‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 129 sur 178 · LL · texte numérisé non relu

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mouette, présage presque infaillible que la mer n’était pas éloignée , et qu'ils touchaient au terme de tant de fatigues et de tourments.

Ils passèrent ensuite successivement devant de nombreux villages ouverts et bien bâtis, et une ville considérable dont ils ne purent savoir le nom. Le fleuve était couvert de canots quiapprochaient souvent très-près de celui des hommes blanté. Basses et marécageuses dans les environs d'Egga, ses rives devinrent peu à peu plus élevées , plus riches et plus fertiles. Les habitants de la ville de Kacunga , capitale d’un état indépendant du Nyffé, où ils s’arrétèrent le soir du même jour, furent aussi alarmés , aussi curieux , aussi convaincus de la supériorité des hommes blancs , aussi bienveillants que ceux d'Egga. Toutefois ils ne négligeaient rien pour effrayer nos voyageurs et pour les empécher de pousser plus avant. Les renseignements qu'i! recueillait de tous côtés sur les riverains du Niger au-dessous de Kacunga déterminèrent Lander à ne continuer son voyage que de nuit, et à charger de balles et de chevrotines les quatre fusils et les deux pistolets qui lui restaient, Résolu à vendre chèrement sa vie, il s’abandonna de nouveau au courant du fleuve, en remettant son sort aux mains de Dieu. «Ils passèrenit ainsi devant plusieurs villes considérables qu’ils évitèrent avec soin. Durant cette nuit, le cours de la rivière changea plusieurs fois de direction; ue sud, il devint sud-est, puis sud-sud-ouest.

Le 25, à cinq heures du matin, nos voyageurs se trouvèrent presque en face d’une rivière considérable venant de l’est et se jetant dans le Niger. A son embouchure, cette rivière, qui était le Tschadda, avait de trois à quatre milles de largeur, et une ville considérable s'élevait sur ses bords. On la nome Cuttumcurrafi. Après avoir failli être brisés contre un rocher par la force du courant, Lander et ses compagnons, épuisés de faim et de fatigues, se hasardèrent à débarquer sur la rive droite, dans un lieu qui, bien qu'inhabité, avait été visité récemment. La trouvaille de trois ou quatre douves d’un baril de poudre les remplit d'espérance et de joie, car elles leur semblaient la preuve la plus irrécusable que les naturels du voisinage entretenaient des relations avec les Européens, et par conséquent avec la mer. Tout près de

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