V. Ve
nt une iverses » sujet.
itres se ir était duction
‘ents de abattu, re pour dre son
e qui lui on blé. »
in à cette n'gilet.
itrevue à les Mauageur de ps, il Ini ant, diègres de qualités, ès de paix iliser. La à arriver, fertile, et urs à cerhabitants héa , avec À peu près a forme et produit le ant toute et plus sade vache,
Aussi, ces précieuses qualités et son extrême abondance le : rendent-elles l’un des articles principaux du commerce intérieur de l'Afrique.
Après avoir quitté Kabba, M. Park, continuant son voyage, traversa d’abord de nombreux villages de pêcheurs, puis il arriva à Sansanding , place commerciale importante, mais dont la population se composait presque entièrement de Maures, qui traitèrent notre infortuné voyageur avec leur insolence et leur brutalité ordinaires. De grandes barques ‘ chargées de marchandises , et portant des mâts, naviguaient en cet endroit sur le fleuve. La bonté du nègre chez lequel il logeait dédommagea M. Park des insultes des Maures. Cet aubergiste hospitalier ne voulut recevoir pour tout paiement qu'un saphie ou charme. « Si le saphie d’un Maure est bon, disait-il, celui d'un homme blanc doit être nécessairement meilleur. » M. Park satisfit à sa demande, et lui écrivit la prière du Seigneur sur une planche de bois très-mince.
Au-delà de Sansanding, la plaine qu'il fut obligé de traverser était infestée de bêtes féroces. Plusieurs fois il aperçut à son grand déplaisir d'énormes lions tapis dans les broussailles voisines de la route. Mais à la crainte et aux alarmes succéda tout-à-coup une joie calme et tranquille, lorsqu'il aperçut Modibou , beau village situé sur les bords du Niger. Le cours du fleuve a dans cet endroit une largeur majestueuse ; il forme plusieurs grandes îles couvertes de verdure , retraite paisible des foulahs et de leurs troupeaux , qui se mettent ainsi à l’abri des ravages des bêtes fauves. Cette contrée présente , à ce qu’il paraît , l’un des lus charmants paysages du monde. Le lendemain matin, M. Park partit pour Kea, et sur la route des voleurs le dépouillèrent de tout ce qui lui restait encore. Ils ne lui laissèrent que leshaillons déguenillés dont il était couvert. La fatigue , la maladie et le découragement Ôtaient à M. Park la force de marcher, mais son cheval devenait de plus en plus incapable de le porter. A six milles environ de Modibou, le pauvre animal tomba de faiblesse, et son maître reconnut avec désespoir qu'il ne pourrait plus se relever. « Je m'assis pendant quelque temps , dit-il, à côté de cet infortuné compagnon de mon voyage; mais, voyant que tout espoir était perdu, je Ini ôtai sa selle et sa bride, je pla-
, Gai une grande provision d'herbe devant lui. Je contemplai alors avec une compassion bien douloureuse ce pauvre animal qui gisait là étendu tout pantelant à mes pieds. Bientôt peut-être, me disais-je en moi-même, je tomberai et je périrai ainsi de fatigue et de faim... »
Le Dooty ou le premier des magistrats de Kea , village de pêcheurs , lui fit un accueil fort peu aimable; heureusement un pêcheur consentit à descendre avec lui le fleuve dans son canot. Vers le soir, il arriva à Silla, grande ville située sur la rive méridionale du Niger, où il fut entouré jusqu’à la nuit par une immense multitude de nègres stupéfaits d'étonnement. Le jour même de son arrivée dans cette ville, il éprouva une légère attaque de fièvre, et, lorsqu'il réfléchit à
è sa situation, il perdit tout courage , et il désespéra de revoir jamais sa patrie. En effet, il ne possédait pas une obole, il était à peine couvert de haillons, l’inimitié des Maures le me- | naÇait sans cesse des plus grands dangers, et il avait encore | un voyage de plusieurs centaines de milles à faire à pied pour atteindre la Gambie ; il prit alors la résolution de ne pas s’avancer plus loin du côté de l'Orient. En conséquence, il s’efforça de recueillir auprès des marchands d'esclaves tous les renseignements possibles concernant les pays qu’arrose le Niger. À deux journées de marche de Silla se trouvait, lui dit-on, la ville de Jenni , bâtie sur l’une des iles du fleuve, et contenant un plus grand nombre d'habitants que Sego. A deux autres journées de marche , le Niger se jette dans un grand lac appelé Dibbie ou le lac sombre. Ce lac est si large que les bateaux qui le traversent de l’ouest à l’est perdent la terre de vue pendant un jour entier. Au sortir de ce lac, le Niger se divise en plusieurs bras, dont les'deux principaux se réunissent à Kabra, port de Tombouctou, après avoir formé une grande ile nommée Jinbala. Tombouctou n’est qu’à une journée de marche de Kabra. Enfin il faut dix jours pour aller par terre de Jenni à Tombouctou.
Si l’on ajoute une foi entière aux renseignements recueillis alors par notre voyageur, Tombouctou est une ville mauresque. Houssa, la capitale du royaume du même nom, située plus à l’est , ville plus grande et plus peuplée que Tombouc-
tou, appartient aussi aux Maures. Aucun des marchands qu'il
iplai anintôt rirai
ye de ment s son sur la nuit nnele, il chit à revoir le, il le mencore pied de ne ience, s tous arrose it, lui ave, et go. À ans ut i large lent la lac, le cipaux avoir n’est jours
ueillis auressituée nboucis qu'il
consulta ne put lui apprendre où et comment se terminait le Niger. Ils décrivirent tous la longueur de son cours en termes vagues et hyperboliques , disant que , dans leur opinion, il allait jusqu'aux extrémités du monde.
A son retour de Silla, M. Park eut le bon. «r de retrouver son cheval; mais les difficultés de tout genre qui lui restaient à surmonter étaient beaucoup plus grandes qu'il ne l'avait imaginé d’abord. On se méfiait chaque jour davantage de ses intentions. Il fut obligé d'éviter Sego et de suivre les bords du Niger, souvent au risque de se noyer dans des marais pro-
fonds , de mourir de faim ou d’être dévoré par des bêtes fé- .
roces. Une forte fièvre causée par la fatigue , par l'anxiété , par toutes les privations qu’il supportait, le retint pendant plusieurs jours à Wonda. A son départ de ce pays, il récomperisa la bonté un peu froide de son hôte par le don de son cheval. Le pays qu’il traversa ensuite souffrait cruellement de la famine, et il ne dut sa nourriture quotidienne qu’à la charité des nègres qui eux-mémes mouraient presque de faim. Heureusement il rencontra une’ kalifa ou caravane d'esclaves que leurs maîtres conduisaient à la Gambie , et le slatee, ou le marchand d'esclaves, consentit à le nourrir pendant toute la durée du voyage, à la condition de recevoir une indemnité convenable dès qu'ils auraient atteint la côte. Parmi ces esclaves il reconnut un homme qui lui avait donné l'hospitalité à Karankalla. Le pauvre nègre lui dit en soupirant : « Mes jambes n'étaient pas enchainées alors. » Le 5 juin, M. Park arriva à Jindey, où il avait quitté le docteur Laidley dix-huit mois auparavant. ‘
Les souffrances que M. Park avait éprouvées dans sa pre-
mière expéditiéf" ne purent pas ébranler son courage et le
décider à passer dans l'inactivité et le repos les dernières années de sa vie, À son retour en Angleterre, il se lia avec un individu de bonne famille qui avait souvent visité, en qualité de marchand, l'embouchure du fleuve Congo et les côtes voisines de cette embouchure. D'abord ils se racontèrent mutuellement leurs aventures et leurs découvertes, puis, après de longues conférences, ils arrivèrent à cette conclusion que le Niger faisait d'immenses détours dans l'intérieur de l’Afrique , et venait se jeter dans la mer par l'embouchure