‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 21 sur 178 · LIV. Ve · texte numérisé non relu

LIV. Ve

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Lorsqu'on interrogea Poulaho sur la manière dont les habitants de cette dernière fle avaient appfis à connaitre le fer, il répondit qu’ils l'avaient d’abord reçu d’une ile voisine appelée Nééootabootaboo. Un vaisseau avait touché à cette ile quelques ännées auparavant, et avait acheté à l’un des naturels une massue en échange de cinq clous, qui ensuite avaient été envoÿés à Toñga-Taboo ; ce fut là le premier fer connu parmi eux, et on ne péüt guère douter que le navire eñ question ne fût le Datiphin. Si l'on compare la description de cêtte tle fournié par Poulaho avec le récit du capitaine Wallis, il parait évident que Nééootabootaboo n’est autre que l’ile Keppel.

Mais les plus considérables, parmi celles que connaissent ces peuples, sont Kamoa, Vavaoo et Féégéé. Les dèux premières sbtit les plus étendues parmi celles que domine Tonga- Taboo; et, d'après les renséignements-qüe reçut le capitaitie Cook, il paraitrait que les häbitantssde Kamboa passent les autres insulaires en raffinement de ffl@uürs et en. développément d'industrie. Féégéé était en guerre ävec Tonga-l'aboo, etses habitants étaient redoutés par ceux des autres iles des Amis, à Cause de leur courage güerrier et de leurs habitudes cannibales. Malgré leur barbarie à cet égard, les natufels de Féégéé ne Sont ni moins habiles, ni moins ingénieux que leurs voisins. Avant de quittèr les iles des Amis, le capitaine Cook reconnüt le boff accueil dé Pouldho pat dés préséits

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d’une valeur inestimable qui consistaient, en bétail, chevaux, vaches, moutons et chèvres. Les insulaires parurent apprécier ce ‘don, et prômirent de ne téer auôtin deiges animaux jusqu’à.ce qu'ils se fussent considérablement multipliés. En touchant à Eooa, nos navigateurs se fournirent de navets, produits par les semences qu’ils y avaient laissées durant un premier voyage.

Après être demeurés dans les Îles des Amis environ deux ou trois mois, et avoir acquis dans cet intervalle une connaissance approfondie de leur géographie et du caractère de leurs habitants, le capitaine Cook prit enfin congé d'eux, et Je 42 d'août parvint à Otahiti. Il apprit qu’un vaisseau espagnol y avait touché depuis son départ, et avait mis à terre quelque bétail dont il ne survivait qu’un seul taureau. Il eut un grand plaisir néanmoins à augmenter les richesses de l’île de trois ou quatre génisses , sans compter un cheval et une jument destinés à être, offerts au roi Otoo. Deux jours après leur arrivée, les capitaines Cook et Clarke firent à cheval le tour de la plaine de Matavai, non sans exciter une grande surprise chez les naturels , qui assistaient en foule à ce spectacle, et qui contemplaient les cavaliers avec autant d’admiration que des centaures pourraient en exciter chez nous. L'expérience faite d’abord par les deux capitaines fut répétée les'jours suivants par tous les officiers du bord sans que la curiosité des Otahitiens s’épuisât jamais. Ils prirent excessivement en gré cette nouvelle race d'animaux, lorsqu'ils virent à quel usageon les faisait servir. Parmi toutes les nouveautés que leurs hôtes européens avaient transportées chez eux , ce fut celle quileur donna la plus haute idée des nations lointaines. Otoo ne se montra point ingrat pour les bienfaits dont il était l'objet; il offrit un petit canot double parfaitement travaillé qu'il destinait au roi Georges ; et il manifesta plus énergiquemént encore son respect, en exprimant le désir que les Anglais établissent dans son île une colonie permanente. Durant cette visite à Otahiti, le capitainié @ook eut occasion d’assister en personne aux cérémonies superstitieuses de ces malheureuxinsulaires, et d'observer par combien de sacrifices humains ils achètent la vaine protection de leurs idoles en cas de guerre ou de toute autre calamité publique.

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