LIV. V
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inaccessible.
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sait avoir été
découverte par Juan Fernandez. La route qu'il suivit Le conduisit assez près de la position géographique assignée à ce | continent, pour l’assurer que ce ne pouvait être tout au plus qu'une île de grandeur moyenne. Après ce détour, il se mit à la recherche de la terre de Davis ou iles de Pâques, que Byron, Carteret et Bougainville avaient vainement essayé de retrouver. Cook néanmoins fut plus heureux, et descendit dans cette île le 44 mars 1774. Les indigènes se trouvèrent parler une langue parfaitement identique à celle d'Otahiti, langue qui règne ainsi sur l'Océan Pacifique depuis la Nou- | velle-Zélande jusqu'aux îles isolées dans l’est. L'ile de Pàques était remarquablement stérile, mal pourvue d’eau, et à complètement dépouillée de bois. Mais l'attention des Anglais fut attirée au plus haut degré par les grandes statues que Roggewein avait déjà vues dans cette île. À quinze verges + environ du lieu de débarquement, se trouvait un mur perpendiculaire de pierres carrément taillées, d’environ huit pieds de hauteur, et long d’à peu près soixante; un autre imur parallèle au premier , et qui en était éloigné d'environ quarante pieds, s'élevait à la même hauteur ; l’espace interimédiaire était pavé de pierres carrées en lave noirâtre. Celles des murs étaient agencées avec assez de soin pour en faire un # durable monument d'architecture. Au milieu de l’espace compris entre les deux murs, se dressaitune colonne composée à d’une seule pierre haute de vingt pieds, et large de cinq, re- | présentant la partie supérieure d'un corps humain. La maind'œuvre était grossière, mais non pas décidément mauvaise ; et les traits de la figure n'avaient rien de difforme, à l'exception des oreilles, allongées au-delà de toute proportion. Au sommet de la tête était placée, debout sur sa base, une grosse pierre de forme cylindrique, haute de plus de cinq pieds, et ayant à peu près autant de diamètre; cette espèce de bonnet, D qui ressemblait à la coiffure de quelque divinité égyptienne, était taillé dans une pierre différente de celle qui composait le reste de la statue, et il s’y trouvait un trou à chaque extrémité, comme si on l'avait arrondie au tour. Il était aussi difficile d'expliquer comment, en si petit nombre, et sans autres instruments que des fragments d'os ou d'écailles, les naturels 40 de l'ile avaient pu sculpter de telles statues et les enlever en-