LIV. V
chevaux, Il ne restait plus qu’à établir Omay dans l’ile de Huaheine, nt appré- choisie par lui pour sa résidence.
s animaux Les chefs de l’ile lui ayant accordé quelques pièces de ipliés. En terre, les charpentiers du vaisseau y élevèrent tîne maison le navets, de bois parfaitement commode. Tous les trésors qu'il rappordurant un tait furent descendus à terre, et les deux jeunes indigènes de la Nouvelle-Zélande se virent contraints à demeurer iron deux avec lui; en sorte que sa maison se composa tout d'abord e connais- de douze ou treize personnes. Pour détourner, es nare de leurs turels de le traiter avec violence ou injustice, le’ ‘capitaine d'eux, et Cook annonça son retour comme assez prochain. Omay he seau eSpa- jouit pas long-temps de son bonheur ; il ne parait bas. non plus mis à terre qu’il ait eu à se plaindre de l'avidité ou de la convoitise de ses
eau. Il eut
compatriotes. Les nombreux objets de fabricalion européenne ses de l'ile
qui se trouvaient en sa possession faisaient de sa maison un
eval et une splendide musée de curiosités pour les insulaires de la mer jours après du Sud, et il est probable que sa vanité était singulièrement à cheval le flattée des droits qu'il avait acquis à leur étonnement et à j ane grande leur admiration. Il se conduisit prudemMent , et gagna l'es- | à à ce SpeC- time de ses voisins par l’affabilité avec laquelle il leur racon- À ant d'admi- tait ses voyages et ses aventures. Environ deux ans et demi chez nous. après le départ du capitaine Cook, Omay mourut de mortnatu- ° | fut répétée relle ; et les Nouveaux-Zélandais ne lui survécurent pas assez k sans que la long-temps pour pouvoir rendre aux navigateurs européens :
pnt excessiqu'ils virent nouveautés ez eux , ce ations loinenfaits dont barfaitement inifesta plus pe le désir g perma- Cook eut erstitieubar combien ion de leurs té publique.
un compte détaillé de l'influence que son expérience et ses observations à l'étranger peuvent et doivent avoir excercée sur ses compatriotes.
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LIV, Y
de ai Sal au CHAPITRE IV. dc % rot SUITE DU TROISIÈME VOYAGE DE COOK. des bie Cook soiairé a Sandwich. —Son arrivée au détroit de Nootka. — Mœurs des À #habitouts. —Inspection de la côte américaine. —- La rivière de Cook. — 11 déter- (12 . mine la distance. entre l'Asie et l'Amérique, — Les vaisseaux sont arrêtés par la bre : glace dans la mer Polaire. — Les Russes marchands de fourrures.— Entreprise de Lake pad Retour aux Îles Sandwich.— Reconnaissance d'Owhybéé.— Douceur des per naturels.—.Les vaisseaux quittent l'île, mais sont obligés d'y revenir. — Les natu- LR vrit rels changent de conduite. — La barque volée. — Attaque fatale, — Mort de Cook. x mai
— Second essai de navigation dans la mer Polaire. — Mort du capitaine Clarke et d'Anderson. — Arrivée à Macao.— Conduite généreuse du gouvernement français. gro — Marché de fourrures à Canton. — Effets d’une richesse soudaine sur les marins.
— Retour de l'expédition.— Talents de Cook.— Ses découvertes. — Ses études et ses ape observations. — Ses soins pour la santé de ses matelots. — Résultats de ses voyages. pat — Colonisation de la Nouvelle-Hollande. — Commerce dans l'Océan Pacifique. ; d'il
Nos voyageurs gq tèrent Borabora le 8 décembre et per- ré
dirent bientôt de vue les îles de la Société ; leur route les
portait vers le nord, et le 48 janvier, par le 24° de latitude + nord, ils découvrirent une terre, qui se trouva être une ile d'une étendue considérable, et au-delà de laquelle on en aperçut bientôt deux autres. Comme les navires approchaient de la seconde , une multitude de canots quittèrent le rivage, et les Anglais furent aussi joyeux que surpris d'entendre les naturels parler le langage d'Otahiti. Quand ceux-ci montèrent à bord , ils exprimèrent l'étonnement que leur inspirait le grand nombre d'objets nouveaux offerts tout-à-coup à leurs regards, avec plus de vivacité que le capitaine Cook n’en avait jamais remarqué chez les nations sauvages. Ils paraissaient avoir quelque connaissance vague du fer, mais l'admiration et la surprise que leur causaient toutes les choses qu'ils À apercevaient ne permettaient pas de douter qu'ils ne vissent pour la première fois des Européens. Lorsque le capi- ! taine Cook descendit sur le rivage, la population se prosterna devant lui, rendant pour ainsi dire hommage à un être supérieur. L'ile était amplement pourvue de toutes les choses nécessaires à la vie; on pouvait y acheter à très-bon marché