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rentra à Cronstadt en juillet, après deux années complètes de navigation, n’ayant perdu que trois hommes sur les deux
cents matelots qui formaient les équipagts ire deux bâtiments.
En 1898 le capitaine Henri Foster fut :rgé par l’amirauté d'Angleterre de faire en différents lieux des observations du pendule pour déterminer la figure de la terre. Cette expédition, qui dura trois ans, se termina par un accident bien funeste : le 5 février 1831 , le capitaine Foster, descendant dans un canot la rivière de Chagre , tomba dans l’eau et se noya. Sur le vaisseau le Chanticleer, qu'il commandait, était embarqué , comme second , le lieutenant de vaisseau Kendal, à qui nous devons le récit de l’excursion qu'ils firent, presque au début de leur longue campagne , vers les terres antarctiques.
Partis de l’Anse-Saint-Martin, près du cap Horn, et faisant route droit au sud, ils se trouvèrent, le 5 janvier 1829, en vue des Sud-Shetland, apercevant, à travers d'épaisses brumes , les rochers noirâtres de l’ile Smith; surpris par un vent violent, accompagné d’un brouillard très-dense, et ballottés au milieu des courants et de l’obscurité, ils ne purent reconnaître leur position que le surlendemain matin , 7 janvier, au retour du beau temps : ils se trouvaient alors dans le détroit de Barnesfield , à soixante-cinq milles dans le sud-est de l'île Smith, ayant eux-mêmes à leur sud-est une grande terre montagneuse, que déjà ils avaient pu entrevoir la veille. Le Chanticleer était entouré de baleines, de pingouins et de pétrels qui semblaient se hâter de mettre joyeusement à profit le peu de beaux instants que leur laissait le triste ciel de ces parages désolés.
Dans l'après-midi se trouvant au voisinage d’un promontoire, Foster et Kendal résolurent de descendre à terre pour en prendre possession; ils abordèrent à grand'peine , déterminèrent leur position à 64° 45’ de latitude australe et 64° ÿ’ de longitude occidentale , ramassèrent des échantillons de
syénite dont le sol est composé, etune petite quantité de neige rouge semblable à celle des régions arctiques; puis ils se dirigèrent sur l’île Déception où ils arrivèrent le lendemain ; et, après y avoir séjourné deux mois entiers, ils en repartirent le 8 mars pour regagner le cap Horn.
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Le 44 juillet 4850 partirent de Londres deux navires , le brig le Tuba et le cutter le Lively, appartenant à MM. Enderby frères, et réunis sous le commandement de M. John Biscoe , de la marine royale britannique , avec la double mission de se livrer à la péche des phoques et d'explorer les mers australes à de hautes latitudes. L'expédition , après avoir touché aux iles Malouines, en repartit le 27 novembre pour se diriger vers la terre de Sandwich, dont, le 4e* janvier 4831, elle doublait la pointe septentrionale.
Arrivé au parallèle de 59°, on rencontra des glaces compactes qui empéchèrent d'aller vers le sud-ouest , où étaient de grands indices de terre ; Biscoe prit alors à l’est jusqu'à 9° 34’, de longitude occidentale; et le 46 janvier, coupant le parallèle de 60”, il courut au sud-est jusqu'à 68° 51° de latitude et 10° de longitude orientale, observant dans l'intervalle divers indices du voisinage des terres, tels que la décoloration de l’eau, la présence de certains riseaux et un vent soufflant par bouffées du sud-sud-ouest. Les glaces ne lui permettant pas de s'élever à de plus hautes latitudes, il poursuivit sa route vers l’est en se rapprochant du cercle polaire. Enfin le 27 février, par 65° 57’ sud et 45° de longitude orientale , il vit très-distinctement une terre d’une étendue considérable, montagneuse et couverte de neige, à laquelle il imposa le nom d’'Enderby;tous ses efforts eurent dès lors pour objet d'y aborder, mais elle était complètement entourée de glaces qui en défendaient l'approche. Sur ces entrefaites, un coup de vent inattendu vint séparer les deux navires et les entraîna vers le nord-est; le 7uba reprit ensuite sa route vers le sud-est, ayant encore long-temps en vue la même terre , qui offrait d’est en ouest une étendue de plus de deux cents milles. Mais le mauvais temps et l’état déplorable de la santé de son équipage forcèrent le capitaine Biscoe à laisser porter sur la terre de Van-Diemen, où il ne fut rejoint que
plusieurs mois après par le Lively.
Il repartit avec ses deux navires pour une titane campagne d'exploration au commencement de janvier 1852 et se dirigea au sud-est ; le 14, étant par 56° 26’ sud et 458° 8’ de longitude occidentale , il vit beaucoup d'oiseaux et de fucus à la surface des eanx, et plusieurs bouffées de neige arrivè-