‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 18 sur 178 · LIV. Ve · texte numérisé non relu

LIV. Ve

ertes maritimes ait de ramener, surmonter ; aunent à ce qu'on si peu de pertes pit particulièrel'entreprise. Le té, et se sentait sement l’homme justifié sa con- 4 grade de postde la libéralité !

s de l'hôpital de & \ considérable et 4 x. Peu de mois + mé membre de # tion, on y lut un 4 es pour garantir & byage autour du

il ne rest | it naître sa e!

tant de succès à prlitation. Le peuple anglais s'était toujours senti particu-

ut récompeusét MMèrement intéressé à savoir s'il existait ou non un passage nuuel déféré pa 4

LME PAIE UND ER Te

40 DÉCOUVERTES MODERNES. LIVé V.

au nord-ouest. Ses premiers pas et ses plus constants essais dans la carrière des découvertes avaient été dirigés vers les baies d'Hudson et de Baffin, pour y trouver une communication avec l'Océan Pacifique qui pût abréger les voyages en

( jét'au Japon. Les disputes soulevées entre M. Dobbs

Capitaine, Middleton syr la réalisation possible de cette voie; ‘avaient assez récemment rappelé la question à l’attention publique, et, le gouvernement étant entré danis les vues du premier de ces deux antagonistes , le parlement avait voté une récompense de vingt mille livres stérling à celui qui découvrirait le passage désiré.

Le gouvernement britannique, séduit par la gloire oil pouvait'acquérir au moyen des expéditions destinées à saire avancer la science, résolut alors de porter vers le nord-ouest ses tentatives nouvelles; et, comme mesure préliminaire, le capitaine Phipps ( depuis lord Mulgrave) fut envoyé versde pôle nord, pour vérifier à quel point la navigation était pra ticable de ce côté. Luttant obstinément avec les difficultés innombrables et les dangers que lui opposait l'énorme quari LÉ de glaces dont il fut entouré, il se vit contraint à revenit ses pas, après avoir pénétré jusqu'au 80° 30° de létitude, à à neuf degrés et demi environ du pôle terrestre. "

L'espoir de trouver un passage entre les deux Océans-ne fut

as néanmoins abandonné , et des conférences eurent lieu entre lord: Sandwich, sir Hugh Palliser, et d’autres officiéé expérimentés , relativement au plan qui devait être adopté pour l'expédition et au choix de l’homme propre à la cor mander. Le capitaine Cook avait acquis , par ses émis | services, le privilége d’un repos honorable, et nul.ne soi lui imposer pour la troisième fois les dangers et] d'un voyage de découvertes autour du monde ;# invité à diner chez lord Sandwich , afin d'écle périence les discussions auxquelles € “Céfinistre présidait, il fut tellement enflammé par les obsér ë ons “A entendit sur les avantages probables de la nouÿél 6 tpédition pour Ja science, la navigation et les rapports de’ Peuple à peuple, qu'il s’offrit “volontairementé à en’ prendré 14 direction. Cette offre s’accordait trop avec les secrets désirs de lord Sandwich pour étre rejetée par des motifs de simple délicatesse ; ét le

IVé V.

s essais vers les municaages en . Dobbs de cette l’attenles vues vait voté qui dé-

ire q.il s à faire rd- ouest naire, le jé vers de tait pra lificultés > quari

venit' 1

atitude, à

ans ne fut drent lieu 8 officiéré e sa

oditt

0 ufffancés

jun jour, 18 son EX-= ésidait, il tendit sur n pourla uple, dt il on. Gette Sandwich

esse; étle |

CHAP, IIL. VOYAGES DE COOK. h1

capitaine Cook fut promu au commandement de l'expédition dans le mois de février 1776. L'acte du Po passé en 1745, el qui assurait une récompense de 20; .sterling aux vaisseaux des sujets de Sa Majesté qui feraien découverte proposée , fut amendé de façon à comprendre également les vaisseaux appartenant à Sa Majesté, L'ancien acte se rapportait uniquement aux vaisseaux qui pourraient trouver un passage en traversant la baie d'Hudson; on eu modifia les termes de façon à ce qu’il s’appliquât également à toute autre direction. Ce dernier point était d'autant plus essentiel que les instructions données à Cook lui enjoi aient. de parcourir la mer Pacifique, et de commencer ses recherches sur la côte nord-ouest d'Amérique , par le 65°. ‘de latitude, sans perdre de temps à explorer les rivières ou bras de mer avant d’être parvenu à cet endroit.

Les vaisseaux mis à sa disposition, pour ce voyage, étaient la Résolution et la Découverte, ce dernier sous les ordres du capitaine Edward Clarke. MM. Bayley et Anderson, qui tous deux avaient accompagné le capitaine Cook dans son dernier voyage , s'emb:rquèrent de nouveau avec lui, le premier en qualité d'astronome, le second comme naturaliste, Omay, qui, durant sa résidence en Angleterre, avait été traité avec beaucoup de soins, et que de toutes parts on avait comblé de présents, se prépara aussi à retourner dans son pays hatal ; mais la joie qu’il ressentait à l’idée de se retrouver parti ses compatriotes, maître de richesses inestimables (les siennes lui paraissaient telles, en effet), égalait à peitièlle regret qu'il éprouvait à quitter ces bords, où une existence nouvelle et heureuse venait de lui être, pour ainsi dire, révélée.

Le 12 juillet 4776, le capitaine Cook mit à la voile dans le détroit de Plymouth, pour son troisième voyage de découvertes, Dans la baie de la Table, près du cap de Bonne-Espérance, il fut rejoint par le capitaine Clarke, dont un concours inévitable de circonstances avait retardé le départ. Les deux vaisseaux se chargèrent en cet endroit d'un frêt vivant, qui consistait en vaches, chevaux, moutons et chèvres, destinés à enrichir les îles de la mer du Sud, Le 50 novembre, nos navigateurs quittèrent le‘cap de Bonne-Espérance, et, le 42 du mois suivant, deux petites iles furent signalée, par

DE ne VS DU

ah ra dut r sci gs APE SENTE MN SMART cé D cr

eux : Marion: et Crozet les avaient précédemment découvertes ; mais comme ils ne les avaient point baptisées, le capitaine Cook leur donna le nom d'iles du prince Édouard (Prince:1 &ward's-Islands). Elles semblaient stériles et désolées, bordées d'âpres rochers derrière lesquels s’élevaient des mont agnes dont les flancs et les sommets ruisselaient de neige. Bien qu'on fût alors en plein été dans l'hémisphère du Sud, le temps était tout aussi rigoureux qu’en Angleterre au plus fort de l'hiver.

Le 24, les hautes terres furent de nouveau aperçues : c’étaient justément celles qu'avait découvertes, peu de temps auva ; Le ‘navigateur français Kerguelen. On trouva sur le rivageune bouteille qui renfermait un morceau de parchemin, avec une inscription écrite par lui, portant qu'il avait visité ce paysen1772 et 4775. Cook écrivit sur le revers de ce parchemin lenom de ses navires, la date de son voyage, et le remit ensuite dans la Bouteille. Aussi loin que l’œil pouvait s'étendre, le pays environnant paraissait n'être qu'un grossier assemblage de rochers dépouillés; on y voyait quelques rares herbages , mais pas un seul buisson ou un seul arbre. La verdure, qui, cà et là, vue de la mer, attirait les regards, se trouva, examinée de plus près , être produite par une petite plante assez semblable à la saxifrage et qui, avec quelques espèces de mousses et de lichens, constituait les seuls produits végétaux. de cette rive inhospitalière. L'eau douce y abondait d'ailleurs, et les rochers étaient couverts de pingoins et de phoques. Ces derniers étaient si peu accoutumés à être dérangés, qu ils ne montraient aucune timidité; on en tua tout autant qu'on voulut pour avoir leur huile ou leurs peaux, Cook découvrit que la terre de Kerguelen, au lieu d'un continent, comme celui-ci l'avait supposé, n'était qu'une île s’étendant du nord au sud sur une largeur d'environ cent milles. Il n'attachait pas d'importance à changer le nom qu'elle avait reçu; mais celui qu'il suggéra comme lui étant tout-à-fait applicable , l’île de la Désolation (the island of Desolation) , a été depuis généralement adopté sur les cartes anglaises. Bientôt après qu’ils eurent quitté cette côte déserte, nos navigateurs rencontrèrent les vents du nord, et furent entrainés par eux dans un brouillard si épais, que les navires

Page 1