‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 116 sur 178 · CHŒUR · texte numérisé non relu

CHŒUR

« Ayons pitié de l'homme blanc : il n’a pas de mère qui lui apporte du lait ; il n’a pas de femme pour moudre son blé. »

Le seul présent que M. Park pût faire le lendemain à cette brave femme, furent quatre boutons de cuivre de son gilet.

Le roi de Bambara refusa d'accorder une entrevue à M. Park. Peut-être craignait-il de se brouiller avec les Maures. Quoi qu’il en soit, il fit ordonner à notre voyageur de quitter à l’instant mème Sego ; mais, en même temps, il Ini envoya 5,000 cauris (environ 25 francs) , désirant, disait-il, secourir un blanc dans le malheur. Les nègres de ce pays sont, à ce qu'il paraît, doués d'excellentes qualités, bons, hospitaliers et communicatifs. Quelques années de paix et un bon gouvernement sufliraient pour les civiliser. La grande ville de Kabba, où M. Park ne tarda pas à arriver, est située au milieu d’une contrée aussi belle que fertile, et entièrement cultivée, ressemblant beaücoup d’ailleurs à certains comtés de l’intérieur de l'Angleterre. Tous les habitants s’occupaient à récolter les fruits de l'arbre appelé shéa , avec lesquels ils font leur beurre végétal. Le shéa est à peu près semblable au chêne de l'Amérique, et son fruit a la forme et

l'apparence d’une olive espagnole. Le beurre que produit le noyau (le ce fruit se conserve non-seulement peudant toute l'année sans sel; mais il est plus blanc, plus dur et plus savoureux que le meilleur beurre fait avec du lait de vache,

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