LIV. Y
ka. — Mœurs des Cook. — 11 déternt arrêtés par la s.— Entreprise de éé.— Douceur des enir. — Les natu- , — Mort de Cook.
apitaine Clarke et nement français.
ne sur les marins.
— Ses études et ses ats de ses voyages.
éan Pacifique.
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des pores, de la volaille et des fruits; le capitaine Cook ajouta du reste considérablement à la richesse de l’île en faisant descendre à terre quelques animaux domestiques. Entre autres articles mis en vente par les naturels se trouvaieit des manteaux et des coiffures artistement faits avec des plumes rouges et jaunes. Ces insulaires ne le cédaient aux habitants des groupes plus méridionaux ni en industrie ni en dispositions bienveillantes ; ils parurent au capitaine Cook moins légers et moins débauchés que les naturels d'Otahiti; moins sombres et moins silencieux que ceux de Tonga-Taboo; inais le penchant qu'il se señtait pour eux diminua lorsqu'il découvrit que de temps à autre, dans leurs festins solennels, ils mangeaient de la chair humaine. Cinq iles seulement du groupe que l'on visitait alors pour la première fois furent apercues par le capitaine Cook, et en mémoire de son noble patron, le premier lord de l’amirauté, il leur donna le nom d'îles Sandwich (Sandwich islands).
Il ne restait plus qu’à accomplir l’objet spécial du voyage, s'aat-à.dire à examiner la côte nord-ouest de l'Amérique et > €. *etplusparticulièrement de se frayer un passage dansl'Océ n Llantique en doublant l'extrémité nord de ce contirient. 2 Le7 mars nos navigateurs arrivèrent sur la côte de la Nouvelle-
À Albion par le 44 55’ de latitude. Les habitants de ce pays portaient des vêtements de fourrürés qW'ils offrirent en vente ; ils se conduisirent avec civilité à l'égard des Anglais, mais se montrèrent remarquablement attachés à leurs droits de propriété, en forçant les étrangers à payer tout ce qu'ils prenaient à terre, même le bois ct l’eau. Ils faisaient preuve d'une adresse réelle et connaissaient parfaitement l'usage du fer, mais ils préféraient de beaucoup le cuivre, et les marins anglais, pour acheter leurs fourrures, durent se dépouiller de tous leurs boutons. Entre autres articles obtenus de ces Indiens par voie d'échange se trouvèrent deux cuillères d'argent qui, dans l'opinion du capitaine Cook, leur avaient été fournies, aussi bien que le fer, par le commerce intérieur des Espagnols du Mexique ou des factoreries#änglaises de la baie d'Hudson. Il ne savait pas que les Espagnols avaient relevé cette côte quatre années auparavant, et que pendant leur séjour les naturels avaient exercé à leurs dépens, avec d'assez grands
succès, leur penchant pour le vol. IL donna le nom de dé-
troit du roi Georges (King George’s sound) à cette partie 4 ; de la côte; mais celui de Nootka, c’est ainsi que la dési- 1 c gnaient les naturels, a toujours prévalu depuis. F. d En quittant le détroit de Nootka, la violener du vent le | r'é força de naviguer à une certaine distance du rivage, en sorte | que, durant quelques degrés, il ne put, comme il en avait le r'é projet, en opérer le relèvement ; mais sous le 59° de latitude À ét il pénétra dans un autre large bras de mer auquel il donna le À re nom de détroit du prince Guillaume (prince Williams Æh à
sound), et là il fut surpris de trouver que les naturels à avaient le même costume, le même langage, les mêmes singularités physiques que les Esquimaux de la baie d'Hudson. On obtenait d’eux, à très-bas prix et en abondance, les plus belles pelleteries. Encore plus au nord-ouest, on découvrit un large bras de mer qui, selon quelques officiers, pouvait être & un détroit communiquant avec l'Océan du nord. En consé- à quence , on jugea convenable de l’explorer ; mais quand les 1 chaloupes furent arrivées à environ soixante-dix lieues de À l'embouchure, c'est-à-dire par le 61° 54 de latitude, ce prétendu détroit sembla se terminer par une petite rivière, Les navires se dirigèrent alors à l’ouest, et, doublant le gränd À promontoire d’Alashka , atteignirent , le 9 août, l'extrémité | la plus occidentale du continent américain , à treize lieues seulement du rivage opposé de l'Asie. Cook donna le nom K de cap du prince de Galles (cape prince of Wals) à cette À pointe de terre. Traversant ensuite le détroit jusqu’à ses rives occidentales, il vint jeter l'ancre près de la côte des Tshuktzki, } qui s'étendait vers l'est à plusieurs degrés au-delà de la À position que lui assignaient les carteg.de cette époque. 11! détermina ainsi d’une manière certainé la largeur du détroit qui sépare l'Asie de l'Amérique; en effet, Behring l'avait À déjà traversé, mais sans apercevoir les côtes de ce dernier continent et sans connaître , par conséquent, toute l’impor:- \ tance de sa découverte, Nos navigateurs avancèrent ensuite sur l'Océan du nord, mais ilse tardèrent pas à rencontrer les W glaces et ils commencèrent dès lors à soupçonner qu'il leur M serait bientôt impossible de continuer plus loin leur voyage. M Enfin , le 48 août, lorsqu'après des efforts répétés ils furent M