‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 33 sur 178 · RES · texte numérisé non relu

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habitanss Bi Ç nite it: reconnut l'ile de Quelpaëft êt longea la côte de Coréë;1 2 CapiNoto, sur la côte occidentale du Japon, fut bientôt après Técouvert. Comme La Pétouse parcourait ces mers peu connues des navigateurs européens , en profitant de tous les avantages que lui dotiriaient les progrès de la science astronomique et l’amélioration des instruments ; comme d’ailleurs il avait devant lui l'exemple de linfatigable Cook, à la vigilance et à l'activité duquel il rendit toujours une ample justice, les observations qu’il fit sur tous lés points de sa route devaient servir de base à un tracé géographique beaucoup plus exact et plus complet que tous ceux qui existaient alors. 4" Enfin, au milieu de juin, les navires français aperçuéent nt} côte de Tartarie par le 42° de latitude, etils la longèfent4 de distance du rivage sans apercevoir nulle part” vé ; Le vestige d'habitation. Ils découvrirent sous lé 45248%de tude un port où ils jetèrent l'ancre, et qui reçut eo e de baie de Ternay. En descendant à terre les-Ffançais fütent étonnés de cé‘qu’un pays fertile en apparencé et auggel les dons de Ja nature semblaient prodigués, restât ericdtéisäris habitants. La végétation, semblable à celle de la Franté tétait encore plus vigoureuse peut-être: et plus abondante. . Des roses et des lys d'espèces variées couvraient le sol.La cime des montagnes, était revêtué de pins élevés; plus bas commençaient des forêts de chênes qui descendaient en diminuant de hauteur par degrés, jusqu'aux Tivages de la mer. Les éra: bles, les bouleaux et uné foule d’autres arbres ombrageaient le bord des ruisseaux et des rivières. Des vergers naturels de pommiers, de néfliers et de noisetiers formaient une ceinture autour des bois, Lorsqu'ils voulurent explofër te beau pays, les Français ne purent avancer, tant les herbés étaient hautes; et la vue de quelques serpents formidablés, ajoutée aux obstacles qu'offräient d'immenses prairies presque infranchissables, les retint sur le rivage. Ils y trouvèrent des traces humaines, mais ont aucurie ne révélait une habitation permanente.Cà et là on voyait des arbres coupés avec des instruments tranchants et des sépultures renfermant diverses reliques. Ayant repris la mer, les Français découvrirent à l’est une terre nouvelle, et ils s'aperçurent qu’ils naviguaient dans une

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© CHAP. V. VOYAGES DE LA PÉBOUSRS ETC: 71 sorte de canal ou golfe profond. Ils jetérenf l'ancre dans une baie de cette côte orientale qui se trouva êtrelà terre de Sagaléen (Sakhalian). Les habitants, race intelligente, paisible et hospitalière , eur fournirent de précieux renseignements concernant la côte qu'ils entreprenaient d’explorer. Sur le désir que les Français en avaient exprimé, un des naturels essaya de leur composer une espèce de carte des pays qu’il connaissait. Il commença par tracer à l'ouest une ligne qui représentait la côte de Tartarie, ou le pays des Mantcheoux dont il prononçait le nom exactement comme les Français. A l’ouest encore , il décrivit une île d’une longueur considérable qu'il appela Tchoka et qu’il désigna comme son pays en se montrant lui-même après l'avoir nommé. Il laissa un étroit canal entre cette ile et la côte de Tartarie, puis, à l'endroit où ces deux terres se rapprochaient le plus l’une de l’autre, auprès de l'extrémité nord du détroit, il plaça l’embouchure de la rivière Sagaléen, dont il prononça le nom de manière à ce que les Français le reconnussent aisément. L’embouchure de cette rivière était, à l'en croire, éloignée de son village de sept journées de navigation. Les Français auraient voulu vérifier l'exactitude de céf: iSeiynements, en examinant le canal jusqu’à son-extréfiité nord, mais s’apercevant que la mer baissait à mesure qüäl#ayancaient dans cette direction , tandis qu'en même tempsil'influence des vents du sud occasionnait une. forte houle et les couvrait de brouillards épais, ils jugèrent imprudent de pousser plus loin leurs investigations. Après une navigation insignifiante vers le sud, les navires parvinrent au détroit qui sépare la terre de Sagaléen ou Tchoka de celle de Yesso /1) : les géographes ont donné à ce détroit le nom de La Pérouse. Les nouvelles relations de nos navigateurs avec les naturels parurent confirmer les renseignements qu’ils avaient déjà reçus concernani le canal dans lequel ils venaient de naviguer. 1ls arrivèrent à cette conclusion que Sagaléen est séparée du continent de

(4) Dans les cartes françaises l’île Tchoka s'appelle indifféremment Terre de Yesso ou Iéso ; l’autre grande île, située au sud de celle-ci et séparée d’elle par le détroit que découvrit La Pérouse, porte le nom de Chicha, (Note du traducteur.)

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