrent à se diriger vers’ les il de la Société. À cette époque de soï voyage, il vitun grand nombre de ces petites fles basses qui composent l'archipel Dai de Bougainville, qe

Les vaisseaux failliren tre détruits en, uchant sur les bancs de corail qui envirôfinént Otähiti ; ile dûrent leur salut

99 DÉCOUVERTES MODERNES. LIY, Y.

à la décision du commandant et aux efforts infatigables des équipages. Le 24 août, ils jetèrent l'anre dans leur ancienne

station de la baie Matavai, Les matelots de la Résolution étfient en ce moment en parfaite santé; mais, en revanche, ceux de l'aventure souffraient horriblement du scorbut, bien que les deux vaisseaux fussent équipés de même, et qu’un

ystème analogue de précautions hygiéniques fût prescrit sur nu un Comme sur l’autre ; mais, pour que les ordres fussent effléaces , il fallait un grand zèle chez les officiers , et leur exemple était nécessaire pour encourager les marins à sacrifier de vieilles habitudes dans l'intérêt de leur santé.

Durant cette visite à Otahiti, nos navigateurs firent plus ample connai* ec les naturels, et pure: mieux juger leur caractère à i qu'une idée fop#vaguerde leurs doctrines religieuses ; toutefois , il demei Flain qu’ils sacrifiaient des victimes humaines sur l’autel de leurs dieux. Les compagnons de Cook assistèrent aussi aux héavas, ou représentations dramatiques de ce pays, et ne les trouvèrent ni sans art ni sans délicatesse, Le,drame , ordinairement improvisé, reposait sur quelques

vidents tout récents, et dans lesquels nos navigateurs euxmêmes jouaient habituellement le premier rôle. Otoo, qui régnait alors sur Otahiti, jeune homme d’une figure agréable,

igis d'un caractère particulièrement timide, contracta avec ‘Téapitaine Cook une amitié tout-à-fait intime, Obéréa, perhâge si important à l’époque où l’île avait été visitée pour felnière fois par le capitaine Wallis,félait maintenant ré- Hé une position fort humble, el déchue de sa sauté comme de son rang. Chose remarquable , les Otahi- ‘Mens Lrentiirent à peine de Tupia, qui avait accompagné

d'ou sort de leurs dent en Ar À dansile plus grand détail de ce qui concer- -A'son départ d'Otahitiÿ Cook visita les autres ]! jure. et où il trouva de plus abondantes provi-

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tigables des ur ancienne Résolution en revanche, corbut, bien 1e, et qu'un | prescrit sur s fussent efers , et leur rins à sacrianté.

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ccompagner à bord de

CHAP. Il. VOYAGES DE COOK.

l'aventure. T1 n’était pas de la plus haute caste, et par conséquent on ne trouvait pas dans sa personne et dans sa mise un échantillon favorable des habitants de ces iles; mais sa docilité , la convenance générale de sa conduite, justifièrent par bonheur le choix du capitaine Furneaux. Un jeune homme de Borabora, nommé Hété-Hété ou Oedidée ( c'est ainsi que l'appelait le capitaine Cook) obtint comme faveur de s’embarquer à bord de la Résolution.

En quittant lestles de la Société , Cook se dirigea vers

4 l'ouest, où, d’après les récits des naturels , il avait raison de

croire qu’il restait beaucoup à explorer. Dans une île que Roggéwein avait appelée Middleburg, il fut bien accueilli par un chef nommé Tioony. On le reçut tout aussi favorablement dans l'ile d'Amsterdam. Le langage des habitants de ces fles différait peu de celui des Otahitiens ; les uns et les autres

| étaient évidemment de même race. Quelques-uns des navi-

gateurs européens trouvaient ces derniers beaucoup plus

| beaux ; mais les autres, et parmi ces derniers Cook lui-même,

étaient d’une opinion tout-à-fait opposée. Les hommes se distinguaient par un maintien grave et fier; les femmes,

4 au contraire, douées d'une vivacité remarquable , babillaient

sans cesse avec les étrangers, sans faire attention à cette circonstance fàächeuse, que ceux-ci ne les pouvaient comprendre. Au total, ces dernières peuplades différaient des naturels des îles de la Société par une adresse très-supérieure. L'île d'Amsterdam plus que toute autre frappa d’admiration le capitaine Cook et ses compagnons. La beauté du paysage et la richesse de la culture leur parurent dignes des plaines les plus fertiles de l’Europe : pas un pouce de térrain n'était perdu ; les routes ou sentiers n’occupaient que l’espace rigoureusement nécessaire, et les haies elles-mêmes n'avaient jamais plus de quatre pieds d'épaisseur ; encore le terrain sur lequel elles s’éle-

| vaient n'était-il pas entièrement sacrifié , car elles se compo-

saient, en général, d'arbres ou de plantes utiles. Sur tous les points le tableau était le même, et la nature, aidée par un peu d'art, n'avait jamais revêtu ailleurs un aspect ausaÿ splendide, :

Cook, après cette visite, se dirigea de nouveau vers la Nouvelle-Zélande; mais, comme il en approchait, les navires eu-

rent à supporter une série d’ouragans et de tempêtes qui séparèrent de nouveau, et cette fois pour toujours, l’ Aventure de la Résolution. Le 5 novembre, ce dernier bâtiment jeta l'ancre dans le détroit de la Reine-Charlotte. L’hivernage n’avait point été inutile, puisqu'on avait ravitaillé les vaisseaux, restauré la santé des équipages, et acquis une connaissance plus exacte des îles intertropicales. Maintenant que l’été approchait, Cook avait l'intention de partir de la Nouvelle- Zélande, où l’on pouvait en abondance se procurer le bois et l’eau, pour explorer ensuite, de l’ouest à l’est, les hautes latitudes méridionales ; il pouvait compter que, dans cette direction , les vents et les courants lui seraient favorables. Pendant que la Résolution était à l'ancre dans le détroit de la Reine-Charlotte, nos navigateurs acquirent la preuve irrécusable que les naturels du pays étaient cannibales : l’un d’eux, qui portait dans son canot quelques fragments de chair humaine , reçut la permission de les faire griller et de les manger à bord de la Xésolution, afin de lever les doutes de quelques officiers. Oedidée , témoin de ce spectacle, en fut irrité au-delà de toute expression : il resta d’abord immobile comme une statue ; mais cette horreur muette fit bientôt place à un accès de colère dirigée non-seulement contre le Nouveau-Zélandais, mais aussi contre les officiers qui l’avaïent encouragé. On ne put le déterminer à toucher le couteau qui avait servi aux horribles apprêts du cannibale.

Le 26 novembre , Cook mit à la voile afin de poursuivre son examen des mers antarctiques. Son équipage était en bonne santé et en dispositions non moins bonnes, nullement abattu par la tâche difficile qu'il allait avoir à remplir. En peu de jours, ils parvinrent aux antipodes de Londres, sur le point du globe le plus éloigné de leur patrie. La première île de glace fut aperçue le 42 décembre, et le 30 de £e même mois, nos navigateurs étaient parvenus au 74° de latitude sud. Mais en cet endroit, la glace devint si compacte qu'il fut impossible d'avancer davantage ; et il demeura évident que s'il existait un continent dans cette direction, il était complètement inaccessible. L'intentfon de Cook était d'hiverner encore en dedans des tropiques ; tnutefois, en y retournant, il voulut satisfaire sa curiosité au sujet de la terre méridionale que l'on disait avoir été

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