‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 16 sur 178 · LIV. Y · texte numérisé non relu

LIV. Y

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Jons anglais ; mais en fin de compte ils l'abandonnéent , les côtes s8 trouvant à peu près inaccessibles.

«Le 18.octobre, la Résolution jeta l'ancre dans le détroit dela Reine-Charlotte, C'était la troisième fois que, durant ce voyage, ôn touchait à la Nouvelle-Zélande. En cherchant une bouteille qué/Cook y avait laissée lors de sa dernière visite, et qui renfermait le récit de son expédition on découvrit qu'elle. avait été enlevée ; d’autres indices firent également réconhaître que l'éventure était venue dans ce port depuis que la Résolution l'avait quitté. Pendant le séjour qu'y fit | ce dernier navire , ses rapports avec les indigènes devinrent de plus-en. plus intimes; le capitaine Cook continua ses efforts poufiatroduire chez eux des animaux utiles, et, dans ce but’ il ordonna de mettre à terre un verrat et une laie, | Le10 noÿembre, il quitta la Nouvelle-Zélande pour conti- | nuer son voyage à l’est. Vers la fin de ce mois, il avait déjà | atteint le 55° 48’ de latitude sud , lorsque, jugeant inutile de 7 chercher plus lofig-temps un continent dans cette direction , | il fit voile vers le cap Horn, et le 47 décembre il arriva en M vue de la Cerre-de-Feu. C’est là le premier exemple d’une traversée tout entière accomplie dans le sud de la mer Pacifique ; il ne restait plus à nos navigateurs qu'à traf8 1 l'Atlantique méridionale, et à revenir de cette# | point où leurs explorations avaient commencé. capitaine eut terminé son examen de la Terre-de-Feu et de Staaten-Land, il se dirigea vers l’est ; et, après un voyage de dix jours, aperçut à distance une terre presque entièrement ensevelie sous la neige. En se rapprochant du rivage , on vit | qu’en plusieurs endroits il se terminait par des rochers de glace perpendiculaires , élevés à une hauteur considérable. Des quartiers s’en détachaient de moment en moment, avce un bruit semblable à celui de l'artillerie , et disparaissaient ensuite emportés par la mer. L'aspect général du pays était aussi sauvage, aussi désolé que p#ésible. Des rochers abruptes élevaient leurs cimes orgueilleuses jusqu'au sein des nues, ct les vallées s’étendaient à leurs picds, couvertes d’une neige éternelle. A la première vue, Cook avait supposé que ce pouvait être un’ continent, et il avoue qu'il ne fut pas très désappointé en reconnaissant son erreur. « En effet, dit-il

à juger de l'ensemble per l'échantillon, il n'aurait guère! valu la peine qu'on aurait prise pour Le découvrir. » Sous lé 5ge de latitude et environ 8° à l’est de fa Nouvelle-Georgie (Nao- Georgia) — c’estle nom qu'on avait donné à ce rivage tnhdspitalier— on vit une terre qui présentait aux regards sés côte: élevées dont les sommets neigeux se perdaient? jans: les’ nui

ges. Cook désigna cette froide région sous le nomde Thulé du Sud (Southern-Thule) parce qu’elle était la plus’ méridionale qu'on eût encore découverte; mais, en quittant la’côté, il laissa à tout le pays l'appellation générale de Terret Sändwich (Sandwich-Land), jugeant que c’était ou un groupe:d'il es, ou l’extrémité d’un continent méridional. Du restéÿlén quantité de glaces qu’il rencontra lui fit croire 4 Pex

d'une vaste étendue de terre avoisinant le pôle sud: Tnävigua ensuite vers Ja latitude assignée par Bouvet à ur découvertes , mais il ne rencontra aucun des symptômes qui

indiquent la ‘proximité d’une terre, et il fut désormais impos-

sible d'admettre l’existence du cap de la Ciféonéision.

Cook venait d'accomplir le tour de l'Océan du sud dans ses

latitudes les plus élevées, et il l'avait traversé de‘façon à démontrer qu il n'existait pas de continent méridional, à moins qu’on ne léBupposât voisin du pôle, et tout-à-fait" inaccessible à la navigäftôn. En faisant ainsi le tour du monde ; depuis l’époque où il avait quitté le cap de Bonne-Espérahce jusqu’au moment où il y revint, il avait parcouru plus de 20,000 lieues de mer. Le 13 juillet 4775, il descendit à Portsmouth après avoir été absent de l'Angleterre pendant trois ans et dix-huit jours. Dans ce laps de temps, et après tous les changements de climat qu’il avait subis, il ramenait tous ses hommes à l'exception de quatre : un seul de ces derniers était mort de maladie. |

Nous avons raconté plus haut que le capitaine Cook, en arrivant pour la seconde fois près de la Nouvelle-Zét ande, avait perdu de vue l'Aveñêure et n'avait jamais rejoint ce vaisseau. Le capitaiue Furneaux , qui le commandait, lutta d'abord vainement contre les vents contraires, afin d'entrer dans le détroit de la Reine-Charlotte , rendez-vous convenu entre les deux navires pour le cas où ils seraient séparés. La Résolution ne s'y trouvant pas, le capitaine Furneaux et

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souche d'un vieil “arbre ces "mots tracés au couteau : « Regardez dessou$,» En conséqugnee ils creusèrent la terre, et

trouvèrent bientôt. june bouteille bouchée, cachetée, et qui. A

renférmait uñe lettre du capitaine Cook racontant son arrl vée le.5 novembre et son départ le 24. L'Aventure mitl plus grande activité à reprendre la mer ; et le 47 décembré ses préparatifs étant achevés, M. Bowe, un des + wi men, fut envoyé dans le cutter avec neuf, on

cher une provision d'herbes sauvages à l'usage dés

Comme l’embarcation ne revint ni le même soie

demain matin, et que le vaisseau était prêt à partir, M. rneyé ‘le sécond lieutenant, partit à sa recherche dans la seconde chaloupe montée par son équipage ordinaire, et par dix soldats dé marihe. La chaloupe se mit en route, tirant comme signal

des coups de fusil dans toutes les criq s, mais on ne trouva aucune trace du cutter jusqu’à ce qu’ fut parvenu à la Baie xazon (Grass-cove). Là, on aperçut un grand nombre de | fermés et dép és sur la grève; en les ouvrant, on en trouva quelqu plis de chair rôtie, et quelques

'autres renfermant: dé Taêines de fougère dont les indigènes

se servent comme de. pain. De plus amples recherches firent découvrir quelques souliers, et. une main qui fut immédiatement reconnue pour celle de Thomas Hill, un des matélots

| du gaillard d'avant , qui y avait marqué les initiales de’son

nom avec un de ces instruments dont les Otahitiens se servent pour tatouer. Les indigènes étaient rassemblés en nombre considérable autour de Grass-cove , poussant des cris et

engageant les Anglais à s’avançer , mais dans des intentions évidemment peu amicales, Leur nôtfbre, et les soupçons que leur con iite fit naître dans l'esprit de nos marins empéchèrent | tenant Burney de se risquer parmi eux, mais il conti ‘à son examen assez long-temps pour obtenir les plus

L tristes certitudes sur la destinée de ses infortunés compa-

gnons. « Sur le rivage, dit-il, étaient deux paquets de céleri destinés à la cargaison du cutter ; ; une rame brisée avait été

7 enfoncée dans le sol , et les naturels y avaient attaché leurs MY canots, preuve que l'attaque avait eu lieu en cet endroit. Je

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chérchai alors le long de la grève pour voir si le cutter y était énêore. Nous ne l’aperçümés pas, mais, à sa place,-Hous trouvâmes un tableau de carnage et de barbarie dont il est impossible de parler sans horreur : les têtes , les entrailles , les

if. poumons de plusieuts de nos gens gisaient épars sur le sable, ‘et, tout près de là, quelques chiens dévoraïent encore d’autres "débris de ce genre. » Les victimes de la cruauté des indigènes

re comptaient parmi les mieux portants et les meilleurs matelots del’équipage.,

L'Adenture.fut. retenue dans le détroit quatre jours après ce triste ‘événement ; ce temps s’écoula sans qu'on aperçût les ans Le 25 décembre , elle reprit la mer; et en.un mois et quel ch jours elle atteignit le cap Horh ; cette navigation rapide fut favorisée par un fort courant venu de l'ouest, et par les vents qui durant l'été soufflent continuellement à l’est dans le grand Océan. Le capitaine Furneaux continua sa route jusqu’au cap de Bonne-Espérance , où il répara son navire et gafraichit ses gens. Ensuite il fit voile vers l'Angleterre, et jeta l'ancre à Spithead le 14 juitlet 17744 :

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