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constance , il agit activement pour les convaincre de ses intentions pacifiques, les assurant qu’il n’avait nullement ie projet de leur appliquer la peine du talion pour une attaque à laquelle il était étranger, et que, jusqu’à ce qu'ils se conduisissent mal à son égard, ils pouvaient le regarder comme leur ami. Un chef, nommé Kahoora, avoua franéhément qu'il
itjoué le principal rôle dans le massacre des gens du capi- PFurneaux, et qu’il avait tué de sa main M. Rowe, leur commandant. L'attaque, à ce qu'il semble, n'avait pas été commise avec préméditation ; son origine était un vol consommé par les sauvages, et puni avec une violente précipitation par les mätelots anglais. Lorsque le capitaine Cook eut déclaré sa volonté de pardonner , la confiance des sauvages lui fut rendue à l'instant même. Il donna un bouc et une chèvre à l’un des chefs, deux porcs à un autre. Il voulait aussi , dans le principe, laisser à ce pays quelques moutons, un taureau et deux génisses ; mais, craignant que les chefs qu’il trouvait sur cette partie de la côte ne fussent pas assez puissants pour défendre les bestiaux contre l’ignorance des chasseurs indigènes, il changea de résolution. Les naturels lui apprirent que la volaille laissée par lui dans leur ile avait notablement multiplié; les légumes, bien que négligés, avaient également prospéré , et quelques-uns d’entre eux (la pomme de terre, par exemple) s'étaient beaucoup améliorés par la richesse du terrain. À la requête d'Omay, le capitaine consentit à prendre avec lui deux jeunes Nouveaux-Zélandais , qui d’abord parurent fort joyeux de cette condescendance ; mais lorsqu'ils eurent complètement perdu de vue la terre natale, ils furent saisis d’un violent chagrin, qui dura pendant plusieurs jours.
Le 25 février, les vaisseaux quittèrent le détroit de la Reine-Charlotte , et rien de remarquable ? ne leur arriva jusqu’au 29 du mois suivant. Ils découvrirent alors une île appelée Mangeea par les naturels. Le ressac rendit impossible d'y prendre terre. Les habitants parlaient une langue différant assez peu de celle des îles de la Société. C’était une race belle et vigoureuse, dont le teint avait une grande analogie avec celui des Espagnols. Ils se coiffaient de turbans blancs faits d’une étoffe pareille à celle d'Otahiti; leur chaussure consistait en une sorte de sandales tressées en
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jones. L'un d’eux qui s'était risqué à bord du navire ,, vint à rencontrer uné des chèvres, et demanda immédiatement à Omay comment on appelait cet oiseau ? On sera moins surpris d’une telle naïveté, si l'on veut bien réfléchir que le nom d'oiseau était peut-être la seule expression générique pour désigner les animaux dans cette langue primitive, et la L seule, par conséquent, que: le simple insulaire pût appliquer
Gains lieues au nord de Mangeea on découvrit une autre île nommée Wateeo par lés indigünds: nos navigateurs y descendirent et furent conduits par une. foule émerveillée devant le chef du, pal , qui leur fit un accueil'hospitalier. Néanmoins on paru certer un plan qui semblait tendre à isoler les Anglais et à les empêcher de revenir vers leurs navires; peut-être les Indiens l’auraient-ils mis à exécution, s’ils n’en avaient été détournés par les exagérations d'Omay, qui, racontant les merveilles de l'Angleterre ; décrivit les canons comme des instruments de guerre si vastés’que plusieurs hommes pouvaient s'asseoir dans leurs flancs; et qu’une seule Cécharge de ces redoutablés t fächines précipiterait fort aisément une île dans les profo de l'Océan. Questionné par les sauvages sur les canons "qui étaient à bord du navire, il les représenta comme capables de détruire immédiätement toute la population de l’île, encore que les navires fussent à une distance considérable du rivage. On n'’ajouta pas tout d’abord à ces récits une foi implicite; mais, prenant plaisir à exciter l’étonnement de gens encore plussimples que lui, il réunit ensemble quelques cartouches qu'il avait dans sa poche, et jeta sur elles des charbons’embrasés ; l'explosion qui en résulta parut assez extraordinaire aux sauvages pour confirmer toutes les relations d'Omay. En conséquence , ils se firent scrupule d'offenser les Anglais, qui purent le soir même retourner aux navires. Omay rencontra dans cette île trois de ses compatriotes, dont la,surprenante aventure explique assez heureusement comment ont dû se. peupler dès le principe les iles éparsès sur le grand Océan. Environ vingt personnes des deux sexes étaient parties d'Otahiti. en canots pour se rendre à l'ile voisine d’Uliétea ; elles ne s'éta
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nies, pour cette courte traversée, que d’une médiocre quantité de provisions; survint une violente tempête qui les poussa au hasard pendant plusieurs jours. Ces malheureux n'avaient plus rien à boire ou à manger, et leur nombre diminuait chaque jour , la fatigue et la faim les moissonnant l’un après l’autre, Enfin, le canot chavira, lorsc se uatre d'entre eux seulément vivaient encore, et la perte de derniers parut désormais inévitable. Cependant ils se cr Ûr : ponnèrent aux débris de leur embarcation, et, naviguantait PEU quelques jours, ils furent poussés par le hasard, : “
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ile de Watéo, dont les habitants leur envoyèrent dès Canots et les ramenèrent au rivage. Un des quatre individus si miraculeusement sauvés était mort depuis ; les trois autres se trouvaient si bien traités par leurs m@ëYeaux comnatriotes, qu'ils rejetèrent l'offre qu'Omay leur fi&obtenir pour eux qu’on les ramenût dans leur île natale. Comme il arrive souvent que les habitants des archipels, dans le grand Océan, se mettent en mer avec leurs femmes et leurs familles pour passer d'ungsile à une autre, des accidents pareils à celui que nous joris de raconter, et qui transporta quatre individus à une’distance de deux cents lieues, sont loin d’être sans exemple. Depuis leur départide la Nouvelle-Zélande , faute d'ancrages favorables, ‘“eftpar suite d’autres circonstances, nos nayigateurs avaient été déçus dans leur espoir de se fournir d'eau et de provisions dans toutes les îles qu'ils avaient découvertes. La saison cependant était fort avancée, et il eût fallu renouveler en grande partie les munitions avant de s’avancer vers les latitudes nord plus élevées. On dut , en conséquence , différer jusqu'à l’année suivante les découvertes à poursuivre dans cette direction , car il était beaucoup trop tard pour s’aVenturer sur des mers inconnues
avec la perspective de quelque succès importait. Le capitaine ; Cook résolut d'employer leSdélais auxquels il était condamné !}
en explorant plus-en détail les mers tftertrapicales.
A cet effet, il fit voile vers les îles des Amis , et arriva, À le 4er mai, dans celles d’Anomooka. Il yreçut les meilleurs trai- L.
tements d'un chef nommé Fenou, à l’instigation «duquel il se dirigea vers Hépacé, grande fle ou plutôt groupe d'’iles réunies l’uné’à l'autre par dés récifs guéables durant les basses