LIV. V
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capitaine Cook ; il chancela quelques pas encore, puis tomba sur un genou et sur sa main, abandonnant son fusil. Comme il se relevait, et avant qu'il weût repris l'équilibre, un autre
Indien lui plongea derrière le cou un poignard de fer. Alors,
il tomba dans l’eau, qui lui venait à peine au genou, et où d'autres sauvages, assemblés autour de lui, essayèrent de le noyer; mais luttant vigoureusement contre ses ennemis , il éleva la tête au-dessus de l’eau, et jeta un regard vers la pinasse, comme pour solliciter du secours. L'embarcation n’était pas éloignée de plus de cinq à six verges ; cependant, tels étaient l'encombrement et le trouble de l'équipage, qu’on ne put rien tenter pour sauver le capitaine. Les Indiens le renversèrent alors une seconde fois, mais dans une eau plus profonde ; il put néanmoins relever encore une fois la tête, ct,
presque entièrement épuisé par la lutte, il allé tre un rocher, où il était encore, lorsqu'un dés”sa
asséna un coup de massue. On ne le revit plus viyant. Les Indiens hâlèrent son cadavre sur les rochers, et prirent un plaisir cruel à le déchirer de toute façon ; s’arrachant les poignards les uns aux autres, pour avoir l’horrible satisfaction
d'ajouter une blessure à celles dont leur victime était couverte. »
Le lieutenant qui commandait la chaloupe était à peu de distance pendant toute la durée de cette horrible lutte , dont il demeura spectateur indifférent. Les funestes événements de la journée peuvent, en grande partie, être attribués à son manque d'intelligence ou de courage. Il est plus remarquable
encore que, le feu de fuite, et les restes du
oupes ayant mis les Indiens eñ 14 Cook étant restés abandonnés
sur la grève , le lieuten evint au navire sans essayer de
recouvrer le cadavre, de son infortuné commandant,
avec des difficultés infinies, et à la suite de négoë
menaces renouvelées à plusieurs reprises , quéle
Clarke obtint enfin la plus grande partig
taine Cook, débris précieux, qui furent co
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